Publié par Piotr Stammers le 20 octobre 2020

Appartenant au mouvement islamiste Al Karama, le député Rached Khiari a publiquement applaudit l’acte commis le 16 octobre en France, où un enseignant a été décapité pour avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet.

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« Porter atteinte au Prophète de Dieu est l’un des plus grands péchés qui soient. Tout homme qui se rend coupable de cela doit en assumer les conséquences et les résultats, qu’il soit un Etat, un individu ou un groupe d’individus », a écrit l’élu de l’Assemblée des représentants du peuple sur sa page Facebook.

Sa publication a été « likée » plus de 2000 fois en 4 heures, samedi, et recueilli plus d’un millier de commentaires enflammés entre partisans de sa liberté d’expression et détracteurs. Ces derniers l’accusent d’apologie d’acte terroriste et considèrent que l’affirmation tombe sous le coup de la loi anti-terroriste en Tunisie.

Pour rappel, vendredi après-midi, un jeune homme d’origine tchétchène, né en 2002, a décapité un professeur d’histoire avec un couteau. Il a été abattu par la police à Eragny. Le parquet antiterroriste s’est saisi de l’enquête, mais il s’agit d’un acte inspiré par la religion.

Sur Twitter, la députée européenne Nathalie Loiseau a publié : « voilà à quoi ressemble le complice d’un assassin. Ne rien laisser passer« . Des mots totalement creux, une spécialité française, qui ne sera suivie d’aucun effet réel et efficace.

Si la France voulait vraiment agir, elle a un choix et un seul : que l’Education nationale affiche les caricatures de Mahomet dans chaque classe de chaque école de France, pour que les musulmans qui le refusent comprennent qu’ils sont dans un pays qui défend sa liberté d’expression, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Le reste n’est que mots creux.

  • Avant de devenir député en 2019, Rached Khiari animait notamment le site d’info “Al Sada” de sensibilité islamiste. Il a été arrêté à plusieurs reprises dans le cadre d’enquêtes pour diffamation, notamment en 2016 et en 2019 suite à une plainte du journaliste Hamza Belloumi.
  • Après avoir pris connaissance de sa déclaration, le tribunal de première instance de Tunis a annoncé à l’agence TAP, samedi, que le parquet antiterroriste tunisien avait ouvert une enquête, d’après le substitut du procureur de la République et porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis.
  • Ses propos ont également entraîné l’annulation de la diffusion d’une émission dans laquelle M. Khiari intervenait sur une chaîne privée tunisienne.
  • Le député s’est dit, lui, prêt à abandonner son immunité parlementaire.
  • Aucune enquête judiciaire n’a été ouverte pour le moment, mais le pôle judiciaire « a chargé une brigade spécialisée dans les affaires de terrorisme d’enquêter sur le contenu du post » sur Facebook, a déclaré lundi à l’AFP Mohsen Dali, substitut du procureur général au tribunal de première instance de Tunis.

    Cette brigade devra ensuite transmettre les résultats de l’enquête préliminaire au parquent qui « prendra les mesures appropriées », a-t-il précisé.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Piotr Stammers pour Dreuz.info.

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