Publié par Abbé Alain Arbez le 21 septembre 2020

Les retrouvailles par les chrétiens de leurs semences vétéro-testamentaires sont d’une grande importance pour amorcer tout dialogue avec le judaïsme.

C’est autour des racines de l’Arbre de Vie, c’est autour des sources du Fleuve de Vie que nous referons connaissance, que nous apprendrons à nous reconnaître vraiment et à nous pardonner.

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C’est autour des racines, en leur garde, que nous nous retrouverons nous-mêmes et le Dieu de Vie que nous voulons servir dans l’espérance active de son salut. (Lettre à un ami chrétien)

Seule une redécouverte de ces racines vives pourra également résoudre le contentieux qui empêche encore les Eglises de réaliser entre elles une plaine communion.

Comme le chrétien s’applique à connaître les splendeurs de la Tradition scripturaire d’Israël, ainsi les Juifs devront-ils apprendre à découvrir les splendeurs des traditions spirituelles et théologiques du catholicisme, di protestantisme, de l’orthodoxie… (Lettre à un ami chrétien)

A ce mouvement de retour de l’Eglise à ses sources sémitiques correspond un événement non moins révolutionnaire : la réintégration par Israël, au sein de sa propre histoire, de l’histoire de Jésus.

Dès le XIXème siècle, des historiens, des exégètes, des philosophes, des publicistes juifs amorcent la réhabilitation de Jésus. De nos jours, des historiens comme Dubnov ou S.W. Baron, des écrivains comme Israël Zangwill, Edmond Fleg, Shalom Ash, Emil Ludwig, Jules Isaac, des rabbins, parmi lesquels le grand-rabbin Julien Weill, et en Israël des hommes aussi divers que Joseph Klausner, Martin Buber, A. Kabak, Haïm Cohen ou David Flusser, confirment le cri de Yosseph Haïm Brenner parlant du Nouveau Testament : « Notre livre aussi, l’os de nos os, la chair de notre chair ». (Evangiles, les 4 annonces)

Jésus : un trait d’union entre Israël et les Gentils, qui unit dans la mesure même où il sépare. Juste, sage, prophète, un « fou » parmi les « fous » d’Israël, dans la mesure où toute prophétie vraie confine à la folie qui condamne nos sagesses. Un Juif central, disait Martin Buber. Un Juif unique, comme chacun peut le voir. Unique dans son essence et dans son destin. Unique par sa création et par sa présence. Unique par son rayonnement ». (Fêtes et Saisons. 1970)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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