Publié par Manuel Gomez le 11 septembre 2020

Il semblerait que cela fait une quinzaine d’années que la France a mis en place un dispositif anti-fraude. 

Cela fait donc une quinzaine d’années que les caisses d’assurance maladie, d’assurance vieillesse, d’allocations familiales et Pôle Emploi se sont dotés des moyens pour lutter contre la fraude et que ces moyens « gagnent progressivement en robustesse » ! 

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De qui se moque-t-on ? 

Est-ce que la France est un pays du tiers-monde ? La France est-elle un pays sous-développé ? En général on accuse ces pays de ne pas parvenir à résoudre certains problèmes, qu’ils soient économiques, financiers, sanitaires, etc. 

Et c’est pourtant le cas de la France : quinze années et la fraude est toujours présente. 

Selon un rapport d’une récente commission d’enquête parlementaire, la France, qui compte 67 millions d’habitants, enregistre 73,7 millions de bénéficiaires ! Et cela malgré, paraît-il, les progrès réalisés par les pouvoirs publics ! En 2019 sont comptabilisées 635 millions d’euros de fraudes aux prestations sociales, 129 millions d’euros à Pôle Emploi, 724,3 millions d’euros de fraudes illégales et aux cotisations sociales, l’ensemble environ 1,5 milliard d’euros. 

Mais cela n’est que la face visible de l’iceberg, la réalité, selon la Cour des Comptes, se rapprocherait bien davantage de 20 à 25 milliards d’euros chaque année. 

Oui, de qui se moque-t-on ? Très certainement de ces millions de contribuables français qui, chaque année, se trouvent dans l’obligation de payer « cette fraude », puisque les pouvoirs publics sont impuissants à l’éradiquer.  

Je vais même plus loin, je souhaiterais savoir le montant de cette fraude en 2005 pour me permettre de constater si, en quinze années, les moyens mis en place sont parvenus au moins à « la réduire » ? 

Le ministre Bruno Le Maire, lors de son discours du 9 septembre a déclaré : « La France, depuis 20 ans, se repose sur ses lauriers. Il est temps de passer à autre chose, d’accélérer la transformation économique du pays. ». Il a également envisagé d’être à la pointe du progrès en ce qui concerne le « calcul quantique ». 

Nous espérons qu’il ne nous faudra pas attendre l’arrivée des « ordinateurs quantiques » pour résoudre ce problème de fraudes généralisées, alors que l’on sait que l’essentiel de ces fraudes concerne les fraudes documentaires et les fraudes à l’identité. 

Les documents civils ne sont pas suffisamment sécurisés, voir même qu’ils ne le sont pas du tout. 

Les services de gendarmerie et de police n’ont pas accès au fichier des titres électroniques sécurisés (TES), fichier qui regroupe toutes les données nécessaires pour l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité. 

Cet accès accordé permettrait déjà de réduire une grande partie de ces fraudes. 

Et il n’est ici question que de ces fraudes bien caractérisées, n’entrons pas dans celles concernant les subventions annuelles et aides exceptionnelles accordées aux associations et agences, par exemple EPAF, AGRAF, AFPA et des centaines d’autres qui utilisent la loi de 1901 pour s’autofinancer, ce serait bien trop long ! 

Quand les fraudes ne sont pas connues il est difficile de s’y attaquer, mais quand elles le sont depuis au moins deux décennies, cela relève presque de la débilité et d’un « je-m’en foutisme » de certains hauts fonctionnaires chargés de les éradiquer. 

Les contribuables français sont en droit de réclamer des comptes à ces quelques milliers de fonctionnaires qui ne font pas le travail pour lequel ils sont payés (150.000 selon Macron et 500.000 selon Fillon) et mieux récompenser les dizaines de milliers de fonctionnaires qui font le « boulot » à leur place ! 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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