Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 août 2020
Kamala Harris sur les genoux de son arrière-grand-mère Iris, qui dirigeait une entreprise de production de sucre et, auparavant, une plantation avec des esclaves

Il y a les faits, et il y a les opinions. On peut fabriquer sa propre opinion, mais on ne peut pas fabriquer ses propres faits. Dans cet article, je vous parle de faits irrémissibles et irréfutables – on détruit des statues partout en Amérique pour bien moins que ça, ces jours-ci.

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Donald Harris, le père de Kamala Harris, choisie comme vice-présidente du candidat Démocrate Joe Biden, a documenté la lignée de sa famille de planteurs jamaïcains propriétaires d’esclaves, dans un article publié dans Jamaica Global Online le 14 janvier 2019 (1).

Il ne fait aucun doute que les équipes du parti Démocrate ont fait une enquête soigneuse sur Kamala Harris avant de valider sa candidature, et il ne fait aucun doute qu’ils sont tombés comme moi sur cet article de 2019 publié par le père de Kamala.

Pourquoi je précise ce point ? Pourquoi est-ce important ? Parce que cela montre leur certitude absolue que les médias sont tellement partisans qu’ils ne mentionneront pas ce passé glauque, et s’ils en parlent, ce sera pour expliquer – contrairement à leur doctrine constante de demande de réparations de la part de Blancs – que l’on n’est pas responsable de ses ancêtres.

Le récit généalogique de Donald Harris contraste avec la vision fanatique, unilatérale et indiscutable des activistes de Black Lives Matter, qui exigent que les blancs demandent pardon aux noirs, et leur payent des réparations.

Surtout, il révèle à quel point extrême la gauche du 21e siècle instrumentalise les Noirs, l’esclavage, la justice sociale, l’égalité entre les races, les demandes de réparations, et n’utilise ces armes que pour détruire ses opposants : Kamala Harris est autorisée par les médias et les activistes à avoir des arrière-grands-parents esclavagistes. Elle est Démocrate, elle a le pouvoir, elle ne doit rendre aucun compte.

Mlle Chrishy, propriétaire d’esclaves, l’arrière grand-mère de Kamala Harris, devant la maison d’Orange Hill, paroisse de St Ann, où le père de Kamala a passé ses premières années

Donald Harris

Quand j’étais enfant qui a grandi en Jamaïque, j’entendais souvent mes parents et les amis de la famille dire : « memba whe yu cum fram » [remember where you come from = souviens-toi d’où tu viens].

En tant que père, j’ai naturellement cherché à développer la même sensibilité chez mes deux filles. Née et élevée en Amérique, Kamala a été la première de la lignée à recevoir ces racines. Mon seul grand regret est qu’elles [mes deux filles] n’aient pas appris à bien connaître les deux femmes les plus influentes de ma vie : « Miss Chrishy » et « Miss Iris » (comme tout le monde les appelait). Cet écrit est, à bien des égards, une histoire sur ces femmes, et l’héritage qu’elles nous ont donné.

Mes racines remontent, de mon vivant, à ma grand-mère paternelle Miss Chrishy (née Christiana Brown, descendante de Hamilton Brown, qui est connue comme propriétaire de plantations et d’esclaves, et fondatrice de Brown’s Town) et à ma grand-mère maternelle Miss Iris (née Iris Finegan, agricultrice et éducatrice, originaire d’Aenon Town et d’Inverness, dont les ancêtres m’étaient inconnus).

Avec le recul, je peux dire avec certitude – et tout le mérite revient à Miss Iris – que c’est cette exposition précoce et intime au fonctionnement de l’industrie sucrière … avec une main-d’œuvre familiale et un travail salarié gratuit, associée à ma curiosité croissante sur la façon dont ces choses sont arrivées, qui m’a conduit, une fois que j’ai commencé à lire sur l’histoire de la Jamaïque, à étudier de plus près l’industrie sucrière.

J’en suis alors venu à comprendre son origine en tant que système de production et de commerce mondial, basé sur l’esclavage, la Jamaïque étant un élément clé de ce système depuis le tout début.

Miss Iris est morte en 1981 à l’âge de 93 ans, et j’ai fait mon deuil de quelqu’un qui m’était très cher et très proche. On la voit ici [ci-dessus] en photo (prise par moi en 1966), juste en revenant de l’église, tenant fièrement sur ses genoux la petite Kamala.

Conclusion

Souvenez-vous :

  • Des photos de Justin Trudeau avec une black face sont apparues avant l’élection – pas un mot de la presse, il a été réélu.
  • Des photos montrant Obama souriant avec le nazi noir antisémite Louis Farrakhan ont été publiées : silence de la presse.
  • Joe Biden est accusé d’avoir violé une de ses assistantes, qui a un solide dossier de témoignages d’époque : silence de la presse.
  • Kamala Harris a déclaré publiquement en 2019 qu’elle croyait les femmes qui ont déclaré avoir été victimes d’abus sexuel de la part de Joe Biden : aucun journaliste ne lui demande pourquoi, puisqu’elle croit ces femmes, elle a accepté de le rejoindre.
  • Un Républicain a espionné son opposant lors d’une campagne électorale, ça a donné le Watergate. Les Démocrates ont espionné Donald Trump lors de la campagne électorale, ça a donné un « Nothing Gate ».
  • 2021 verra peut-être à la tête des Etats-Unis une vice-présidente dont les deux arrières-grand-mères avaient des esclaves. Silence, silence, et encore silence.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.jamaicaglobalonline.com/kamala-harris-jamaican-heritage/

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