Publié par Christian Larnet le 6 septembre 2020

Erdogan : « les Grecs seront amenés à comprendre que la Turquie a la puissance militaire pour déchirer les cartes. »

Samedi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé la Grèce et lui a dit d’entamer des discussions sur les revendications territoriales contestées de la Méditerranée orientale, sous peine d’en subir les conséquences.

« Ils vont comprendre que la Turquie est assez forte pour déchirer les cartes

(…)

Ils vont comprendre soit par le langage de la politique et de la diplomatie, soit sur le terrain via de douloureuses expériences » : a déclaré le président Erdogan lors de nouvelles menaces envers la Grèce pendant la cérémonie d’ouverture d’un hôpital à Istanbul.

Ankara affronte actuellement la Grèce et Chypre pour les droits d’exploration pétrolière et gazière dans les eaux territoriales grecque et chypriote en Méditerranée orientale. Toutes les parties ont déployé des forces navales et aériennes pour faire valoir leurs revendications concurrentes dans la région.

« Ils vont comprendre que la Turquie a le pouvoir politique, économique et militaire de déchirer les cartes et documents immoraux imposés », a ajouté M. Erdogan, en se référant aux zones marquées par la Grèce et Chypre comme leurs zones économiques maritimes.

M. Erdogan a ajouté que la Turquie était « prête à toute éventualité et à tout résultat ».

Les commentaires du président surviennent après que l’OTAN ait déclaré que les officiers militaires de Grèce et de Turquie avaient entamé des discussions techniques pour réduire les risques de conflits armés ou accidentels.

Les deux alliés de l’OTAN sont bloqués depuis des semaines dans une impasse tendue en Méditerranée orientale, où la Turquie prospecte les fonds marins à la recherche de réserves énergétiques dans une zone que la Grèce revendique comme son propre territoire.

Ankara affirme avoir le droit de prospecter dans cette zone et accuse Athènes d’essayer de s’emparer d’une part injuste des ressources maritimes.

La passivité de l’Europe, qui a laissé sans réagir et sans rien faire la Turquie capturer et devenir l’occupant illégal d’une partie d’un pays européen, Chypre, préludait à ce sentiment d’immunité d’Erdogan face à une Europe qui parle beaucoup mais fait très peu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Si vous êtes chez Orange, Wanadoo, Free etc, ils bloquent notre newsletter. Prenez un compte chez Protonmail, qui protège votre anonymat

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous