Publié par Magali Marc le 10 octobre 2020

Selon le sondage hebdomadaire de la firme Rasmussen Reports, le Démocrate Joe Biden aurait désormais 12 points d’avance sur le Président Trump. Joe Biden devancerait le Président par 52% contre 40 % parmi les électeurs américains probables. Pourtant, un sondage Gallup récent indique que 56% des Américains se considèrent mieux lotis maintenant que quatre ans auparavant sous l’Administration Obama. On ne peut rien prendre pour acquis, mais de là à croire que Joe Biden va être élu en novembre, il y a une marge.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Brian C. Joondeph, paru sur le site d’American Thinker, le 9 octobre.

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Les Sondages d’opinion des élections présidentielles – Du déjà vu ?

Les firmes qui réalisent les sondages lors des élections présidentielles ont la mémoire courte.

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Il y a à peine quatre ans, la plupart des enquêteurs se sont fourvoyés en prédisant une victoire écrasante d’Hillary Clinton.

Plutôt que de faire preuve d’humilité et se livrer à une introspection après avoir fait des prédictions aussi farfelues, ils ont redoublé d’efforts et pourraient bien être retombés dans le même travers qu’en 2016.

La justesse des sondages d’opinion dépend de la qualité de leurs échantillons.

L’évaluation de la popularité du Président Trump à Boulder (Colorado) par rapport à Sturgis ( Dakota du Sud) est sûre de donner des résultats très différents selon la population interrogée.

Un sondage récent donne 14 points d’avance à Joe Biden

Un sondage de NBC News/Wall Street Journal, réalisé entre le 30 septembre et le 1er octobre, a montré que Joe Biden avait 14 points d’avance sur le Président Trump, soit 53 à 39 %, contre 8 points une semaine plus tôt.
Donc c’est fini, la partie est terminée.

Il est temps pour Joe Biden de commencer à préparer son déménagement afin de quitter son sous-sol pour aller occuper la Maison Blanche.
Mais quels répondants ont été interrogés afin de donner à Joe Biden une telle avance ?

En examinant l’échantillonnage de ce sondage, ce que les médias préfèrent dissimuler, on constate que :

  • ce sont les électeurs inscrits (registered), pas les électeurs probables (likely), qui ont été interrogés. C’est une coche dans la colonne des points négatifs. Plus on se rapproche de la date des élections et plus ce type d’échantillonnage est douteux.
  • Étant donné que le taux de participation aux élections présidentielles est généralement d’un peu plus de 50 %, la moitié des personnes interrogées ne voteront pas, quelles que soient leurs opinions.
  • Sur les 800 électeurs inscrits interrogés, les Démocrates ont été sur-échantillonnés de 9 points, soit 45% contre 36 %, ce qui explique en grande partie l’avantage supposé de 14 points de Joe.
  • Ce sondage fait écho à un sondage de la Quinnipiac University, réalisé en juillet dernier, qui a révélé que Biden avait 15 points d’avance sur Trump. Une fois de plus, les électeurs inscrits et les démocrates ont été sur-échantillonnés de 10 points, soit 34 contre 24 %, ce qui explique en grande partie l’avance de 15 points de Joe.

Y a-t-il 8 à 10 % de plus de démocrates que de républicains sur le terrain ?
Si c’est le cas, alors comment se fait-il qu’Hillary Clinton n’est pas celle qui se présente pour être réélue ?

En réalité, c’est peut-être l’inverse qui se produit.

Politico a rapporté que l’inscription des républicains sur les listes électorales a augmenté en Floride, soit 41 % de plus de nouveaux électeurs républicains que de nouveaux électeurs démocrates.

Octobre 2016, la référence historique

L’histoire peut servir de référence et donner une impression de déjà-vu aux enquêteurs et aux médias qui paient pour les sondages.

En octobre 2016, Hillary Clinton avait 12 points d’avance sur le candidat Trump, selon un sondage d’ABC News. Comment cela s’est-il passé ?

Un sondage de la CBC quelques semaines avant l’élection de 2016 donnait à Hillary Clinton une avance de 9 points sur Donald Trump. Ce sondage avait également sur-échantillonné les démocrates.

En plus de sur-représenter les démocrates, l’autre erreur consiste à demander aux électeurs potentiels qui ils préfèrent voir comme gagnant de l’élection, alors qu’il faudrait leur demander qui ils s’attendent à voir gagner.

Demandez à un fan de sport qui il veut voir gagner, et il choisira son équipe préférée. Si vous lui demandez qui il s’attend à voir gagner, comme s’il devait parier de l’argent sur le match, vous obtiendrez peut-être une réponse différente et plus précise.

Le 1er octobre 2020, la firme Gallup a noté que le taux d’approbation du travail de M. Trump est de 46 %, ce qui est proche quoique légèrement inférieur au taux record de 49 % enregistré en début d’année.

Plus important encore, lorsqu’ils ont demandé aux personnes interrogées qui ils s’attendaient à voir gagner l’élection, Trump a été choisi par 56% des répondants contre 40%, soit une marge de 16 points.

Cette dernière question a permis de prédire le vainqueur du vote populaire, bien que pas nécessairement le vainqueur du Collège électoral, de chaque élection présidentielle depuis 1996.

La nouvelle donne

Les électeurs remarquent peut-être la pléthore de panneaux pro-Trump et la rareté des panneaux pro-Biden lorsqu’ils se déplacent en voiture? Ou que leurs amis et voisins appuient Trump ?

Peut-être voient-ils que les rassemblements de M. Trump se composent de dizaines de milliers de participants, tandis que les «rassemblements» de M. Biden, si on peut appeler ça des rassemblements, ne comptent que quelques dizaines de participants, composés surtout des médias et des services secrets ?

Les électeurs ont-ils remarqué que des centaines de partisans de Trump conduisaient leurs voitures, camions et motos à travers le Colorado pendant que le président était à l’hôpital pour combattre le coronavirus ?

Ou ont-il aperçu des milliers de plaisanciers se rassemblant pour Trump lors d’un défilé de bateaux en Caroline du Nord ?

Et que dire de cette parade interminable de voitures pro-Trump il y a quelques jours à Olympia, Washington ?

On n’a rien vu de semblable pour Joe Biden.

Peut-être que les électeurs ont remarqué la confiance de Trump par rapport à la panique des Démocrates ?

Trump est sorti de l’hôpital et sera bientôt en campagne après s’être remis du coronavirus. Il sera prêt pour le prochain débat.

Les Démocrates et les médias, ont déclaré sans rire que Joe Biden a facilement gagné le premier débat mais qu’il ne devrait pas en faire d’autres, ce qui n’a aucun sens.

Si Joe Biden avait réellement gagné le premier débat, les responsables de sa campagne devraient vouloir qu’il en fasse une douzaine d’autres. Mais ce n’est pas le cas.

Peut-être les électeurs réalisent-ils que Trump gagne presque toujours, et que parier contre lui est une mauvaise idée, surtout quand il est le Président sortant ?

Beaucoup ont parié contre Trump depuis le jour où il a pris l’escalier roulant de la Trump Tower en juin 2015 et ont perdu ces paris. Cela pourrait expliquer pourquoi tant de gens pensent qu’il sera réélu, même si les sondages disent le contraire.

Il faut garder à l’esprit le fait que la plupart des sondages réalisés par les médias tentent d’influencer l’opinion publique plutôt que de la refléter.

Les responsables des campagnes électorales ont leurs propres sondages internes qui disent probablement aux Démocrates de s’inquiéter, ce qui explique leur hystérie croissante à l’approche des élections.

Par exemple, l’approbation de Trump parmi les électeurs noirs probables est de 23 %, selon les rapports la firme Rasmussen. Il s’agit d’un groupe démographique qui a voté pour Trump en 2016 avec un nombre à un chiffre seulement (8%).

Cela expliquerait que Chris Wallace et John Roberts de Fox News ont demandé pour la énième fois à Donald Trump de dénoncer la Suprématie blanche (afin de rappeler qu’il est «raciste»).

Les médias vont-ils commettre la même erreur qu’il y a quatre ans, lorsqu’ils accordaient à Hillary Clinton « plus de 99 % de chances » de battre Donald Trump à peine 3 jours avant l’élection ?

Ou tiendront-ils compte des prédictions du professeur Helmut Norpoth de l’Université de Stony Brook, dont le modèle a correctement prédit les résultats de cinq des six dernières élections présidentielles, et qui prévoit maintenant que le Président Trump sera réélu dans un raz-de-marée ?

C’est une élection si importante pour les Démocrates et les médias qu’ils sont prêts à perdre toute crédibilité en prédisant une victoire écrasante de Joe Biden, de manière à démoraliser les partisans de la base électorale de Donald Trump, au point que certains baisseront les bras et resteront chez eux.

L’histoire se répétera-t-elle le 3 novembre ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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