Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 septembre 2020

En 1977, Ruth Bader Ginsburg était avocate de l’association d’extrême gauche ACLU. Elle a co-écrit avec Brenda Feigen-Fasteau, un livre qui donnait libre cours à son obsession féministe : « Préjugés sexuels dans le Code civil américain ».

Dans l’ouvrage, payé par nos impôts, Ginsburg et Feigen-Fasteau militent pour un sujet qui rebute la quasi-totalité des gens normaux : le genre-neutre, ou la négation du sexe des gens, un sujet qui me gonfle au plus haut point.

Elle réclamait :

  • Le service militaire des femmes avec obligation de combattre [en quoi cela protège-t-il mieux le pays ? L’armée n’est pas un terrain d’expérimentation sociale].
  • Légalisation de la prostitution [je suis pour].
  • Mixité dans les prisons [aberrant], les maisons de correction, les écoles, collèges et leurs activités (y compris le sport) [négation de la liberté religieuse des écoles confessionnelles], des organisations pour les filles ou pour les garçons [on plonge dans le communisme en niant la liberté des organisations concernées], des fraternités et des sororités étudiantes [c’est de la dictature pure et simple].
  • Changement du nom des Boy Scouts, des Girls Scouts et Big Brothers of America pour refléter la négation sexuelle et introduire le genre neutre.
  • Élimination du concept familial traditionnel du mari comme soutien de famille et de la femme comme femme au foyer [expérimentation sociale progressiste destinée à détruire la famille traditionnelle au profit de l’inconnu].
  • Mise en place d’un système gouvernemental de garde d’enfants [socialisme à l’Européenne].
  • Adoption d’un langage neutre dépourvu de notion sexuelle, par exemple « artificiel » au lieu de « créé par l’homme » ; « personne, humain » au lieu de « homme, femme » ; et noms pluriels « ils » et « eux » au lieu de « pronoms singuliers à la troisième personne ».
  • Mais en même temps, Ginsburg et Feigen-Fasteau insistent hypocritement pour que le ministère américain du Travail conserve son « Bureau des femmes ».

Tout ceci est regrettable, et je ne pleure pas la mort d’une idéologue extrémiste.

Ginsburg faisait dire à la Constitution ce qu’elle ne disait pas

Un exemple de l’héritage de Ginsburg est qu’elle a fait en sorte que la Cour suprême prétende que la Constitution dise ce qu’elle n’a jamais dit. Ce n’est pas un héritage dont on doit être fier, et je le trouve regrettable. Heureusement, j’espère voir disparaître les effets pervers de nombreuses décisions, merci Donald Trump.

À cause de Ginsburg, une grande partie de la politique fédérale est construite sur des décisions de justice qui ont ajouté des choses néfastes aux lois, des choses que les représentants du peuple n’ont jamais voté, ce qui a créé une voie de substitution à la démocratie. Et moi, j’aime bien la démocratie, je la préfère à la lutte des classes où la fin justifie les moyens.

Des pans entiers de la politique sociale et réglementaire appartiennent à cette catégorie, comme Roe v. Wade, qui donne aux femmes l’assurance de pouvoir avorter très librement sans que l’Etat ait trop son mot à dire, ou Obergefell v. Hodges, de 2015, qui prétend que la Constitution reconnaît le mariage entre personnes du même sexe.

Ginsburg a également fait partie de la majorité des cinq juges de la toute première décision sur le changement climatique, Massachusetts v. EPA en 2007, qui a déclaré que le Clean Air Act donnait à l’EPA l’autorité – et, en fait, un mandat – pour réglementer les gaz à effet de serre provenant des tuyaux d’échappement des automobiles, une connerie sans nom quand on sait que les deux pollueurs de la planète sont la Chine et l’Inde, et que les Etats-Unis remportent constamment la médaille des pays dont l’air est le plus pur.

Cette déplorable décision avait permis à l’administration Obama, en 2009, de commencer à réglementer plus durement le dioxyde de carbone émis par les voitures et les camions pour la première fois au niveau fédéral, une réglementation qui a décimé l’industrie automobile américaine pour le bénéfice des constructeurs japonais, coréen et chinois.

La vérité avance plus lentement que le mensonge, mais sa force est irrésistible

A cause de son talent manipulateur au service des causes progressistes les plus douteuses, les décisions de Ginsburg ont rendu la politique sociale du pays instable.

Mais les juristes d’une Cour suprême plus équilibrée commencent à décider des affaires en se basant sur le droit plutôt que sur la politique ou le progressisme. Et c’est dans cette direction que se dirige la Cour suprême en ce moment.

Les juges de la Cour suprême commencent à prendre la Constitution au sérieux, c’est la grande crainte de la gauche, et le décès de Ginsburg devrait renforcer cette tendance, et défaire tout un tas de fausses lois sur lesquelles reposent d’énormes sources de pouvoir de la gauche.

« Le sort de l’héritage féministe de Ginsburg est incertain », déplorait le journaliste Ian Millhiser, correspondant principal de Vox, un média internet de gauche.

« …Des affaires comme Virginia vs Reed ont encore moins de chances de survivre si le président Trump obtient plus de sièges à la Cour suprême. »

Comme un superbe retour de boomerang, l’héritage de Ginsburg a des chances de partir en fumée par les moyens mêmes qu’elle a utilisés pour le construire : la Cour suprême, car elle a réussi à compenser l’absence de consentement populaire par des décisions non démocratiques.

La gauche va payer la vanité de Ginsburg

Je remercie cependant Ruth Bader Ginsburg pour une chose : sa vanité.

Par vanité, Ginsburg avait décidé de ne pas prendre sa retraite sous le président Obama, qui aurait alors pu nommer un jeune successeur gauchiste bien juteux pour maintenir la Cour politiquement à gauche pendant les décennies à venir.

Je pense que plus que toute autre de ses décisions de justice historique, ceci restera le legs le plus important de Ginsburg lorsque Trump aura placé un juge conservateur sur la chaise vide de la militante.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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