Publié par Jean-Patrick Grumberg le 12 septembre 2020

En 2015, lorsque les médias se sont signalés comme vertueux en déclarant « Je Suis Charlie », des mots creux qui ne furent suivis d’aucun geste, Dreuz avait dénoncé leur hypocrisie.

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Aujourd’hui, alors qu’ils peuvent vraiment faire la différence, et probablement protéger leurs confrères de Charlie, ils ne semblent pas être plus courageux qu’alors, et ne sont pas prêts à Etre Charlie.

Al-Qaida vient de menacer l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo de répéter le massacre de son personnel en 2015, après qu’il ait republié des caricatures du prophète Mohammed.

L’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo (couverture illustrée le 1er septembre 2020, lisant « Tout ça pour ça ») a republié des caricatures du prophète Mohammed en contravention avec les règles de l’islam qui s’imposent par la terreur.

Al-Qaida, dans sa publication One Ummah, avait prévenu que Charlie Hebdo se trompait s’il pensait que l’attentat de 2015 était « unique », après que le magazine ait publié les « caricatures dites méprisables » dans un numéro qui marque le début du procès à Paris des complices présumés de l’attentat.

Les menaces ont été publiées dans une édition anglaise de la publication d’Al-Qaida qui marque l’anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 perpétrés par le réseau terroriste contre les États-Unis.

La publication dit avoir le « même message » pour la France du président Emmanuel Macron que pour son prédécesseur François Hollande, qui était président au moment des attentats de 2015 et déclaré que la France sous Macron « a donné son feu vert » à la republication des caricatures.

Le procès, qui a débuté le 2 septembre et devrait se poursuivre jusqu’en novembre, voit 14 complices présumés confrontés à la justice, alors que tous les criminels ont été tués suite aux attentats.

Le directeur de Charlie Hebdo, Laurent Sourisseau, dit « Riss » et qui a lui-même été grièvement blessé à l’épaule lors de l’attaque, a déclaré cette semaine au tribunal qu’il n’y avait rien à regretter dans la publication des caricatures.

« Ce que je regrette, c’est de voir comment peu de gens se battent pour défendre la liberté. Si nous ne nous battons pas pour notre liberté, nous vivons comme un esclave et nous promouvons une idéologie mortelle », a-t-il déclaré.

Riss a raison, et les médias portent toute la responsabilité de ce que personne ne souhaite qu’il arrive aux équipes de Charlie.

Car aujourd’hui, ils pourraient agir et faire reculer les terroristes.

Comment ? C’est très simple : en étant ce qu’ils prétendaient être en 2015 : Je Suis Charlie.

C’est-à-dire ? Mais c’est très simple : il suffit que la totalité des médias français, et les médias étrangers qui voudront se solidariser – médias papier, télévisions, internet, publient le même jour la couverture de Charlie avec les caricatures interdites.

Les islamistes seront débordés. Ils ne pourront pas attaquer la totalité des médias et seront contraints à abandonner leurs menaces.

La republication des caricatures par Charlie Hebdo a suscité de nouvelles condamnations de la part d’États comme l’Iran, le Pakistan et la Turquie. Elle aurait dû, à l’identique, être saluée par les Etats démocratiques qui croient encore en la liberté de la presse (oui, il en reste quelques-uns).

« Si nous avions renoncé au droit de publier ces caricatures, cela signifierait que nous avons eu tort de le faire la première fois », a-t-il déclaré.

Rappelons que Georges Wolinski, qui est né et à vécu en Tunisie, et connaissait donc bien les Arabes, et avait dit à l’époque que ce serait une erreur que de publier des caricatures de Mohammed.

A notre connaissance, une seule personne au monde a vraiment été Charlie, et c’est Pamela Geller, à qui la liberté d’expression tient à cœur, et qui organisa un concours de dessins du prophète Mohammed à Garland au Texas. Elle est, depuis, menacée de mort. Comme c’est une militante de droite, Charlie ne l’a pas remercié de son soutien, comme quoi même la rédaction de Charlie sait être hypocrite lorsque l’idéologie le requiert.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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