Publié par Gaia - Dreuz le 8 octobre 2020

Source : Ladepeche

Un élu de La Courneuve (Seine Saint-Denis) a été jugé à Bobigny ce mardi pour des faits « d’apologie du terrorisme ». Lors d’une visite d’Emmanuel Macron à La Courneuve, celui-ci avait tenu des propos à la gloire de Mohamed Merah, le terroriste islamiste franco-algérien ayant perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban.

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À la barre du tribunal de Bobigny (Seine Saint-Denis) ce mardi 7 octobre, le cas de Mohamed Bekhtaoui. Le trentenaire, élu d’opposition à au sein du Conseil municipal de La Courneuve, comparaissait pour des faits relevant de « l’apologie au terrorisme ». Le prévenu s’était « illustré » lors d’un déplacement d’Emmanuel Macron dans le département en avril dernier. 

À ce moment précis, la France est entrée en confinement et traverse la première vague de Covid-19. Le chef de l’État organise un déplacement en Seinte Saint-Denis, un territoire alors particulièrement impacté par le virus. Durant son programme, le président de la République fait étape à La Courneuve, où il va être amené à rencontrer les élus locaux : Gilles Poux, communiste, vient d’être réélu maire lors du premier tour des élections municipales. Dans la salle du Conseil municipal, Mohamed Bekhtaoui, 37 ans, avait lui intégré les rangs de l’opposition, sous l’étiquette de l’Union populaire républicaine. 

« Il a vrillé »

Selon Le Parisien, l’intéressé était en premières lignes pour assister à la visite du président de la République. Dans la foule, les forces de l’ordre repèrent l’élu de l’opposition, déjà connu des services de police pour des vols, des outrages et des conduites sans permis. Pas moins de 21 mentions composent son casier judiciaire. Il expliquera aux forces de l’ordre qu’il avait « des choses à dire » au président. Il en oublie pourtant les mesures de restriction pour endiguer l’épidémie de Covid-19 : le trentenaire ne possède ni de masque, ni d’attestation de déplacement. C’est la troisième fois que le trentenaire est contrôlé sans le document, alors obligatoire. L’élu est interpellé et placé en garde à vue.

C’est là que la situation dégénère pour Mohamed Bekhtaoui : « il a vrillé », relate le substitut du procureur. L’élu va tenir des propos à la gloire de Mohamed Merah, le terroriste islamiste franco-algérien ayant perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban. « Je vais devenir le nouveau Mohamed Merah. J’ai eu de la chance de le côtoyer, il m’a ouvert les yeux. Je vais faire un carnage », cite le brigadier-chef. Incarcéré, il ira répéter plusieurs fois : « Allahou akbar », clamant son innocence à tue-tête. À 2 heures du matin, le politique se met à hurler et dans sa cellule et à tambouriner à la porte. Il va alors uriner sur le sol, avant de tenter d’arracher la caméra de surveillance installée dans la pièce. 

À son encontre, le substitut du procureur va réclamer six mois de prison aménageables. L’individu a cependant été relaxé pour les faits « d’apologie du terrorisme » qui lui avaient été reprochés. Il a été condamné à 140 heures du travail d’intérêt général pour les outrages.

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