Publié par Jean-Patrick Grumberg le 14 octobre 2020

En Arizona, il y avait ZERO personne au meeting politique de Joe Biden, la journaliste n’en croyait pas ses yeux. Et dans les sondages, il a 2 % d’avance sur Trump, 48 % contre 46 %.

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J’essaye de comprendre sans me faire de douces illusions. Je ne veux pas m’aveugler en tombant dans les explications faciles et cousues de fil blanc, ni appliquer la méthode Coué à un problème sans explication logique.

La réalité est que personne, absolument personne, n’est venu rencontrer le candidat Démocrate à la présidence, ce 12 octobre, dans l’Arizona. Et ce n’est ni nouveau, ni exceptionnel :

  • Quand le 16 août 2019, l’Eagle-Tribune, un journal local du Massachusetts rapportait que la campagne de l’ancien vice-président n’avait attiré qu’ « une trentaine de supporters » à un meeting organisé à Manchester, dans le New Hampshire, les médias expliquaient que la campagne de Biden démarrait à peine.
  • Mais à peine quelques dizaines de personnes seulement se sont présentées pour le « grand discours » de Biden à Pittsburgh un an plus tard, fin août 2020.

Comment expliquer des différences aussi immenses, des continents de différence, entre les sondages élevés et les salles vides de Biden ?

  • Les sondages ne sont pas fiables. Je l’ai longuement expliqué dans mes articles, arguments en main. Mais entre pas fiable de quelques points et à ce point différent de la réalité, quelque chose ne colle pas. Admettons que les vrais sondages de l’Arizona ne sont pas 46 % Trump contre 48 % à Biden. Admettons qu’ils trichent de 10 points, que c’est en réalité 56 % Trump – 38 % Biden : ça n’explique toujours pas que personne ne vienne à ses réunions politiques.
  • Certes, il n’y a pas le même enthousiasme pour Biden que pour Trump. Ou plus exactement, il n’y a aucun enthousiasme pour Biden, et un élan immense, un courant de sympathie formidable pour le président. C’est évident, palpable, factuel même, il suffit de voir les caravanes de bateaux, de bikers et de badauds pour Trump. Même les journalistes ne démentent pas. Evidemment, l’élection n’est pas mesurée par le degré d’enthousiasme des électeurs, mais le nombre de bulletins déposés dans les urnes.
  • D’autres encore disent que c’est plus un vote pour dégager Trump que pour élire Biden. Je l’entends bien, je suis d’accord avec ça, et je veux bien croire que beaucoup de Démocrates vont voter contre Trump plus que pour Biden. Mais personne ne vient rencontrer Biden en Arizona ?

Je n’arrive pas à me faire une religion entre toutes ces explications qui tiennent peut-être une petite partie de la clé…

C’est un mystère. L’absence de supporters aux meetings de Biden dans des Etats où il est en tête, rien ne l’explique vraiment.

L’enthousiasme n’est pas là, d’accord. Le vote est contre Trump, d’accord. Les sondages sont bidonnés, d’accord. Mais dans les 48 % d’électeurs de l’Arizona qui disent qu’ils vont voter pour Biden, il doit bien y en avoir quelques-uns qui l’apprécient – et aucun ne se déplace à son meeting de campagne ?

Ca me laisse perplexe, sans explication. Et c’est déplaisant, car je suis supposé vous apporter mon honnête commentaire, et décoder pour vous la situation politique d’une élection qui risque de secouer le monde et de le plonger dans un chaos que vous ressentez déjà jusque dans vos rues.

Il n’est pas aisé de voir le rapport entre les violences à Paris, et la réélection du président Trump, puisque le politiquement correct interdit toute liberté de réfléchir sur les sujets sensibles, et pourtant, les choses sont liées.

Je ne fais pas de propagande comme mes confrères (Charles Haquet et Axel Gyldén viennent de pondre dans L’Express un énième papier bourré de mensonges, d’omissions bien pratiques, et de contre-vérités empruntées aux anti-Trump, pour expliquer que Biden est un type formidable. C’est avec leurs stupides raisonnement à la con, totalement dépourvus d’intelligence et de réflexion, qu’ils ont fait élire Hollande et Macron). Je ne fabrique pas des faits qui n’existent pas, et ne cache pas ceux qui me dérangent, je refuse d’inventer. Voilà un paradoxe.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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