Publié par Manuel Gomez le 23 septembre 2020

Le professeur Belhadj a été particulièrement lucide : ce n’est pas d’une Grande Mosquée que l’Algérie avait un urgent besoin ! 

898 millions d’euros, c’est le coût, paraît-il, de cette construction mais, selon certains, ce serait bien plus près de deux milliards. 

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Combien d’hôpitaux auraient pu être construit à la place ? C’est uniquement ce qu’a voulu dire le professeur Belhadj, confronté à la « Covid-19 ». 

Qui est le professeur Rachid Belhadj ? Président du syndicat national algérien des enseignants hospitalo-universitaires, il n’a fait qu’affirmer une réalité évidente. C’est d’ailleurs ce qu’il a été obligé d’expliquer devant les critiques et les accusations dont il est l’objet depuis sa déclaration officielle lors d’une émission de la radio publique « Chaîne III ». 

« Soit on n’a pas bien écouté l’émission ou bien on est en train de verser dans la démagogie. Cette même démagogie qui a rendu notre système de santé aussi fragile. Moi je n’ai dit que des vérités, à savoir que les grands CHU d’Algérie, et notamment à Alger, ce sont ceux qui ont été laissés durant la période coloniale. Cela je ne l’ai pas inventé ». 

Le professeur Belhadj assure, et c’est vrai, n’avoir relater que des faits réels, précisant que le CHU Mustapha, à Alger, où il exerce, a été bâti du temps des colonies. 

(Fondé à l’origine en 1854, grâce au don d’un riche colon originaire d’Ivry, en région parisienne (1.200.000 francs de l’époque) pour le construire. 

Totalement réformé en 1930, sa capacité fut quadruplée.) 

« J’ai soulevé un problème majeur, à savoir que depuis l’indépendance, l’Etat algérien n’a pas investi malheureusement dans les grandes infrastructures hospitalo-universitaires. Et nous l’avions souligné lorsqu’on a commencé à construire la Grande Mosquée d’Alger. Nous avons dit qu’on aurait dû plutôt construire un grand CHU pour la capitale. Je pense que c’était une priorité. La preuve : nous sommes toujours en train d’affronter la pandémie du Covid et on a vraiment besoins d’infrastructures pour la santé des Algériens et, surtout, pour la santé de nos anciens moudjahidines, qui ont des besoins de soins spécialisés ». 

Les médias algériens reprochent au professeur Belhadj « L’abus et le déni de vérité » à propos justement du système de santé algérien, affirmant que plus de 80% de ces structures de santé ont été réalisées depuis l’indépendance. 

Ce qui évidemment est un mensonge. 

Pourquoi devoir obligatoirement se défendre, en Algérie, de faire l’apologie du système colonial français, puisque cela est l’évidence ? 

Puisque c’est la vérité, pourquoi est-il interdit de l’avouer ? 

Pourquoi s’obstiner à nier les bienfaits incontestables de la « colonisation » sur ce territoire où il n’existait pratiquement rien avant l’arrivée des Français ? 

Pourquoi s’obstiner à éduquer la jeunesse algérienne uniquement sur les soi-disant « crimes » commis par la puissance coloniale ? (Et pas seulement la jeunesse algérienne, mais la jeunesse française également, n’est-ce-pas Emmanuel Macron ?) 

Est-il si difficile d’admettre l’évidence ? Admettre que l’Algérie ne vit, depuis son indépendance, que sur les réalisations offertes par « les colonisateurs ». 

Que depuis leur indépendance, la seule préoccupation de tous ceux qui ont gouverné ce pays a été de s’enrichir sur le dos de la population ? 

L’Algérie ne devrait-elle pas se poser la question : « Pourquoi toute notre jeunesse n’aspire qu’à fuir vers l’étranger et surtout, vers l’ex-pays colonisateur ? » 

Le professeur Belhadj en fait le constat : « La fuite des cerveaux est une réalité, on ne peut que constater le départ massif des médecins algériens vers l’étranger et sans doute nos malades devront-ils sûrement demander une prise en charge à l’étranger. Ce n’est pas avec « le tout va bien » qu’on va changer l’Algérie. On ne peut pas tromper tout un peuple avec des slogans, tout le temps. Ma honte c’est de voir des Algériens se faire soigner en Tunisie et en Turquie (Il a omis, sans doute volontairement, de citer la France !). Je suis touché dans mon amour-propre, conclut-il ! » 

N’est-il pas grand temps, pour l’Algérie, de reconnaître, enfin, les bienfaits du colonialisme ? De reconnaître que depuis plus d’un demi-siècle son peuple ne bénéficie que des réalisations, des infrastructures, de tout ce qu’ont bâti ensemble « les colons » et les Algériens, et qu’il ne souffre que de ce qui a été détruit, volontairement, par les dirigeants successifs, dont le seul objectif n’a été que « de tourner la page » et d’imposer, de gré ou de force, la seule loi d’une religion, à la place de la république laïque ? 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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