Publié par Dreuz Info le 19 septembre 2020

Des « Anciens » aigris mais dangereux.

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Prenez le temps de lire le document publié début août par le « Transition Integrity Project », un groupe de personnalités démocrates, rejointes par des Républicains qui regrettent la période Bush, tel le néoconservateur Bill Kristol. Tout d’abord, on est en pleine novlangue : il s’agit non pas de « transition » mais de blocage du processus électoral normal ! Parmi les parrains du comité, on retrouve des personnalités très peu «intègres», à commencer par John Podesta, ancien directeur de cabinet de Bill Clinton, l’une des figures clés du montage d’un « Russiagate » contre Donald Trump, dossier qui s’est révélé sans aucun fondement mais qui était destiné à déstabiliser profondément le président légitimement élu.

Une centaine de personnes, dont des universitaires, d’anciens hauts fonctionnaires et des journalistes, se sont réunis, donc, au début de l’été 2020 pour imaginer des scénarios où Donald Trump contesterait le résultat de l’élection. On imagine, à ne rien connaître, que l’on va voir simplement un examen de la possible réédition du scénario de l’an 2000, lorsque le résultat de Floride avait fait l’objet d’une bataille judiciaire et conduit à l’élection, pour finir, de George W. Bush. En fait, il ne s’agit que du premier scénario, appelé « résultat ambigu ». Mais les auteurs de la planification d’un coup d’Etat électoral ont imaginé trois autres scénarios : celui d’une large victoire de Biden ; celui d’une large victoire de Trump et celui d’une courte victoire de Biden. Au fur et à mesure de la lecture, on comprend bien que Trump est unilatéralement désigné comme le danger qui pèse sur les élections. Et qu’il s’agit de neutraliser son probable succès.

Relire Upinsky : le document poursuit le contraire de ce qu’il affiche.
Il faut lire tranquillement ce document. Permettez-moi d’en extraire quelques perles :

« Le concept de ‘nuit électorale’ ne convient plus. Il est même dangereux. »

Effectivement, les auteurs aimeraient un scénario qui dure, dans l’espoir que la mobilisation des médias et des « antifas » puisse rendre impossible la réinstallation d’un président républicain légitimement élu. Votre grand mathématicien et logicien Arnaud Upinsky m’a appris à lire ce que dit vraiment un document. Il y a non seulement l’inversion des intentions. Il y a aussi les formules ambiguës, qui révèlent la pensée profonde des auteurs :

« Une campagne déterminée aurait les capacités de contester le résultat de l’élection jusqu’en janvier 2021 » ; on comprend ce que recherchent les Démocrates. « Le processus de transition gouvernementale peut être profondément perturbé. »

C’est bien ce que révèlent les scénarios, qui font voir comment le parti de Bill Clinton et Barack Obama voudrait bien empêcher le processus électoral normal. L’accusation contre Donald Trump est grave :

« Donald Trump a un énorme avantage puisqu’il ne se sent pas lié par les règles » ! Elle se décline dans l’anticipation de ce que pourrait être son comportement en cas de défaite : « Prends l’oseille et tire-toi ! » ; « déclencher une aventure militaire » ; « détruire des preuves » ; « empêcher le processus de transition ».

Arrêtons-nous un petit moment sur le scénario n°3, appelé « claire victoire pour Trump » mais qui serait en fait une répétition de 2016, Trump gagnant le collège électoral et Biden le suffrage populaire.

Je traduis des extraits, sans besoin de les commenter :

« L’aspect le plus important de la première partie du scénario a été le retrait par Biden de son acceptation de la défaite lors de la soirée électorale. Le candidat s’appuya sur le fait que pour la troisième fois en vingt ans, un candidat s’était imposé contre le résultat majoritaire à l’échelle nationale. Son équipe partit aussi du constat qu’il y avait eu des bulletins indûment nullifiés avant l’élection et le jour même. La campagne Biden commença la simulation en demandant à trois gouverneurs démocrates (Caroline du Nord, Wisconsin, Michigan) de réclamer que les voix soient recomptées.

Au fur et à mesure du développement de la simulation, deux des trois gouverneurs (Wisconsin et Michigan) envoyèrent à Washington des délégations de grands électeurs différentes de celles qui avaient été élues pour le vote. Le Parti républicain ne réussit, à sa grande surprise, pas à convaincre les Démocrates modérés de la Chambre des représentants de se désolidariser de la résistance démocrate.

La stratégie démocrate, en l’occurrence, consistait à la fois à attaquer le Collège électoral et à mettre en question le décompte des votes dans les Etats concernés, du fait de bulletins de vote escamotés. A la fin de cette première phase, le pays était dans une situation de crise constitutionnelle intense, caractérisée par :

1. Le chaos politique.

2. Des menaces de violences répandues et des violences effectives sporadiques dans les rues,

4. (Sic) un environnement médiatique et d’information hostile, hautement partisan et sans aucune retenue».

Vers une nouvelle «guerre de Sécession» ?

Retenez bien votre souffle, car le meilleur est encore à venir :

«La campagne Biden encouragea les Etats de l’Ouest, la Californie mais aussi l’Oregon et l’Etat de Washington (…) à faire sécession de l’Union à moins que les membres républicains du Congrès soient d’accord pour une série de réformes permettant de modifier notre système démocratique pour en faire un système fondé sur la loi de la majorité.

Sur les conseils du président Obama, l’équipe de campagne de Biden proposa :

  • 1. De transformer en Etats, Washington DC et Puerto Rico.
  • 2. De diviser la Californie en cinq Etats pour lui permettre une meilleure représentation au Sénat.
  • 3. De demander que les juges de la Cour suprême se retirent quand ils ont atteint 70 ans.
  • 4. D’éliminer le Collège électoral pour être sûr que celui qui gagne la majorité des suffrages à l’échelle nationale soit élu président.

Les auteurs du jeu de rôles se doutent bien que Trump jouerait dans ce cas la carte de l’unité de la Fédération. C’est pourquoi ils imaginent un coup de force des Démocrates :

« Le 6 janvier, les Démocrates provoquèrent une rupture dans la session jointe des deux assemblées en obtenant de la Chambre des représentants qu’elle accorde la victoire à Biden (en s’appuyant sur la nouvelle arithmétique du collège électoral, en fonction des grands électeurs alternatifs envoyés par des gouverneurs démocrates). Le Parti Républicain et le Vice-président Pence refusèrent d’accepter ce résultat et proclamèrent la victoire de Donald Trump. Le 20 janvier à midi arriva sans qu’il y ait un commandant des forces armées en place. Nul ne savait ce que l’Armée allait faire. »

Extraordinaire document ! Il dit clairement les pensées profondes d’une partie de l’establishment, celle qui a la nostalgie des présidences Clinton, Bush et Obama. Il appelle clairement à la sécession et n’imagine pas d’autre issue qu’une décision des militaires. Dans une république de Vieux Romains, comme le furent les Etats-Unis jusqu’aux années 1920, un tel document n’aurait pas pu voir le jour. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, de telles élucubrations auraient pu voir le jour mais auraient choqué la majorité et disqualifié le candidat que l’on prétendait aider de la sorte. Mais nous sommes dans une République menacée de dégénérer en empire depuis que le pays a vaincu l’URSS dans la Guerre froide – exactement comme Rome commença sa dérive institutionnelle après la victoire contre Carthage.

Dans tous les cas, Donald Trump sait depuis longtemps qu’il est menacé par un risque de coup d’Etat apparemment légal et que les Etats-Unis sont directement menacés par la « sécession des élites », que certains, au Parti Démocrate, voudraient transformer en sécession territoriale et politique. Heureusement, ses adversaires le sous-estiment toujours. Nous pouvons être sûrs qu’il fait travailler depuis longtemps sur la parade à des scénarios de vol de son résultat électoral.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mathieu Cazal pour Dreuz.info.

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