Publié par Manuel Gomez le 12 septembre 2020

Le président algérien Abdlemajid Tebboune, dans une récente interview, accordée au quotidien français « L’Opinion », a critiqué la construction, par le Royaume du Maroc, de bases militaires près de la frontière séparant les deux pays, dans la province de Jerada, à seulement 38 kilomètres du territoire algérien. 

La tension entre le Maroc et l’Algérie n’a pas diminué ces dernières années et le président Tebboune affirme qu’il s’agit là d’une nouvelle escalade qui doit être stoppée. 

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« Nous sommes concentrés sur le développement de notre pays, a-t-il expliqué, alors que le Royaume du Maroc n’évolue pas dans le même esprit » 

En ce qui concerne le Sahara, le président Tebboune estime que c’est avec le Polisario que le Maroc doit aborder cette question. 

Ce conflit concernant le Sahara occidental est la pierre d’achoppement des relations entre ces deux pays depuis 1975. C’est un territoire que le Maroc considère comme sien et qu’il administre d’ailleurs en fait, alors que l’Algérie estime, de son côté, qu’il appartient au Front Polisario. Déclaration qui, selon les autorités marocaines, est destinée à les déstabiliser. 

Les forces armées marocaines ont publié des images satellites qui présentent l’installation de bases militaires algériennes à seulement 8 kms de la frontière entre les deux pays, et deux autres casernes à seulement 16 kms. Elles accusent également l’Algérie d’avoir transformé la ville de Tindouf, dans le sud-ouest, en une immense base militaire qui abrite des radars, des avions, des chars et de l’artillerie. 

De son côté le gouvernement algérien accuse le Maroc d’avoir des ambitions pour obtenir le leadership sur le Sahara et cela remet en cause les relations diplomatiques entre ces deux nations nord-africaines et inquiète la stabilité de la région, à un moment où, justement, les relations entre l’Algérie et la Turquie sont pour le moins « délicates ». 

Le dictateur Erdogan vient d’accepter finalement de remettre à l’Algérie les « boites noires » (documents secrets) emportées par l’ex-secrétaire particulier de feu le général Ahmed Gaïd Salah, ainsi d’ailleurs que d’extrader vers l’Algérie, l’adjudant-chef Guermit Bounouira, qui les avait récupérées et remises à la Turquie. 

Il s’agissait, selon le président algérien, « d’un casus belli et un acte hostile contre les intérêts fondamentaux de l’Algérie ». 

En « offrant » ces documents secrets à l’Algérie, Erdogan sait qu’il les monnayera largement, déjà en neutralisant l’opposition vivement manifestée par l’Algérie à la présence, ou plutôt, l’ingérence turque en Lybie. Ensuite en s’emparant de juteux marchés publics et, surtout, en remettant à l’ordre du jour la « nostalgie » toujours présente de la Turquie pour ses anciennes colonies algériennes, territoire qui, rappelons-le, fut administré par l’empire ottoman de 1512 à 1830, sur tout le littoral algérien, avant d’en être délivrée par l’intervention française. 

Le souhait dissimulé du dictateur Erdogan étant de rejeté le traité de Sèvres, signé au lendemain de la première guerre mondiale, et de retrouver dans ce territoire, qui n’était pas encore l’Algérie, la toute puissance de l’économie et de la culture turque. 

Cela avec la complicité de certains diplomates et politiciens algériens qui appellent Erdogan et la Turquie à coloniser une nouvelle fois l’Algérie afin qu’ils mettent fin à une situation politique, un manque de justice et une dégradation des richesses en dégradation constante depuis des décennies. 

L’ex-diplomate algérien Mohamed Larbi Zitout, en exil en Grande Bretagne, rappelle que l’Algérie a toujours été colonisée, par les Romains, les Turcs et les Français (Il a omis de citer également les Arabes, après les Romains, et quelques autres avant JC !). 

Cette déclaration confirmée d’ailleurs par le président Tebboune, lors de sa récente intervention sur le quotidien L’Opinion. 

La « Covid-19 », qui frappe lourdement l’Algérie, a mis entre parenthèses les manifestations de masses qui l’ont précédée, mais il est certain qu’elles reprendront dès qu’un apaisement se produira et, probablement, avec une ampleur grandissante. 

Soyons certains que le turc Erdogan, les Frères Musulmans, les djihadistes infiltrés, les politiciens et les corrompus, y veilleront ! 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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