Publié par Gaia - Dreuz le 13 septembre 2020

Source : Tribunejuive

Il s’appelle Franck Serfati. Avocat au Barreau, il présente l’émission “Juridiquement votre” depuis plus de 10 ans, un mercredi sur deux de 21h à 21h30 sur Judaïques FM. Président de l’Association Vigil’ance France-Israël, Franck Serfati illustre la devise « Veto, doceo, nuntio » : Présent dans la Communauté et hors la Communauté.

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Le voilà Avocat du BNVCA au procès dit des Attentats de janvier 2015.

A ce titre, Maître Serfati a accepté de se faire le relai de ce temps capital qui se joue au sein du nouveau palais de justice : Nous verrons comment, dès sa première intervention, il a réagi et demandé fermement que « l’islam » soit partie intégrante du procès : De quel Prophète s’agit-il lorsqu’on tue au nom d’Allah.

Le procès des attentats de 2015 a commencé le 2 septembre dernier avec plus de 300 parties civiles, une centaine d’avocats, 14 accusés, – 11 à la barre 3 en fuite -, plus de 90 000 pages de pièces pénales et une organisation qui apparaît bien huilée, préparée en amont depuis fin 2019 par le Tribunal, la Chancellerie et en second rang l’Ordre des avocats de Paris qui a apporté un concours logistique.

Après un rapport général du Président de la Cour d’Assises spécialement composée et des études de personnalités des accusés, ont commencé Lundi 7, dans le cadre de l’attentat contre Charlie Hebdo, des auditions de témoins, techniciens, experts et personnes présentes sur les lieux, apportant chacun à sa façon un éclairage.

“Le Prophète est vengé”: De quel prophète s’agissait-il? Celui des juifs, des chrétiens, des bouddhistes ?

Question cruciale, semblant surréaliste, il a été demandé « s’il fallait parler de religion ? 

J’ai, à la barre, concédé que certes ça n’était pas le procès de l’islam, mais affirmé avec force qu’il était inconcevable d’analyser ces 2 attentats et l’ensemble des tueries sans évoquer l’empreinte islamiste déterminante. Citant à l’appui le verbatim des mots prononcés, à savoir “On tue au nom d’Allah“, “Le Prophète est vengé“, j’ai demandé de quel prophète il s’agissait là : Celui des juifs, des chrétiens, des bouddhistes ?

A l’audition ce matin d’un agent de  maintenance en  fonction dans un bureau à côté des  locaux du journal,  on a pu ressentir la  cruauté, la  froideur, la  détermination,  la cruauté des  frères Kouachi, ayant abattu son collègue de travail  de sang-froid et à bout portant : l’homme était présent depuis quelques heures pour effectuer une réparation. Le témoin l’ayant pris dans les bras pour tenter de le secourir rapporte à la barre que sa main avait traversé le trou de la balle lorsqu’il a voulu déplacer le corps.

L’entrée des Frères Kouachi dans les locaux du journal est décrite minutieusement. Kouachi est entré, arme en position basse, semblant surpris de voir autant de personnes dans la pièce.  Les tirs de Kalachnikov ont commencé après quelques secondes. Ils se répétaient au coup par coup. Pas en rafales. On entendait : Pas les femmes, pas les femmes. L’agent de police de protection a sorti son arme au moment des coups de feu au R. D. C.  

J’attendais la mort, chaque seconde est précieuse ; j’ai reçu un coup à l’épaule, je suis resté allongé comme mort, entendant le mot Yémen en sortant, les 2 individus recherchaient Charb. Ils l’ont appelé.

Témoignages ce matin de 3 journalistes de   Charlie Hebdo, aujourd’hui handicapés mais   survivants et non rescapés, selon les termes même de l’un d’entre eux, Fabrice Nicolino, lequel a brillamment rappelé l’histoire et l’A. D. N. de son journal, tout en dénonçant cette hérésie de la haine en 2020 où on voit à quelle point la liberté de pensée est bafouée !

A 14 heures, c’est l’Audition à la barre de Laurent Sourisseau, dit RIS : Les caricatures de Mahomet ne correspondaient pas, comme certains l’ont soutenu, à une logique financière. Les dessins de Mahomet induisent un positionnement clivant : Faut-il dessiner ou pas ?  Riss déplore une dégradation de la liberté d’expression dans la société française : Un journal est un   lieu ouvert où on bouge, on va vers les gens librement ; on a dû trouver un équilibre entre cette dynamique naturelle et les contraintes sécuritaires dès   2012, conséquences de l’incendie des locaux de Charlie Hebdo en novembre 2011.

A noter : A partir de 2013, la protection policière a cessé, sauf pour Charb.

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