Publié par Mireille Vallette le 10 octobre 2020

Deux référendums issus du PLR et de l’UDC sont lancés contre le refus du Grand Conseil de Neuchâtel de soumettre au peuple la reconnaissance des communautés religieuses.

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Les deux partis (au parti libéral radical, on ne mélange pas les torchons -l’UDC- et les serviettes) contestent le refus du parlement de modifier la Constitution afin de soumettre de telles reconnaissances au référendum populaire.

Les députés ont soigneusement évité de citer l’islam qui était évidemment dans toutes les têtes. Mais pour faire semblant qu’il s’agissait d’autre chose, Arc-Info a illustré le sujet par un adorable petit juif portant kippa.

En 2018, on comptait 272 juifs de plus de quinze ans et 6675 musulmans.
La gauche et le Conseil d’Etat craignent le classique «risque de stigmatisation» en cas de vote du peuple. Mais à force de ne pas stigmatiser, on cache sous le tapis des faits qui justifient amplement la méfiance de ce même peuple.

Rappelons le paysage islamiste de ce charmant canton.

Il a en guise de vedette le Franco-Tunisien naturalisé suisse Mohammed Karmous, un Frère musulman hyperactif.

Première mission de ce prosélyte : la création en 1997 à Neuchâtel de la Ligue des musulmans de Suisse (LMS) qu’il présidera une dizaine d’années. La LMS cite à cette époque comme une de ses références un «Recueil de fatwas» sidérant d’intolérance et de sexisme, réalisé sous la houlette du très fanatique idéologue de la Confrérie, Youssouf Al Qaradawi. Et préfacé par Tariq Ramadan.

En Suisse, ce sont 3,6 millions d’aide de Qatar Charity que Chesnot et Malbrunot ont retracés, pour cinq projets. Ils concernent tous le couple Karmous, dont l’affection pour les Frères musulmans est légendaire.

Karmous a été durant une dizaine d’années trésorier de l’institut de Château-Chinon en France, qui forme des imams. En 2007, il avait été interpellé dans un TGV, porteur de 50’000 € en liquide pour l’institut. Il était membre de l’UOIF. Les Renseignements généraux le présentent à cette époque comme «un militant islamiste».

Le couple Karmous a fondé l’Institut culturel islamique de Suisse qui gère le musée et que Qatar Charity a généreusement irrigué. Lors de leur visite au Musée des civilisations de La Chaux-de-Fonds (contribution de 1,4 mio de QC), les auteurs de «Qatar Papers» découvrent des ouvrages de Hassan al-Banna, Youssef Al Qaradawi, Tariq Ramadan «et même Sayyid Qutb considéré comme l’un des maîtres à penser des djihadistes actuels».

Le petit empire Karmous s’étend

Mohamed Karmous

Mohamed Karmous a aussi créé à Neuchâtel la très frériste Ligue des musulmans de Suisse qui a désormais son siège au Ccomplexe culturel musulman de Lausanne (CCML) à Prilly, le plus grand du canton de Vaud. Karmous en est le fondateur et le président. Ce centre a reçu 1,6 mio de francs de Qatar Charity.

L’imam du CCML, Abdelwahed Kort, n’a pu condamner, lors d’un reportage de la TSR, ni la polygamie, ni la lapidation.

Le centre invite régulièrement ses chers Frères et même à deux reprises un cheikh qui exprime un degré d’antisémitisme ahurissant et confirme trois jours après le massacre de Charlie Hebdo que le châtiment des blasphémateurs de Mahomet est la mort.

Cet endoctrinement ne gêne pas le moins du monde les autorités vaudoises. Quant au représentant tant aimé des médias et desdites autorités, Pascal Gemperli, dirigeant de l’Union vaudoise des associations musulmanes (UVAM), il considère que le CCML est un «centre exemplaire».

Le canton de Vaud a lui aussi engagé un processus de reconnaissance. L’UVAM a déposé sa demande.

Mohamed Karmous est également président, selon «Qatar Papers», de la Fondation Wakef qui rassemble nombre de Frères musulmans actifs en Suisse. Elle gère le très discret Centre Salah-Eddine de Bienne qui a lui aussi bénéficié de fonds qataris.

L’islamiste est enfin membre de la direction de la Comunità Islamica nel Cantone Ticino présidé par Ghaled Immat, l’un des pionniers de la création des mosquées fréristes en Europe.

Nadia Karmous, épouse de Mohamed

Nadia Karmous, épouse de Mohamed, est présidente de l’Association culturelle des femmes musulmanes de Suisse partisane du foulard et de l’habit, défenseure du burkini comme signe d’intégration et de richesse pour notre société, amatrice de ségrégation aquatique (elle a loué une piscine pour femmes durant quelques années), créationniste convaincue.

Elle nie aux auteurs de «Qatar Papers» faire partie de la mouvance des Frères, mais elle avoue avoir reçu une recommandation d’Al-Qaradawi pour lever des fonds. «Avec d’autres femmes, j’ai assisté à ses séminaires. On l’a invité à Genève. J’ai une photo avec lui. C’est un grand savant. C’est un honneur de le connaître.»

L’ami Hani

Derrière ces objectifs se profile un islam littéraliste. Mais les versets qui incitent à combattre toutes les religions autres que l’islam et condamnent leurs adeptes à l’enfer ne sont jamais évoqués. Ni, plus généralement, ceux qui choquent.

On apprend en février 2017 que l’un des plus radicaux de nos imams, Hani Ramadan, forme régulièrement des jeunes de l’Association culturelle des musulmans de Neuchâtel (ACMNE) à l’islam. Dans ses œuvres et son blog, Hani Ramadan affirme ses convictions liberticides et sa passion pour les théories du complot.

Le journaliste s’inquiète un peu que cet islamiste forme de jeunes cerveaux. Jamel Cherif, porte-parole de l’association, rassure. Les actes terroristes sont tout simplement «des réactions incontrôlables et irrationnelles» à la «politique d’exclusion» des malheureux. De plus, «on pratique la censure contre des musulmans, mais les attaques ou la stigmatisation contre cette communauté sont acceptées au nom de la liberté d’expression». Et les meurtres naissent de «cette stratégie politique et médiatique». On nous dit donc qu’en islam, il est tout à fait compréhensible qu’un musulman stigmatisé, pauvre, au chômage, aille assassiner au nom de sa religion.

J’avais fait à cette occasion une recherche sur cette association. Sur 34 cours hebdomadaires, seuls quatre (pour les petits) étaient mixtes. Avec le plus souvent les mêmes thèmes. La vidéo consacrée aux activités du secteur éducatif montre des filles le plus souvent en foulard et très enveloppées, les garçons vêtus à l’occidentale.

L’association annonçait aussi un «concours de mémorisation du Saint-Coran» organisé par l’UOIF et l’Institut des Sciences humaines de Château-Chinon, auquel participent des enfants de moins de dix ans.

Les charmes cachés d’Abu Ramadan

Cet imam de Bienne a été repéré en 2017 pour avoir entre autres réclamé «l’anéantissement des chrétiens, des juifs, des Russes et des chiites…». Il poursuivait en 2020, grâce à l’extrême indulgence de nos autorités, sa guerre sainte contre les chrétiens et autres mécréants à la mosquée Ar’Rahman de Bienne.

Quel contenu plaisait tant à l’Association culturelle des musulmans de Neuchâtel (ACMENE), la plus grande, pour qu’elle l’ait invité si fréquemment ? Et souvent en compagnie de Hani Ramadan.

Qu’appréciait Lotfi Hamami, président de l’Union neuchâteloise des associations musulmanes -qui regroupe la plupart des centres du canton- lorsqu’il participait à une manifestation en octobre 2015, en compagnie du même Abu Ramadan, et de l’ami Hani ?

Les médias ne nous ont rien expliqué vu qu’aucun d’entre eux n’a révélé ces amicales manifestations.

«Qatar Papers» cite Freier Burkhard, chef du service de protection de la Constitution à Düsseldorf, qui résume parfaitement la stratégie des FM : un mouvement non violent «qui s’infiltre lentement dans la société, tout en prônant le respect de nos principes démocratiques (…) ils sont en général bien formés, et ce sont eux qui introduisent leur idéologie dans la société, en endoctrinant d’abord la communauté musulmane.» Burkhard souligne que des «modérés» jouent un double jeu pour séduire les autorités. «Il ne nous reste qu’à sensibiliser le public et les politiques sur les dangers que représente ce mouvement et les stratégies qu’il déploie pour noyauter certains rouages de notre démocratie.»

Pour les autorités, la population neuchâteloise n’a pas le droit de connaître ces réalités. Pour les médias non plus : Le Temps m’a refusé une tribune libre à ce sujet.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Valette

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