Publié par Jean-Patrick Grumberg le 8 octobre 2020

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Le journaliste Paul Sperry, que le président retweete régulièrement, affirme que Joe Biden fait l’objet d’une enquête criminelle fédérale active pour son rôle dans l’enquête contre Trump sur la Russie de 2016 qui a conduit à l’espionnage de sa campagne. De plus, son implication en Ukraine dans l’emploi qui a été offert à son fils Hunter par une compagnie gazière corrompue fait également l’objet d’une enquête.

Si Sperry a raison, c’est une énorme nouvelle à quelques semaines seulement de l’élection présidentielle, et qui indique que Joe Biden a beaucoup plus à perdre que la présidence s’il ne remporte pas l’élection.

Contexte

Mardi, le président Donald Trump a enfin pris le taureau par les cornes, et a annoncé dans un tweet qu’il a autorisé la déclassification « totale » des tous les documents dans les deux dossiers majeurs qui ont marqué l’année 2016 et affaiblit la démocratie américaine. Il s’agit de :

  • Tous les documents relatifs aux accusations de collusion avec la Russie qui ont été portées contre lui et ont servi à espionner sa campagne, engager des poursuites pénales contre plusieurs de ses collaborateurs, afin de comprendre quelle est leur origine, qui sont les personnes réellement impliquées au plus haut niveau, qui savait dans le cercle rapproché du président Obama et le président lui-même, et à quel degré la corruption a pénétré les agences de l’administration Obama.
  • Les enquêtes sur le serveur d’email privé d’Hillary Clinton.

Trump entend que toute la lumière soit faite avant la fin de l’année, sachant que s’il n’était pas réélu, l’ensemble du dossier serait enterré et les Américains n’apprendraient jamais la vérité. De plus, le mensonge resterait comme une marque indélébile sur sa présidence, ce qu’il ne veut pas.

« J’ai autorisé la déclassification totale de tous les documents relatifs au plus grand crime politique de l’histoire américaine, le hoax sur la Russie.

De même, le scandale des emails d’Hillary Clinton. Pas de censure », a-t-il tweeté vers 20 h 40 (heure de l’Est).

Plus tard, Trump a ajouté qu’il « n’arrive pas à croire que ces escrocs ne soient pas encore devant les tribunaux », faisant référence à d’anciens agents du FBI.

Il est exact que toute l’affaire montre les limites du pouvoir de l’homme le plus puissant au monde : il n’a pas réussi, en quatre ans de présidence, à fissurer l’épaisse carapace de Washington, le marécage, dont les membres, qu’ils soient Démocrates ou Républicains, se soutiennent les uns les autres, se protègent et s’épaulent comme un porc-épic.

La décision du président est intervenue après qu’il a pris connaissance des dernières découvertes de l’enquête du journaliste d’investigation de RealClearInvestigation, Andrew McCarthy, et de la déclassification, mardi dernier, par le directeur du renseignement national, John Ratcliffe, de certaines parties des documents qui révèlent le rôle d’Hillary Clinton dans l’orchestration de la collusion entre Trump et la Russie.

Si les informations de Sperry se confirment, elles contredisent ce qu’e le ministre de la Justice William Barr a déclaré récemment dans son interview à CNN, disant que Biden et Obama ne font pas l’objet d’une enquête. Mais la façon dont Barr l’avait annoncé plus tôt cette année laissait la place à des changements, et peut-être que des preuves nouvelles les ont conduits sur cette voie.

Si un autre journaliste confirme les propos de Sperry si près des élections, ce sera une vraie bombe de la même nature que la révélation à quelques semaines des élections de 2016 par James Comey, qu’il rouvrait le dossier contre Hillary Clinton concernant le scandale des emails.

Sperry a déclaré mardi que les enquêteurs de la Chambre se sont joints au Sénat pour demander au FBI d’ouvrir une enquête criminelle sur un « possible trafic d’influence étrangère » impliquant Joe Biden, son jeune frère et son fils.

Biden

La semaine dernière, le Sénat a publié un rapport écrasant (1) sur l’activité criminelle potentielle à laquelle Hunter Biden était mêlé.

Voici les conclusions de l’enquête révélée par le sénat :

  • Début 2015, l’ancien chef de mission adjoint par intérim de l’ambassade des États-Unis à Kiev, en Ukraine, George Kent (4), a fait part de ses inquiétudes aux responsables du bureau du vice-président Joe Biden concernant un conflit d’intérêts en ce qui concerne le rôle de Hunter Biden au sein du conseil d’administration de la société ukrainienne Burisma.
  • Les inquiétudes de Kent sont restées sans réponse parce que l’Administration Obama était certaine qu’Hillary Clinton allait remporter les élections, et que le dossier de corruption serait enterré.
  • En septembre 2016 – avant l’élection de Trump à la présidence, Kent a indiqué dans un email à ses collègues,

« … La présence de Hunter Biden au conseil d’administration de Burisma est très gênante pour tous les responsables américains qui font avancer un programme de lutte contre la corruption en Ukraine ».

  • En octobre 2015, Amos Hochstein, haut responsable du Département d’État, avait également fait part de ses inquiétudes au vice-président Biden, ainsi qu’à Hunter Biden, en soulignant que la position de ce dernier au sein du conseil d’administration de Burisma permettait aux Russes de s’engager dans une campagne importante de désinformation, et risquait de saper la politique américaine en Ukraine.
  • Bien que Kent ait estimé que le rôle de Hunter Biden au sein du conseil d’administration de Burisma était gênant pour le programme de lutte contre la corruption en Ukraine, les commissions d’enquête du sénat n’ont eu connaissance que de deux personnes – Kent et l’ancien envoyé spécial américain et coordinateur des affaires énergétiques internationales Amos Hochstein – qui ont fait part de leurs inquiétudes au vice-président Joe Biden.
  • La gêne pour les responsables de l’administration Obama s’est poursuivie bien après sa présidence.
  • L’ancien secrétaire d’État John Kerry connaissait le rôle de Hunter Biden au sein du conseil d’administration de Burisma, mais lorsqu’on l’a interrogé à ce sujet lors d’une réunion publique à Nashua le 8 décembre 2019, Kerry a menti et déclaré :

« Je n’avais aucune connaissance de tout cela. Aucune. Non. » [La preuve du contraire est détaillée dans la section V dit le rapport du sénat]

  • L’ancienne secrétaire d’État adjointe aux affaires européennes et eurasiennes, Victoria Nuland, a déclaré que le fait d’affronter les oligarques enverrait un message anticorruption important en Ukraine.
  • Kent a déclaré aux commissions du sénat que Zlochevsky était un « odieux oligarque ».
  • Cependant, en décembre 2015, au lieu de suivre les objectifs américains de confrontation avec les oligarques, le personnel du vice-président Biden lui a conseillé d’éviter de commenter sur Zlochevsky et lui a recommandé de dire « Je ne vais pas me lancer dans la dénonciation de noms ou l’accusation d’individus ».
  • Hunter Biden faisait partie du conseil d’administration de Burisma (censé être consultant en matière de gouvernance d’entreprise et de transparence) lorsque Zlochevsky aurait versé un pot-de-vin de 7 millions de dollars à des fonctionnaires du procureur général d’Ukraine, Vitaly Yarema, pour « clore le dossier contre Zlochevsky ».
  • Kent a témoigné que ce pot-de-vin avait été versé en décembre 2014 (sept mois après que Hunter ait rejoint le conseil d’administration de Burisma), et, après en avoir pris connaissance, lui et le conseiller juridique, ont rapporté cette allégation au FBI.
  • Hunter Biden a été un protégé des services secrets américains du 29 janvier 2009 au 8 juillet 2014. Un jour avant son dernier voyage en tant que protégé, le Time a publié un article décrivant les efforts de lobbying accrus de Burisma auprès des fonctionnaires américains et l’implication de Hunter dans le conseil d’administration de Burisma. Avant de mettre fin à sa mission de protection, Hunter Biden a bénéficié de la protection des services secrets lors de ses voyages à l’étranger, notamment à Moscou, Pékin, Doha, Paris, Séoul, Manille, Tokyo, Mexico, Milan, Florence, Shanghai, Genève, Londres, Dublin, Munich, Berlin, Bogota, Abu Dhabi, Nairobi, Hong Kong, Taipei, Buenos Aires, Copenhague, Johannesburg, Bruxelles, Madrid, Mumbai et au lac de Côme.
  • Andrii Telizhenko a rencontré au moins dix fois des responsables de l’administration Obama (3), dont Elisabeth Zentos, membre du Conseil de sécurité nationale d’Obama. Une société de lobbying des Démocrates, Blue Star Strategies, a passé un contrat avec Telizhenko de 2016 à 2017 et a continué à lui demander son aide aussi récemment qu’à l’été 2019. Un récent article de presse a détaillé d’autres contacts importants entre Telizhenko et des responsables de l’administration Obama.
  • En plus des plus de 4 millions de dollars versés par Burisma pour la participation de Hunter Biden et de son associé Devon d’Archer aux conseils d’administration, Hunter Biden, sa famille et Archer ont reçu des millions de dollars de ressortissants étrangers aux antécédents douteux.
    • Archer a reçu 142 300 dollars de Kenges Rakishev du Kazakhstan, prétendument pour une voiture.
    • Le même jour, le vice-président Joe Biden a rencontré le Premier ministre ukrainien Arsemy Yasenyuk et s’est adressé aux législateurs ukrainiens à Kiev au sujet des actions de la Russie en Crimée.
    • Hunter Biden a reçu un virement bancaire de 3,5 millions de dollars d’Elena Baturina, l’épouse de l’ancien maire de Moscou.
  • Hunter Biden a ouvert un compte bancaire auprès de Gongwen Dong pour financer une série de dépenses de 100 000 dollars avec James Biden et Sara Biden.
  • Hunter Biden avait des relations d’affaires avec Ye Jianming, Gongwen Dong et d’autres ressortissants chinois liés au gouvernement communiste et à l’Armée populaire de libération. Ces associations ont généré des millions de dollars de liquidités.
  • Hunter Biden payait des femmes non-résidentes qui étaient des ressortissantes de Russie ou d’autres pays d’Europe de l’Est et qui semblaient être liées à un « réseau de prostitution ou de trafic d’êtres humains d’Europe de l’Est ».

Tous les faits mentionnés avaient déjà été révélés par le journaliste d’investigation John Solomon (2).

Clinton

Hillary Clinton a personnellement signé le hoax appelé depuis « Russiegate » dans le but de détourner l’attention de son scandale sur son serveur d’email privé, selon une note manuscrite de John Brennan, faisant référence à des informations des services de renseignement russes obtenues par les agences de renseignement américaines en juillet 2016.

C’est la révélation que le directeur national du renseignement John Ratcliffe vient de lâcher à la commission judiciaire du Sénat.

La lettre de Ratcliffe au président de la commission, Lindsey Graham, affirme qu’à la fin du mois de juillet 2016, les services de renseignement américains ont « obtenu des informations » d’espions russes, selon lesquelles la « candidate Démocrate à la présidence des États-Unis, Hillary Clinton, a approuvé un plan visant à provoquer un scandale » contre son adversaire Républicain, Donald Trump. Le plan consistait à « lier Trump à Poutine et au piratage par les Russes des serveurs du Comité national démocrate ».

En deux ans et demi d’enquête, l’enquêteur spécial Robert Mueller, nommé spécialement à cet effet, avec ses 15 enquêteurs et plus de 500 interrogatoires, n’a jamais été capable de trouver la moindre preuve de collusion. Et pour cause, elle n’existait pas – en tous cas pas du côté Trump mais du côté Hillary Clinton, sur laquelle il a refusé d’enquêter, évidemment : c’est le marécage et on s’y soutient les uns les autres.

  1. https://justthenews.com/accountability/russia-and-ukraine-scandals/senate-report-slams-bidens-conflicts-interest-flags
  2. https://justthenews.com/accountability/russia-and-ukraine-scandals/monamholdstate-dept-feared-burisma-paid-bribe-while

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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