Publié par Gaia - Dreuz le 18 août 2020

Source : Valeursactuelles

Dans la troisième et dernière partie de son entretien-fleuve, Eric Zemmour revient sur la “guerre de civilisation” qui divise aujourd’hui la France, les problèmes liés à l’immigration en France et le futur de la démocratie à l’européenne.

Valeurs actuelles. Un rapport parlementaire sur la radicalisation vient de paraître… Où en est la France ?

Eric Zemmour. Comment vous répondre autrement que par les mots que j’utilise depuis maintenant des années? Nous connaissons une progression continue d’enclaves étrangères sur le sol français. C’est ce fameux séparatisme qu’Emmanuel Macron est capable d’évoquer dans son verbe seulement. La dernière fois qu’on a parlé de séparatisme en France, c’était pour les communistes dans les années 1950, que le général de Gaulle qualifiait ainsi. C’est logique d’ailleurs puisque selon Maxime Rodinson, grand spécialiste de l’islam, « l’islam est un communisme avec Dieu ». La seule différence, c’est qu’à l’époque on ne vous attaquait pas en justice pour discours incitant à la haine des communistes… Ces enclaves se multiplient et s’étendent évidemment, puisque personne ne veut résoudre la question d’origine qui est celle de l’immigration. Emmanuel Macron parle, parle, emploie des mots de plus en plus forts mais que fait-il concrètement? Rien.

Pour la première fois dans l’histoire, nous avons sous-traité la politique d’immigration du pays aux immigrés eux-mêmes. On ne s’en rend pas compte, mais ce sont les immigrés eux-mêmes qui décident des immigrés qui viennent ou non en France. Ce sont eux qui les font venir puisque l’État estime qu’il n’a aucun pouvoir de réguler ces arrivées ou de les empêcher, au nom de l’État de droit protégé par les juges, les médias, le monde culturel… C’est là que se trouve la racine, et Emmanuel Macron ne s’y attaquera jamais. Tout le reste se déroule exactement comme prévu. À partir du moment où se développent des enclaves étrangères, on voit apparaître des lois, des us et coutumes étrangères dans ces quartiers: rien de surprenant. C’est de plus en plus visible parce que l’immigration n’a jamais cessé de se poursuivre. C’est le nombre qui décide: je n’ai jamais cessé de répéter qu’à partir d’un certain nombre, la quantité devenait une qualité. Cela se vérifie chaque jour.

Quelle issue voyez-vous ?

Nous avons une civilisation étrangère, fondée sur la religion islamique, qui s’installe dans une vieille terre chrétienne. Il y a une civilisation de trop. Tout ce qui se passe doit être compris en fonction de cette guerre de civilisation qui ne dit pas son nom sur le sol français et européen. La multiplication des vols, des viols, des meurtres ne sont pas causées par un “ensauvagement” de la société française, encore moins des « incivilités » comme dit pudiquement le président Macron, mais le produit de cette guerre de civilisation, de cette situation coloniale où les colonisateurs sont les colonisés d’hier qui prennent une revanche historique. Les vols, les viols, les crimes “gratuits”, c’est le “djihad du pauvre”. Tant qu’on se trompera de diagnostic, on se trompera de traitement.

L’État a renoncé à faire son travail. Il n’assure plus le respect de la loi dans ces quartiers car il a renoncé à défendre l’identité française dans ces quartiers. Ce ne sont pas des quartiers perdus de la République mais des quartiers perdus de la France. L’un entraîne l’autre. Pour l’instant, le séparatisme islamique s’installe sans affrontement, de façon progressive, sans que rien ne change. Nous avons un modèle de libanisation qui prépare la guerre civile, avec une infinité de gens qui ne connaissent plus rien des règles de vie françaises. Ils ne connaissent plus que l’école – et encore d’un niveau tellement médiocre qu’elle ne fabrique plus de petits Français – et le système social de redistribution qui, lui, fonctionne à plein régime. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons les plus grosses dépenses sociales d’Europe, le plus fort taux de prélèvements obligatoires, et que nous avons été incapables d’avoir des stocks de masques. Tout est lié, il faut en prendre conscience.

Si nous accordons une part aussi importante de nos budgets aux allocations et à la redistribution – avec une part très importante accordée aux étrangers -, il n’y a évidemment plus d’argent pour le reste, des investissements sociaux au régalien. On me donnait récemment ces chiffres : en 1965 (la guerre d’Algérie est finie), les grands secteurs régaliens – police, défense, justice – représentent 6,5 % du PIB. Aujourd’hui, c’est 2 %. Même si le PIB a augmenté, c’est ridicule. Il n’y a rien de très compliqué à comprendre.

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