Publié par Abbé Alain Arbez le 14 septembre 2020

Dans le récit évangélique de la passion, un certain Simon de Cyrénaïque (Lybie) vient aider Jésus à porter la croix. Un peintre florentin le représente avec la peau noire d’un Africain.

Mais le livre des Actes des Apôtres rédigé par Luc nous dit : « Il y avait dans l’Eglise d’Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Symeon appelé Niger (le noir), Lucius de Cyrénaïque (Lybie), Manaèn et Saul ».

Ce qui nous donne un écho concret de la fraternité interethnique vécue dans les premières communautés chrétiennes, où très vite au 1er siècle non seulement des juifs et des non juifs vont partager la méditation de la Parole de Dieu dans le cadre du repas cultuel (eucharistie) autour d’une même table, mais où des membres de l’Eglise, de conditions sociales et d’origines culturelles différentes, vont faire cause commune.

Il y eut également à la tête de l’Eglise romaine trois papes dits « africains », mais même si leur teint était sombre, c’étaient des Berbères : Victor 1er, Miltiade et Gélase. Il en est sans doute de même avec des personnalités chrétiennes telles que Cyprien de Carthage et Augustin d’Hippone.

La devise de l’époque était donc visiblement : Human lives matter !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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