Publié par Gilles William Goldnadel le 27 octobre 2020

La gauche se sent toujours aisément offensée, c’est ainsi que dans un autre registre, Marlène Schiappa, ces derniers temps mieux inspirée, a cru devoir voler au secours du Parti Communiste Français tourneboulé par un tag l’ayant traité de « collabo » pour cette proximité idéologique qui n’a rien non plus d’électoralement désintéressée avec l’islam radical et politique.

La gauche est moins pointilleuse quand des centaines de milliers de Français qui n’appartiennent pas un parti qui a approuvé le pacte germano-soviétique et publié l’Humanité en accord avec les autorités d’occupation nazies, sont classés sans discussion à l’extrême droite et taxés de « fachos » écrivant dans une « fachosphère » pour la simple raison qu’ils ne veulent pas se voir imposer de force une immigration illégale et massive.

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Dans un ordre d’idées voisin, beaucoup ont été choqués par le fait que Pascal Bruckner reproche à Rhokhaya Diallo et consorts une certaine responsabilité dans les drames consécutifs à leur critique acerbe des caricatures de Charlie Hebdo. Mais les mêmes n’avaient pas soulevé la moindre objection qu’on puisse mettre sur le dos de Renaud Camus le massacre de Christchurch. Bien à l’inverse, chacun y avait rajouté une louche de fiel supplémentaire.

Mais retournons à l’islamogauchisme pour autant que nous l’ayons vraiment quitté. Voici maintenant trente ans que j’utilise ce vocable qui m’a valu bien des injures et des quolibets. À présent qu’il est rentré dans le dictionnaire du vocabulaire politique, on voudrait faire croire qu’il ne concerne que la frange la plus extrême de la gauche, France Insoumise comprise.

Il n’en est rien. Car par le truchement de la gauche extrême, souvent en majesté dans les médias, l’idéologie gauchisante a irrigué par capillarité la France universitaire, intellectuelle, syndicale, politique… et médiatique.

J’ai choisi de prendre l’exemple de la manière dont, dans le passé, un mouvement islamiste radical, foncièrement antisioniste et antisémite a été traité par le journal le Monde, autrefois de référence mais ayant glissé par dérive vers une extrême gauche contaminée par l’islamogauchisme.

Il n’est pas nécessaire de prouver la nature du Collectif Cheikh Yassine puisque celui-ci a adopté pour patronyme le nom du fondateur du mouvement terroriste palestinien Hamas, n’ayant jamais eu l’hypocrisie de dissimuler son antisémitisme virulent.

Au cours de l’été 2014, ce mouvement a participé à de nombreuses manifestations anti israéliennes dans la région parisienne notamment en soutien à Gaza.

La journaliste ayant la plupart du temps couvert les manifestations pour le Monde se nomme Faiza Zerouala. Je n’ai pas trouvé, après étude de ces articles, la moindre condamnation d’un mouvement ayant participé à des manifestations où l’on a pu entendre les cris de « mort aux juifs ! » de la part d’un journal souvent sentencieux et sermonneur.

Le 24 juillet, le journal se contente d’affirmer que le mouvement est « indésirable » pour les autres organisateurs de la manifestation. Mais le 25, l’organisateur de la manifestation, soutenue par le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, assume que des groupes très religieux et proches du Collectif Cheikh Yacine défilent à leur côté : « Cela ne dérange pas dans la mesure où nous soutenons toute résistance et la lutte armée. La diplomatie et la négociation n’ont jamais abouti. » A aucun moment, il n’est rappelé que le Hamas est considéré par la France comme une organisation « terroriste ».

Le 3 aout, la journaliste se contente de qualifier pudiquement le collectif de « controversé ». À aucun moment, le journal ne suggère que ce mouvement dirigé par Sefrioui, aujourd’hui sous les verrous pour avoir participé au harcèlement contre Samuel Paty et qui a martyrisé l’imam pacifique de Drancy Chalgoumi, trop proche des juifs, était antisémite.

Libération, même si l’honnêteté intellectuelle oblige à reconnaître qu’il aura fait montre de moins de prévenance envers le mouvement islamiste radical, n’aura pas non plus été d’une extrême virulence antiraciste.

Je rappellerai pour conclure, que le Monde a soutenu officiellement dans un éditorial le leader travailliste Corbyn, en taxant Boris Johnson de populiste. Aujourd’hui, la direction du parti travailliste reconnaît que Corbyn a fait montre d’antisémitisme, notamment en raison de ses relations avec le Hamas et le Hezbollah.

Corbyn était un islamogauchiste mondialiste. Le Monde l’aimait donc bien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.

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