Publié par Maurice Saliba le 23 octobre 2020

À la mémoire de Samuel Paty

Une semaine après l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine par le musulman jihadiste tchétchène Abdoullakh Anzorov, Malek Meselmani publie Ô Allah ! As-tu une arme cachée ? [1]. Ce livre discute de l’arme secrète de la conquête d’Allah dans le Coran. C’est cette arme qui a incité et encouragé l’assassin à commettre cet acte ignoble et barbare. Est-ce une exagération ?

L’arme cachée dont parle l’auteur est le verset coranique de l’Épée qui ordonne aux musulmans :

« Tuez les polythéistes [associateurs] partout où vous les trouverez! Capturez-les! Assiégez-les! Dressez-leur des embuscades… » (Coran, sourate 9, verset 5).

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L’auteur qualifie cette arme coranique de redoutable. Elle est la plus efficace et la plus déterminante qu’utilisent les musulmans contre les non-musulmans, contre la paix et pour la conquête islamique.

L’auteur de ce pamphlet de 116 pages met le monde en garde dans son introduction. Il écrit :

« Tout lecteur attentif du Coran se trouvera fort probablement confus. Il sera forcé de s’interroger : comment concilier le verset susmentionné avec des dizaines d’autres qui appellent à la tolérance, tels que le verset 2.256 : « Pas de contrainte en religion… »? Perplexe, il devra faire face à deux orientations diamétralement opposées, comme face aux protagonistes dans le roman de Robert Louis Stevenson, The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde ».

Il fait remarquer qu’une sorte de schizophrénie émerge dans le Coran, d’une part, avec les versets de paix qui ressemblent au personnage du Dr. Jekyll, et d’autre part, avec les versets de violence qui reflètent le caractère de Mr. Hyde.

Cette double personnalité qui ressort du Coran impacte impérativement la psychologie et le comportement paradoxal et perturbé de tout musulman qui prend, comme guide pour sa vie, ce livre aux orientations contradictoires, extrémistes et dangereuses.

Malek Meselmani tente en effet de clarifier comment les exégètes musulmans ont épuisé leurs esprits pendant des siècles pour résoudre cette équation épineuse. L’auteur met en lumière comment les oulémas ont débordé de leur verve talentueuse pour dissiper tout soupçon entre ces deux visions contradictoires dans leur livre sacré. La voie royale qu’ils ont finalement imposée pour y parvenir est le recours à la notion ou plutôt au principe de l’abrogeant et de l’abrogé, cette hérésie intellectuelle abominable. Ainsi justifient-ils, par l’application des versets dits abrogeants, l’annulation et le remplacement des versets dits abrogés.

La recherche systématique dans le patrimoine islamique a permis à l’auteur de relever 114 versets coraniques qui appellent à faire la paix avec les non-musulmans et à vivre également sans problème avec eux. Cependant, il met en évidence que la plupart des exégètes musulmans qu’il a identifiés affirment que le verset de l’Épée a lui-même abrogé et annulé 114 versets pacifiques.

L’argumentation de tous ces prétendus exégètes ne s’appuie que sur cette règle fondamentale, appliquée dans toutes les recherches et les études coraniques et islamiques. Elle stipule que lorsqu’il y a deux versets opposés, c’est le plus récent qui abroge le plus ancien. Par exemple, dans le cas du verset 2.256 : « Pas de contrainte en religion… », et celui du verset 9.5 : « Tuez les polythéistes là ou vous les trouverez… », le musulman devrait appliquer impérativement le dernier verset dicté à Mahomet.

Donc, le verset 9.5 de l’Épée, révélé plus tard durant la période médinoise, abroge le verset 2.256, révélé plus tôt durant la période mecquoise. Ces drôles d’exégètes ont un seul souci : c’est de défendre et de blanchir tout ce qui est dans le Coran. Ils inventent des astuces rhétoriques et des interprétations incohérentes pour expliquer l’inexplicable sans oser critiquer une lettre dans le Coran. Le recours à la raison ou au libre arbitre ne figure pas dans leur démarche intellectuelle ainsi que dans leur méthodologie de recherche et de réflexion.

L’auteur passe également en revue chacun des versets pacifiques révélés à la Mecque. Il montre, références à l’appui, qu’ils ont été abrogés par les versets guerriers et violents révélés plus tard à Médine. De cette façon, le processus d’abrogation, un raisonnement infantile, résout, dans le prisme de ces prétendus éminents exégètes adulés dans toutes les institutions islamiques, le conflit entre ces deux types de versets et force leur contenu dans le Coran à s’adapter avec le temps. C’est ce qui s’applique également a l’action de leur « beau modèle », Mahomet, qui lui-même passe de la tolérance au fanatisme, de la langue douce à l’usage de l’épée, de la paix à la guerre.

Ainsi, cette arme secrète d’Allah, est le verset 9.5 de l’Épée que les musulmans observent. Il a porté un coup de massue aux 114 versets pacifiques qui auraient permis aux musulmans de vivre en paix avec les non musulmans.

Le Coran s’impose donc comme un facteur déterminant dans la structuration psychologique et mentale des musulmans. L’assassin de Samuel Paty a-t-il agi contrairement aux prescriptions de son coran et du verset 9.5 ? Aucun exégète musulman ne peut prétendre le contraire, puisque le Coran constitue, pour lui comme pour tous les musulmans, un système de symboles et un traité juridique qui oriente et conditionne leur comportement social, individuel et collectif (la Umma islamique universelle).

Quant aux réactions d’indignation qu’expriment les notables musulmans après chaque attentat ignoble ou crime sanglant commis par un musulman au nom de l’islam ou pour défendre Mahomet, elles s’inscrivent inévitablement dans l’art de la fourberie et de dissimulation (la taqiya). Les imams qui scandent devant les caméras des versets pacifiques pour condamner les auteurs d’un attentat, ne peuvent être que des menteurs et des hypocrites. Car ils savent très bien que le verset de l’Épée a abrogé tous les versets pacifiques qu’ils radotent sans cesse. Ils savent également, tous, y compris l’imam Hassen Chalghoumi, que leurs coreligionnaires terroristes agissent toujours conformément au verset de l’Épée, cette arme cachée qu’on peut dégainer à tout moment. Ce qui explique la rareté des indignations islamiques, les silences quasi généralisés et leur absence remarquée dans les manifestations d’indignation et de solidarité avec la victime.

Avant de s’indigner sur le bout des lèvres des crimes commis par des musulmans et de compassionner face aux victimes non musulmanes, qu’ils commencent par s’indigner activement et se révolter sérieusement contre les versets coraniques qui incitent à la haine, à la violence, au racisme, à la discrimination raciale, à l’antisémitisme, à l’antichristianisme et au meurtre.

Toutes les mesures prises par les gouvernements pour combattre le terrorisme islamique demeurent obsolètes, s’ils n’osent pas s’attaquer à la source fondamentale de ce terrorisme dans le Coran. D’ailleurs, l’évêque de Montauban, Mgr Bernard Ginoux, a enfin osé déclarer :

« Nous devons reconnaître en vérité que le Coran contient des phrases qui justifient la violence…et nous les Chrétiens, avons un rôle à jouer dans la dénonciation de cette violence. »

Vaste programme, Monseigneur ! Que les prélats de la Conférence des évêques de France jusque-là dans la dhimmitude et adeptes de la langue de bois s’y mettent sérieusement !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Maurice Saliba pour Dreuz.info.

Note

[1] Malek Meselmani, Ô Allah ! As-tu une arme cachée ? Water Life Publishing, 2020, 114 p. (disponible sur Amazon). L’auteur est syrien, chercheur, historien de l’islam primitif. Il est l’auteur de : La naissance de l’État musulman ; Omar Ibn al-Khattab, la biographie cachée ; Les femmes dans l’Islam: honorées ou persécutées? [version anglaise : Women in Islam: Honored or Persecuted ?, 2013] ; The Qur’an: Its View and Treatment of Non-Muslims, 2013 ; The Qur’an: Analysis and Explanation, 2 vol., (avec Mohamed Lamsiah) ; et Le châtiment de l’épouse dans l’islam, article dans Riposte Laïque, 7 décembre 2009.

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