Publié par Mathieu Cazal le 11 octobre 2020

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Si la situation préoccupante de la France et du monde occidental dans son ensemble ne laisse aucun doute sur les origines du déclin vécu par les populations de ces pays – chômage de masse, submersion migratoire, baisse du niveau de vie, chute de la natalité, déclassement social, intrusion récurrente des minorités ethniques et sexuelles dans le débat public, amplification des mentalités écologistes, montée du racisme anti blanc, de la christianophobie et de l’antisémitisme, ressentiment général des classes populaires et moyennes… -, il est un domaine nouveau qui catalyse le corps politique et médiatique : la santé.

Si l’être humain a de tout temps lutté pour préserver sa liberté physique et sa liberté de conscience, autrement dit son autonomie et sa responsabilité, il est actuellement en phase de remise en cause de ses prérogatives personnelles. Les empires, le fascisme, le communisme et l’islamisme semblaient, il y a peu encore, être l’horizon indépassable des totalitarismes. À quelle sauce allions-nous être mangés à l’avenir ? Aux déferlantes migratoires ? Aux émeutes de banlieues ? A la superpuissance chinoise ? Au retour des Gilets jaunes et à des jacqueries plus violentes ?

Tout ceci était sans compter sur un virus venu de Chine à l’aube de l’année 2020. Cette grippe à coronavirus rapidement dénommée Covid19 franchissait toutes les frontières physiques et étatiques de la planète. Le monde faisait face à une pandémie. Chaque pays s’organisant à sa manière en optant pour des méthodes d’endiguement – considérées comme «moyenâgeuses» selon le Professeur Didier Raoult, mais également inspirées du modèle chinois -, le monde entier s’est soumis à un syndrome de peur dont les gouvernements ont rapidement vu l’avantage qu’ils pouvaient en tirer.

C’est au cours de lectures et de rencontres opportunes que je pris connaissance d’un ouvrage dont il me semblait impossible de taire l’existence tellement il faisait preuve de singularité, de bon sens, et d’intelligence, surtout à une époque où ces qualités font défaut aux commentateurs de l’actualité. Je veux parler de l’essai paru tout récemment «DE LA BIOCRATIE : Réflexions sur une épidémie de grippe*» de l’avocat et essayiste Sidney Touati.

Son postulat part de trois constats précis

  • D’abord, aux cours des siècles passés et surtout au XXème, face aux épidémies de grippes, «la maladie, la mort ne sont pas des sujets politiques mais uniquement des questions médicales. On a globalement confiance dans le système de santé. L’existence de chacun n’est pas prise en charge par le pouvoir. On affronte le mal entouré de sa famille et de ses proches.»
  • Puis, aujourd’hui, avec la propagation du coronavirus, «la maladie devient un problème politique majeur alors qu’il n’y a aucune commune mesure entre le nombre relativement faible de morts et les réactions des États. Le monde médical est mis sous tutelle du pouvoir politique et des populations entières sont soumises à de stricts confinements et mesures contraignantes.»
  • Enfin, «l’homme diminué attend le salut du pouvoir exécutif et se tourne vers l’unique Divinité en laquelle il croit encore, celle qu’incarne l’Etat. On assiste à la destruction du sacré. La plupart des libertés et des droits fondamentaux prévus par la Constitution sont piétinés sans que des mouvements réactionnels concrets voient le jour.»

Ainsi, l’auteur organise sa thèse autour de l’idée essentielle d’une nouvelle forme de totalitarisme qu’il appelle BIOCRATIE (**) : «au nom de la défense de la vie, on soumet à des objectifs politiques la pratique médicale, la relation que chaque individu entretient avec son corps propre, avec la partie la plus intime de lui-même.»

A la lecture de ce travail aiguisé et finement élaboré, Sidney Touati met le doigt sur une question qui pour l’essentiel reste encore obscure. Le pouvoir politique cachant méticuleusement son jeu de dupe derrière une gestion cacophonique de la crise, mais somme toute tyrannique, le monde médiatique garde au maximum ses parts d’audience en rendant la crise sanitaire omniprésente dans le paysage audiovisuel et se fait l’auxiliaire de l’Etat en accueillant sur les plateaux télévisés et les antennes radio des médecins et des spécialistes largement acquis à la cause gouvernementale et aux intérêts des grands laboratoires pharmaceutiques.

Un livre subtil et précieux en ces temps troublés par des discours les plus fantaisistes les uns que les autres, mais qui ne ciblent pas le cœur de la question : le pouvoir de la vie appartient désormais aux gouvernements.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mathieu Cazal pour Dreuz.info.

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(**) Tous droits réservés à Sidney Touati sur cette terminologie personnelle.


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