Publié par Jean-Patrick Grumberg le 15 septembre 2020

Le projet de loi, actuellement devant le Parlement suisse, élargit la définition du terrorisme et n’exige plus la perspective d’un quelconque crime. Quel bonheur !

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Citant les normes internationales, la gauche dit que le terrorisme est l’intimidation ou la coercition de populations ou de gouvernements par la violence qui cause la mort ou des blessures graves, ou la prise d’otages.

Selon le projet de loi, l' »activité terroriste » peut cependant englober des actes licites visant à influencer ou à modifier l’ordre constitutionnel. C’est-à-dire que pour la première fois, on s’intéresse plus à la protection des victimes potentielles qu’à celle des minorités. Comme c’est rafraîchissant.

« L’extension de la définition du terrorisme à toute campagne non violente impliquant la propagation de la peur va bien au-delà du droit interne suisse actuel et viole les normes internationales », ont déclaré les experts, qui ont tous été nommés par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, et l’on sait combien ce Conseil, avec des membres parmi les pays qui violent le plus les droits de l’homme, est une organisation crédible… (j’ironise).

« Cette définition excessivement large crée un dangereux précédent et risque de servir de modèle aux gouvernements autoritaires qui cherchent à réprimer la dissidence politique, notamment par la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants », disent les gauchistes. En fait, elle risque en effet de créer un précédent, mais contre les terroristes.

D’autres sections du projet de loi ont également soulevé des inquiétudes, comme celles qui donnent à la police fédérale des pouvoirs étendus pour désigner les « terroristes potentiels » et décider des mesures préventives à leur encontre.

« Bien que nous reconnaissions les graves risques que le terrorisme pose pour la sécurité, nous regrettons vivement que les autorités suisses aient décliné cette opportunité de bénéficier de notre assistance technique et de notre expertise sur la manière de combiner des mesures préventives efficaces avec le respect des droits de l’homme », ont-ils déclaré. Je suis agréablement étonné que les autorités suisses aient eu cette lucidité, car elles ont de plus en plus tendance à s’aligner sur les inepties européennes.

 Les experts ont demandé aux parlementaires suisses de garder à l’esprit l’engagement traditionnellement fort de leur pays en faveur des droits de l’homme, en les exhortant à rejeter une loi qui « risque de devenir une grave tache sur l’héritage de la Suisse en matière de droits de l’homme, par ailleurs très fort ». Tu parles Charles. S’attaquer aux terroristes avec plus de moyens juridiques va en effet nuire à leurs droits. Il est stupéfiant de voir à quel point le droit à la vie et à la sécurité est devenu quantité accessoire, dans ce monde vicié par l’idéologie d’amour de l’autre avant l’amour de soi.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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