Publié par Manuel Gomez le 27 septembre 2020

La « Covid-19 » a frappé plus fortement certains pays que d’autres, l’Algérie par exemple qui était, avant son apparition, en proie à une effervescence politique qui se manifestait dans les rues.

Une correspondante anonyme m’a fait parvenir, via les réseaux sociaux, ce message :

« J’ai pris connaissance de votre article concernant les déclarations du professeur Belhadj, sur l’état défectueux de notre système hospitalier. Je peux confirmer qu’il a entièrement raison : nous avons une très Grande Mosquée, où personne ne pourra s’y rendre avant bien longtemps, et pas suffisamment d’hôpitaux où tout le monde veut y aller par crainte d’être contaminé.

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La pandémie a renvoyé toute cette population dans ses foyers par un confinement sévère et réprimé par tous les moyens, qui a vu la précarité, déjà existante, s’accentuer par l’augmentation d’un chômage déjà très important et l’arrêt total des écoles.

Cette situation sanitaire à mis à l’épreuve l’économie d’un très grand nombre des plus démunis, notamment ceux qui étaient dans le secteur tertiaire et des journaliers privés. Ce sont eux qui en ont le plus pâti.

Seuls les salariés de l’Etat, les secteurs pharmaceutiques et agro-alimentaires, ont pu tenir financièrement.

Les hommes se sont retrouvés « obligés » de rester chez eux et la promiscuité à fait monter de la violence (violence domestique et agressions dans la rue).

Personnellement on m’a agressée pour me voler. Les agressions pour vols (sacs à main, téléphones portables, etc.) se sont multipliées.

Dans les rues on a peur, car résister au voleur c’est risqué un coup de couteau qui peut, hélas parfois, conduire à la mort ou au handicap. (Je ne suis pas sûr que cela la rassurera, mais qu’elle sache que cette situation est identique en France, dans toutes les provinces.)

Généralement les personnes les plus ciblés sont les femmes et les étrangers car, pour eux, le slogan « Je reste chez moi, je sauve des vies » n’a aucune signification pour des migrants sans papier et en situation irrégulière.

La fermeture officielle des frontières a laissé des brèches de passages clandestins un peu partout.

Nous entendons parler de nombreuses entrées venant du Maroc, de la Lybie, du Cameroun, du Ghana, du Mali, etc.

Une grande partie de la population n’a plus les moyens de se payer la nourriture, et encore moins les loyers, les factures d’eau, de gaz, d’électricité, etc. »

J’entends de plus en plus autour de moi les algériens d’un certain âge ne pas hésiter à regretter ce que vous appelez « le temps béni des colonies », où ils étaient soignés et où ils pouvaient se nourrir, mais ce n’est pas ce que l’on nous enseigne dans nos universités, je peux en témoigner ».

*J’ai vécu l’épidémie de typhus, à Alger. Nous, les écoliers, avions tous autour du cou un sachet de camphre pour éloigner le mal et je me souviens que les draps blancs manquaient pour ensevelir les milliers de morts musulmans, mais nous nous en sommes sortis et je veux croire que, si les algériens s’en sortent actuellement, c’est grâce aux équipements hospitaliers que nous avons bâtis ensemble, à l’époque coloniale, comme a tenu à le préciser le professeur Belhadj, de l’hôpital de Mustapha.

*Le moins que je pouvais faire était donc de diffuser plus amplement ce témoignage transmis, probablement, par une étudiante d’Alger et je l’en remercie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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