Publié par Team 100 jours le 26 août 2020

Lundi 3 août– 93e jour

Trump

Le président Donald Trump a déclaré qu’il envisageait d’interdire la plateforme vidéo TikTok en réaction aux inquiétudes que cause le gouvernement chinois concernant son accès aux données des utilisateurs.

«Nous examinons TikTok, il se peut que nous interdisions TikTok, nous pourrions faire d’autres choses, il y a deux ou trois options», a déclaré M. Trump. «Il se passe beaucoup de choses, nous verrons bien ce qui se passera. Nous examinons de nombreuses alternatives en ce qui concerne TikTok». Les États-Unis partagent avec des pays comme le Japon et l’Inde des préoccupations quant à la possibilité pour le gouvernement chinois d’accéder aux données des utilisateurs.

L’Inde a interdit l’application fin juin.

Dans un tweet Donald Trump est revenu sur le fait que les compagnies pharmaceutiques mènent une campagne publicitaire de désinformation :

«Quand vous voyez les compagnies pharmaceutiques diffuser de nombreuses publicités télévisées contre moi, oubliez ce qu’elles disent (qui est faux), VOUS SAVEZ QUE LES PRIX DES MÉDICAMENTS SONT EN BAISSE, Énormément. La clause des nations favorisées signifie que les États-Unis paieront le prix le plus bas de toutes les nations du monde. C’est du jamais vu. Regardez !!!»

Donald Trump a retweeté la partie de l’émission de Jesse Watters, Watters’World (qui paraît sur Fox News le samedi soir) dans laquelle l’animateur montre que contrairement aux fausses informations véhiculées dans les médias traditionnels et les médias sociaux selon lesquelles Joe Biden est en passe de remporter l’élection.

M. Watters a déclaré que l’élection va être très serrée et que c’est Donald Trump qui a l’avantage. Il montre que dans les deux dernières semaines, il y a eu ce qu’il appelle un Trump Turnaround. En effet, Trump est en tête (Change research/CNBC Poll) :

  • En Pennsylvanie par 6 points
  • En Arizona par 4 points
  • En Floride par par 4 points
  • Au Wisconsin par 1 point.
  • Tandis que Biden a 2 points d’avance sur Trump en Caroline du Nord.

Le président a écrit 2 tweets afin de réclamer que l’auteur de l’attentat à la bombe du marathon de Boston soit à nouveau condamné à la peine de mort. Le Président a critiqué l’annulation récente de sa peine par une cour d’appel fédérale de Boston.

«Rarement quelqu’un a autant mérité la peine de mort que le poseur de bombe de Boston, Dzhokhar Tsarnaev. Le tribunal a reconnu qu’il s’agissait «de l’une des pires attaques terroristes nationales depuis les atrocités du 11 septembre». Pourtant, la cour d’appel a rejeté la condamnation à mort. Tant de vies perdues et ruinées. Le gouvernement fédéral doit à nouveau demander la peine de mort pour refaire cette partie du procès initial. Notre pays ne peut pas laisser la décision de la cour d’appel en suspens. De plus, il est ridicule que ce processus prenne autant de temps !»

En 2013, cet étudiant d’origine tchétchène avait avec son frère aîné, Tamerlan, posé deux bombes artisanales près de la ligne d’arrivée du marathon de Boston, faisant trois morts et 264 blessés.

Jason Miller

Jason Miller, le conseiller principal de la campagne de Trump, a clarifié dimanche un point important de la controverse concernant l’élection présidentielle de novembre.

Après que le président Trump ait suggéré dans un récent tweet que l’élection devrait peut-être être retardée en raison d’un coronavirus, car le vote par correspondance pourrait exposer l’élection à la fraude, le conseiller principal Jason Miller a assuré le public américain dans une interview accordée à l’émission «Fox News Sunday» que cela n’arriverait pas :

«L’élection aura lieu le 3 novembre. C’est que souhaite le Président Trump.»
M. Miller a ajouté que ce sont les gouverneurs démocrates qui tentent de faire traîner les choses en faisant la promotion du vote par correspondance et même en prolongeant le délai pour les bulletins de vote envoyés par la poste jusqu’après le jour du scrutin.

Sean Hannity

Sean Hannity a été interviewé par Mark Levine (lors de l’émission télévisée sur Fox News : Life. Liberty and Levine) afin de parler de son nouveau livre «Vivre libre ou mourir : l’Amérique (et le monde) au bord du gouffre».

En faisant le point sur la campagne électorale, Sean Hannity a déclaré que le candidat présumé du Parti Démocrate, Joe Biden a «adopté l’ensemble du programme économique du bolchevique Bernie [Sanders]». Il l’a en fait plagié… Il a promis de consacrer des millions de milliards de dollars au Green New Deal d’AOC [la Représentante Alexandria Ocasio-Cortez].»

Sean Hannity a ensuite évoqué le spectre derrière Joe Biden, la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, qui tiendront les leviers du pouvoir à Washington si les Républicains sont solidement battus en novembre.

Sondages

Les responsables de la campagne électorale de Donald Trump sont convaincus que les résultats des sondages montrant Joseph R. Biden avec une nette avance sont faussés à cause du sous-dénombrement des électeurs républicains et qu’il manque une facette cachée des partisans du président qui se méfient des sondeurs.

Le président Trump et ses collaborateurs de campagne ne se font pas d’illusion sur sa victoire à ce stade, mais ils pensent que la course est beaucoup plus serrée que ne le suggèrent les sondages, surtout dans les États-charnières de la Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin.

«Certains des répondants disent qu’ils n’ont pas d’opinion ou qu’ils sont indécis alors qu’ils sont en réalité des partisans de Trump», a déclaré un initié de la campagne de Trump qui ne voulait pas être identifié.
«Les sondages sous-représentent les républicains, et c’est flagrant».

Certains supporters de M. Trump demeurent discrets, selon cette théorie, parce qu’ils sont réduits au silence par les accusations quotidiennes des médias qui les accusent d’être racistes ou pire. Ces électeurs dissimulent leur soutien à M. Trump de peur d’être considérés comme racistes par les enquêteurs.

Les responsables de la campagne présidentielle de M. Biden ont refusé de discuter de ces deux phénomènes, mais ils ont déclaré ne rien tenir pour acquis et faire tout leur possible pour éviter le genre de journée électorale qui a assommé la démocrate Hillary Clinton en 2016.

Les chiffres confirment généralement les affirmations d’échantillonnages déséquilibrés dans les enquêtes de 2020.

Un sondage national publié cette semaine par Economist/YouGov a montré que M. Biden, le candidat démocrate présumé à la présidence, avait un avantage de 9 points de pourcentage sur M. Trump. L’échantillon de sondage non pondéré était composé de 41% d’Indépendants, 34,7% de Démocrates et 24,2% de Républicains.

Biden

Joe Biden, le candidat présumé des Démocrates, a souvent repoussé l’annonce du choix de sa colistière. Il devait l’annoncer cette semaine, mais à présent, il est question de l’annoncer «ce mois-ci». La colistière est un choix très important, étant donné les spéculations sur la durée du mandat de Biden s’il devait gagner en novembre.

Joe Lockhart, un ancien attaché de presse du président Bill Clinton, conseille publiquement à l’ancien vice-président Joe Biden de ne pas participer aux débats prévus avec le Président Donald Trump parce que ce dernier est enclin à faire des déclarations qui ne passent pas les tests de vérification des faits :

«Quoi que vous fassiez, ne débattez pas avec Trump. Il a maintenant fait plus de 20.000 déclarations fausses ou trompeuses selon le Washington Post. C’est de la folie que d’aller sur le ring avec quelqu’un qui ne peut pas suivre les règles ou/et ne respecte pas la vérité. Biden sera sans aucun doute critiqué par les Républicains et les médias pour avoir évité les débats. Mais le risque en vaut la peine, car essayer de débattre avec quelqu’un incapable de dire la vérité est un concours impossible à gagner.»

Pourtant, Biden a été critiqué lors de précédents débats pour avoir fait des déclarations erronées et inventer des événements passés :

Lors d’un débat avec le gouverneur de l’Alaska, Sarah Palin, en 2008, Biden a fait plusieurs fausses déclarations, dont la curieuse affirmation selon laquelle les États-Unis et la France avaient «chassé le Hezbollah du Liban». (Le Hezbollah, un groupe terroriste soutenu par l’Iran avec une aile politique associée, est toujours très présent et constitue une partie importante du gouvernement libanais).

En 2012, alors qu’il débattait avec le Représentant Paul Ryan (un Républicain du Wisconsin), M. Biden a de nouveau fait une série de déclarations qui ont fait sensation, notamment celle selon laquelle Obamacare n’obligeait pas les institutions religieuses à fournir une assurance pour la contraception. Cette même question a été au cœur des poursuites judiciaires intentées par les Petites Sœurs des Pauvres, un ordre catholique qui avait été obligé d’accorder des remboursements d’assurance pour des contraceptions.

La campagne de Joe Biden a convenu en juin que le candidat participerait à trois débats. Mais les Démocrates craignent que le vieux Biden, qui a eu du mal à exprimer son point de vue lors des débats précédents, ne paraisse frêle aux côtés du président Trump– ou que ce dernier ne s’en tire avec de fausses déclarations.

Coronavirus

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que la pandémie du coronavirus serait «longue» et que les mesures de confinement et l’isolement social forcé se poursuivraient pendant un certain temps, après que son comité d’urgence se soit réuni pour évaluer sa réaction initiale à la crise.

L’annonce a été faite alors que des millions de Britanniques de plus de 50 ans ont été avertis qu’ils pourraient recevoir l’ordre de rester chez eux indéfiniment dans le cadre du projet du Premier ministre Boris Johnson qui vise à endiguer le virus une fois pour toutes.

Le comité «a souligné la longue durée prévue de cette pandémie de COVID-19», a déclaré l’OMS dans un communiqué, et a mis en garde contre le risque d’«une réaction de lassitude» compte tenu des pressions socio-économiques sur les pays.

En se rendant à la réunion du comité, le chef de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que les effets de la pandémie seraient durables.

«Il est inquiétant de penser qu’il y a six mois, lorsque vous m’avez recommandé de déclarer une Urgence de santé publique de portée internationale, il y a avait moins de 100 cas et aucun décès en dehors de la Chine» a-t-il déclaré.

Ce que Tedros n’a pas reconnu, cependant, c’est sa propre confusion dès le début du mois de janvier quant à la menace posée par le virus mortel et ses origines en Chine.

Comme l’a rapporté Breitbart News, l’agence des Nations unies basée à Genève a déclaré que le risque mondial posé par le coronavirus était «modéré» après sa première identification dans la ville de Wuhan en Chine le 31 décembre,

Fin janvier, il a fait volte-face et a déclaré que le risque était «très élevé en Chine, élevé au niveau régional et élevé au niveau mondial» ».

Les États-Unis, qui accusaient l’organisation d’être trop proche de Pékin, ont officiellement commencé à se retirer de l’organisation en juillet.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous