Publié par Magali Marc le 20 août 2020

L’ex-Secrétaire d’État John Kerry a faussement affirmé mardi soir, lors de la Convention Nationale Démocrate, que l’Administration Obama avait stoppé le virus Ebola avant qu’il ne devienne une pandémie.

En vérité, l’épidémie d’Ebola de 2014-2016 était déjà une épidémie déclarée par l’OMS et était limitée à l’Afrique de l’Ouest. Sous la présidence de Barack Obama, seules 11 personnes ont été traitées contre le virus Ebola aux États-Unis pendant l’épidémie. Mais John Kerry a aussi menti à propos des relations internationales sous la présidence d’Obama.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Tom Rogan, paru dans le Washington Examiner, le 18 août.

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La politique étrangère sous l’Administration Obama ou John Kerry au pays des merveilles

S’adressant à la Convention Nationale Démocrate mardi, l’ex-secrétaire d’État John Kerry a présenté une version plutôt rose de ce qu’a été la politique étrangère sous l’Administration Obama.

Son discours portait sur un thème simple : alors que les relations internationales étaient au beau fixe sous la présidence de Barack Obama et la vice-présidence de Joe Biden, tout n’est maintenant que sombre brutalité sous la présidence de Donald Trump.

Mais ce discours ne tenait pas compte de la réalité.

Prenez l’affirmation plutôt étonnante de Kerry selon laquelle l’Administration Obama a « éliminé » la menace d’un Iran doté de l’arme nucléaire.

Première nouvelle pour Israël et les monarchies arabes sunnites du Moyen-Orient. Car, en vérité, l’Accord sur le nucléaire iranien de 2015 n’a pas du tout mis fin aux recherches de l’Iran sur les missiles balistiques, la principale plate-forme de lancement des armes nucléaires.

L’Accord ne comportait pas non plus un échéancier qui aurait été nécessaire pour tempérer les ambitions nihilistes de l’ayatollah Ali Khamenei sur le long terme.

Au lieu de cela, il reportait sur 15 ans la possibilité pour l’Iran d’enrichir de l’uranium. Et nous savons maintenant que les Iraniens ont utilisé le temps et les investissements (NdT: les 150 milliards de dollars versés aux ayatollahs et le 1,8 milliard de dollars envoyé en espèces) de cet Accord pour faire avancer leur programme d’armement nucléaire.

Tandis que la campagne électorale de M. Biden s’efforce de ramener les États-Unis à cet Accord, nous devrions prendre un moment pour réfléchir à ce que cela signifierait.

Il signifierait la reprise de l’économie, actuellement en difficulté, de Khamenei et du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, dont le budget est limité.

L’Iran obtiendrait une fois de plus un allègement des sanctions et des milliards de dollars à réinvestir dans son programme théologique malveillant.

Son ennemi juré, l’Arabie Saoudite, comme l’a récemment rapporté le Wall Street Journal, trouverait une nouvelle raison de développer son propre programme d’armes nucléaires. Ce n’est pas exactement la recette de la stabilité et de la paix dans la région.

Bien sûr, Kerry n’a pas pu résister : il a régurgité la rhétorique prévisible selon laquelle Trump a écrit des « lettres d’amour à des dictateur s» tout en trahissant les alliés des Américains.

De même, alors qu’il attaquait Trump pour sa soi-disant affection pour Poutine, Kerry n’a guère fait preuve d’humilité concernant l’attitude conciliante de l’Administration Obama envers la Chine et la Russie.

Cela mérite d’être noté, car s’il est vrai que les alliés des États-Unis considèrent parfois Trump comme un président dont on peut se moquer, la Chine et la Russie se sont certainement moquées de l’esprit de conciliation manifesté par l’équipe Obama-Biden.

Sur ce point, il est toujours probable que la Chine préfère une victoire de Biden à une réélection de Trump comme l’a confirmé le Centre national de contre-espionnage au début du mois.

La politique étrangère et la sécurité nationale sont des questions importantes qui devraient recevoir beaucoup plus d’attention qu’elles n’en ont actuellement.

Avec son révisionnisme historique, l’ex-Secrétaire d’État n’a pas aidé à mieux saisir les enjeux des relations internationales.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

  • https://www.washingtonexaminer.com/opinion/john-kerrys-foreign-policy-wonderland
  • https://www.foxnews.com/politics/republicans-hit-back-at-john-kerry-over-terrible-iran-deal-after-dnc-speech
  • https://www.breitbart.com/politics/2020/08/18/john-kerry-obama-stopped-ebola-pandemic/

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