Publié par Christian Larnet le 14 septembre 2020

A Istanbul, des manifestants ont dénoncé la réimpression des caricatures de Mohammed par Charlie Hebdo.

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Environ 200 personnes ont manifesté dans la capitale turque contre la décision du magazine français de republier des caricatures du prophète Mohammed, déjà cible d’un massacre par islamistes en 2015, réimprimées pour marquer le début du procès des complices.

Les images du prophète sont interdites dans et par l’islam.

Douze personnes, dont certains des caricaturistes français les plus célèbres, ont été tuées le 7 janvier 2015, lorsque les frères Saïd et Chérif Kouachi se sont livrés à une fusillade dans les bureaux du journal à Paris.

Certains manifestants sur la place Beyazit, du côté européen d’Istanbul, tiennent des pancartes avertissant Charlie Hebdo et le président français Emmanuel Macron « qu’ils paieront un lourd tribut ».

Ces caricatures blasphématoires ont suscité de vives critiques de la part des pays musulmans qui les qualifient d’actes islamophobes.

Cependant, dans une démarche qui a été critiquée par les musulmans, y compris ceux de pays européens, le président français Emmanuel Macron a refusé de censurer la démarche et a déclaré qu’il ne lui appartenait pas de porter un jugement sur ce qu’il a appelé une question de liberté d’expression.

Macron a défendu la « liberté de blasphémer » du magazine.

Le ministère turc des Affaires étrangères turc a condamné la décision de republier les caricatures « qui manquent de respect à notre religion et à notre prophète » et a déclaré que l’approche du gouvernement français, spécialement Macron, était inacceptable.

Les caricatures publiées dans le magazine français avaient été publiées à l’origine par le journal danois Jyllands-Posten en 2005.

Nureddin Sirin, rédacteur en chef de Kudus (« Jérusalem ») TV, a averti que

« Macron paiera un prix très lourd pour son arrogance en Méditerranée orientale et son soutien aux insultes contre l’Islam en utilisant la liberté de la presse comme excuse ».

Les musulmans les plus éduqués considèrent que la France, pour justifier les dessins anti-islamiques offensifs par la liberté d’expression, a confondu la définition de la liberté de la presse avec la xénophobie, ce qui permet de nuire aux sentiments de millions de musulmans pour ce dont ils ne sont pas responsables.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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