Publié par Guy Millière le 24 août 2020

La pandémie de Covid 19 n’en finit pas de ne pas finir en France. Sur un plan strictement médical, elle est presque achevée, Le nombre de personnes testées positives augmente, mais cela découle de l’augmentation du nombre de tests, et il s’agit essentiellement de personnes jeunes, sans comorbidités. 

Or les personnes jeunes et sans comorbidités ne présentent pour la quasi-totalité d’entre elles pas de symptômes, et celle qui en présentent sont très rarement atteintes de manière grave. Que des précautions soient prises encore pour les personnes âgées, et celles atteintes de comorbidités pourrait à la rigueur s’expliquer. Que l’obligation du port du masque ait tendance à se propager en ce moment est médicalement injustifié. Que le discours sur la pandémie reste aussi présente montre qu’il s’agit d’autre chose.

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La pandémie dure pour des raisons politiques et il y a une utilisation flagrante de la peur pour obtenir la soumission, l’absence de questions, l’extinction préventive de toute contestation. Et de fait, si la soumission n’était pas là, les questions pourraient vite abonder, et la contestation pourrait venir. Demander pourquoi y a-t-il eu une gestion si désastreuse de la question des masques et des tests dans le pays serait poser une question très pertinente. Demander pourquoi les cliniques privées sont restées vides alors qu’elles pouvaient accueillir des malades serait poser une autre question pertinente.

D’autres questions pourraient s’ajouter. Pourquoi, au plus fort de la pandémie, a-t-on demandé aux personnes atteintes de rester chez elle en prenant du paracétamol, rien d’autre, en leur disant de ne se rendre à l’hôpital qu’en cas d’aggravation, avec pour seule issue dans nombre de cas la mise sous respirateur, avec des chances de survie relativement faibles ? Pourquoi avoir laissé les personnes âgées placées en maison de retraite sans autre médicament que le paracétamol encore, en sachant pertinemment que les risques de mourir en cas de contagion étaient, pour elles, infiniment plus fortes ? Pourquoi avoir retiré aux médecins l’autorisation de prescrire certains médicaments ? Pourquoi, alors que dans une large partie du monde, l’hydroxychloroquine est utilisée, avec des résultats probants (et alors même que dans des pays comme les Etats-Unis, où elle a été combattue avec autant de vigueur qu’en France, et comme en France par des gens très liés aux grands laboratoires, elle est restée autorisée à titre “compassionnel”), a-t-elle été totalement interdite en France, puis autorisée dans les hôpitaux pour les cas graves, donc à un moment où il est établi qu’elle n’a plus aucune utilité, et pourquoi le Rivotril a -t-il été autorisé, à des fins inavouées de recours à l’euthanasie?

Des questions supplémentaires seraient envisageables. Toutes convergeraient vers une gestion absolument désastreuse de la situation, vers des problèmes flagrants de corruption impliquant des “scientifiques”, vers des comportements arbitraires et des décisions injustifiables. Toutes conduiraient vers des mises en accusation accablantes pour le gouvernement, pour Emmanuel Macron, son ministre de la santé, ses “conseils scientifiques”, mais les mises en accusation devraient aussi concerner les grands médias, qui n’ont posé que très peu de questions, à l’exception notable de Sud Radio et de Valeurs Actuelles. Elles devraient concerner la plupart des dirigeants politiques, et on a dû constater qu’il n’y avait eu sur ce sujet, pas d’opposition cohérente, courageuse et structurée.

L’utilisation de la peur a, en fait, commencé dès le mois de mars, et Macron et le gouvernement ont pu constater que la peur fonctionnait, et que la population se soumettait, sans question, et sans contestation. L’enfermement, la destruction de l’économie, les décisions ineptes ou monstrueuses ont été acceptés.

L’utilisation de la peur, pensent Macron et le gouvernement, va faire accepter encore ce qui va suivre en septembre.

Les Français seront plus pauvres, plus malheureux, mais ils auront peur, porteront un masque et ne pourront se rassembler, poser des questions, contester. Les questions ne seront pas posées, non. La contestation sera limitée. Le professeur Salomon viendra sans doute tenir des discours lugubres. C’est son rôle.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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