Publié par Abbé Alain Arbez le 15 septembre 2020

Pour l’UNESCO, depuis 2016, il n’y a aucun lien historique entre Jérusalem et le Mont du Temple.

C’est précisément lors de cette déclaration surréaliste de l’officine onusienne que le Pape François a rappelé la position de l’Eglise sur le sujet, en formulant clairement que Dieu a promis la Terre sainte au peuple d’Israël : « Le peuple d’Israël, qui à partir de l’Egypte où il a été fait esclave a marché dans le désert pendant 40 ans jusqu’à ce qu’il atteigne la terre promise par Dieu ».

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Le vice-ministre israélien pour la coopération régionale présent à ce moment au Vatican a estimé que ce discours reconnaît les droits d’Israël à la terre promise, et qu’il empêche la résolution de l’UNESCO de porter également atteinte aux chrétiens en déformant les faits historiques et théologiques. Par ailleurs le porte-parole de la Knesset Yuli Edelstein a écrit au Saint Siège pour dénoncer le déni de l’UNESCO qui est un affront au judaïsme et au christianisme. Il ajoute que « le rejet du lien millénaire qui existe entre le judaïsme et ses lieux sacrés à Jérusalem est une tentative flagrante de réécrire l’histoire. Les annales de nos deux religions ne peuvent être effacées par un simple comptage de voix ! »

Théologiquement, pour l’Eglise catholique, Dieu n’a jamais rompu son alliance avec le peuple d’Israël, et celle-ci reste pleinement valide et permanente. Cette conviction est en totale opposition avec un concept déviant qui a longtemps dominé au cours des siècles et qui considère que le christianisme se substitue au judaïsme. Dans cette optique aujourd’hui rejetée, un juif accompli serait un converti devenu chrétien.  Le pape François reprend le thème de l’alliance irrévocable avec Israël, déjà affirmée comme telle par ses prédécesseurs Jean Paul II et Benoît XVI. Si l’Eglise catholique accueille respectueusement toutes les formes de conversions individuelles d’où qu’elles viennent, elle n’organise aucune entreprise de prosélytisme envers les juifs, à la différence de groupements évangéliques qui, sur des bases scripturaires littéralistes, désirent activement l’absorption du peuple juif dans leur conception de la foi chrétienne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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