Publié par Frank Khalifa le 19 octobre 2020

C’est par cette déclaration télévisée « historico-spectaculaire » et ridicule, tant elle est rebattue à toutes les sauces, dont Emmanuel Macron s’est fendu ce vendredi soir 16 octobre 2016 à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, où un professeur d’histoire a été décapité en fin d’après-midi.

Pour rappel, ce professeur de collège d’histoire-géographie avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans le cadre d’un cours sur la liberté d’expression.

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Nous passerons sur l’émotion de la classe politique et la grand-messe du spectacle d’un président accompagné de plusieurs ministres dont Gérald Darmanin, titulaire du portefeuille de l’Intérieur.

Nous passerons sur les sempiternelles explications des pseudo-intellectuels de gauche, et de droite mais de gauche Lol, sur les justifications « d’un geste » d’horreur qui relègue au second plan la trace de l’agonie sur la face du pauvre décapité et la « peine » de sa famille.

Nous passerons sur les « pas d’amalgame », les « ils n’auront pas ma haine », « faut comprendre, il était un déraciné », les « bla-bla bla-blagues ».

Mais, le « ils ne passeront pas !», ça ne passe plus, Monsieur le Président de la République française ! Et pourquoi ?

Ici, c’est désormais, un « hussard de la République » qui a été assassiné, tout comme l’assassinat de Abel Chennouf-Meyer.

Ici, c’est la France, Terre des Lumières et pas le Pakistan, terre des ténèbres, où fut décapité le journaliste américain Daniel Pearl.

Un professeur a été assassiné pour avoir juste exercé une mission obligée de service public de l’Education nationale : instruire ses élèves sur un principe constitutionnel fondamental, celui de la liberté d’expression.

Lisez donc cette réaffirmation de 1994 par le Conseil constitutionnel sur la liberté d’expression qui est une « liberté fondamentale d’autant plus précieuse que son existence est une des garanties essentielles du respect des autres droits et libertés ».

Tout a commencé les 15 et 19 mars 2012 et « rien ne sera plus comme avant », je le déclarais devant les caméras de BFMTV, avec les tueries et attentats islamistes de Montauban et de Toulouse, perpétrés par le terrorisme islamiste contre les soldats de la République française, des enfants juifs du « Gan Rachi », école élémentaire privée sous contrat d’association avec l’Etat et un rabbin-enseignant du Lycée « Ozar Hatorah », lycée d’enseignement privé sous contrat d’association avec l’Etat.

Nos démocraties ne sont outrageusement pas à l’écoute de cette argumentation, péché d’orgueil de l’occident et angélisme universaliste ou islamo-gauchisme avéré lorsqu’on assiste au défilé de la CGT aux sons de musiques arabes endiablées.

Redissi Hamadi, écrivait déjà en 2007, dans « Le pacte de Nadjd ou Comment l’islam sectaire est devenu l’islam, aux éditions du Seuil », aux pages 182, 216 et 241, que l’islam « a entretenu des liaisons dangereuses avec l’Islamisme », que « le réformisme et l’islamisme sont les deux passerelles qui remettent définitivement le wahhabisme au cœur d’une tradition revigorée » et que « des affinités électives le réunissant au salafisme, les deux se meuvent dans un cercle herméneutique qui offre deux voies d’entrée, la réforme de la tradition par la religion (c’est-à-dire la miner) ».

Dans le cadre de l’Enseignement Moral et Civique, Samuel Paty était en première ligne. « Petit cheval blanc », « tous derrières et lui- devant » (Brassens, 1952), il a eu le courage d’essayer de démontrer la liberté d’expression comprend également le droit de caricaturer un prophète. A cause de ce courage, il est devenu un martyr de la République.

Non Monsieur le Président de la République, le « ¡No pasarán! », ne passe plus ! La France est déjà occupée…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Frank Khalifa pour Dreuz.info.

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