Publié par Magali Marc le 29 octobre 2020

Lors du récent débat présidentiel, l’ex-vice-président Joe Biden s’est sottement engagé à « éliminer progressivement » l’industrie pétrolière et à la remplacer par des énergies renouvelables supposément créatrices de milliers d’emplois. Il a aussi prétendu qu’il n’avait rien contre le fracking. Manque de pot, pas moins de six États sont des gros producteurs de pétrole et de gaz aux États-Unis: soit le Texas, l’Alaska, la Californie, le Dakota du Nord, le Nouveau Mexique et l’Oklahoma. Le Président Trump a donc jugé que Joe Biden venait de perdre des millions de votes non seulement dans la plupart des États producteurs, mais aussi dans les États qui profitent du faible coût du pétrole américain.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Alex Markovsky, paru sur le site d’American Thinker, le 28 octobre.

********************

Le Green New Deal n’est pas nouveau et n’est pas une bonne idée

Lors du récent débat présidentiel, l’ex-vice-président Joe Biden a dit la vérité par inadvertance au sujet de l’engagement du Parti Démocrate à « éliminer progressivement » le pétrole et à le remplacer par des énergies renouvelables, éliminant aussi la fracturation hydraulique dans le processus.

Dreuz a besoin de vous : Le journalisme indépendant ne reçoit aucune aide d’Etat. Dreuz.info ne peut pas exister sans votre soutien financier. Pour contribuer en utilisant votre carte de crédit (sans vous inscrire à Paypal), cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution. Nous vous remercions.

Donald Trump s’en est immédiatement emparé :

En gros, ce qu’il dit, c’est qu’il va détruire l’industrie pétrolière. Vous vous souviendrez de ça Texas ? Pennsylvanie ? Oklahoma ? Ohio ?

Tentant de corriger le tir catastrophique qu’il venait de lancer, Joe Biden a récité la poésie illusoire du Parti Démocrate :

Ils ne vont pas perdre leur emploi, et d’ailleurs, ils vont – il y a beaucoup plus d’emplois qui vont être créés grâce à d’autres alternatives.

Ce « poème » laisse de côté la prosaïque réalité.

Cette réalité a pourtant été observée avec éloquence par l’historien américain Ralph Raico :

L’audace du rêve des marxistes n’a d’égale que la profondeur de leur ignorance économique.

Joe Biden et ses partisans économiquement ignorants pourraient être surpris de découvrir que la création d’emplois n’est pas, en soi, le but du capitalisme. Le but de l’économie capitaliste est de créer de la richesse.

L’emploi et la distribution subséquente des profits sont des sous-produits du capitalisme et se présentent comme une nécessité économique.

Le Green New Deal n’est pas nouveau et n’est pas un vrai «deal».

Ce n’est pas une bonne affaire parce qu’il n’y a pas de nécessité économique pour les emplois verts. Ces emplois créés artificiellement et parrainés par le gouvernement ne sont pas destinés à créer de la richesse.

Le Green New Deal est le plus récent projet marxiste visant à mettre le harnais du socialisme autour du cou du peuple américain en remplaçant une économie de libre marché par une économie politique contrôlée par le gouvernement.

Les énergies alternatives ne sont pas compétitives et ne sont pas autosuffisantes (elles requièrent des recours au gaz) ; les taxes et le coût de l’énergie doivent être augmentés de manière significative pour les financer.

Elles sont plutôt un instrument de destruction de la richesse visant à réaliser le rêve utopique d’une égalité économique dans la pauvreté.

Ceci n’a rien de nouveau. Ceux qui croient à cette absurdité socialiste ou bien souffrent d’amnésie ou bien sont trop jeunes pour s’en souvenir. Ils devraient se rappeler qu’en 2008, l’Administration Obama-Biden a promulgué un plan global de « Nouvelle énergie pour l’Amérique », précurseur de la folie actuelle, au coût de 150 milliards de dollars promettant « un océan de lendemains qui chantent ».

Entre autres choses, le plan promettait de créer cinq millions de nouveaux emplois « verts » ainsi que de mettre sur les routes un million de voitures électriques rechargeables avant 2015.

Cet « océan de lendemains qui chantent » n’a jamais atteint les plages américaines et s’est révélé être un échec colossal. Presque toutes les entreprises de production d’énergie alternative subventionnées par le gouvernement, comme la tristement célèbre compagnie Solyndra, ont fait faillite et moins de 300 000 voitures électriques étaient en circulation en 2015.

Ceux d’entre nous qui ont reçu une formation d’ingénieur, et non de juriste ou d’artiste, reconnaissent le fait indéniable que nous vivons toujours à l’ère du nucléaire/des hydrocarbures et que 80 % de notre économie de 20 000 milliards de dollars dépend des hydrocarbures. Toute tentative de limiter la production de pétrole, de charbon et de gaz aurait un impact dévastateur sur notre mode de vie.

L’énergie est l’élément vital de l’économie. Sans un approvisionnement en énergie bon marché et fiable, le pays serait confronté à de profondes et graves vulnérabilités.

L’avènement de Trump a marqué l’une des plus grandes avancées dans l’histoire de notre pays.

Avant d’atteindre l’indépendance énergétique, nous éprouvions un sentiment d’impuissance concernant les affaires étrangères et industrielles.

Les politiques étrangères étaient fortement influencées par les producteurs de pétrole arabes et les politiques industrielles étaient souvent dictées par la Chine.

Dans l’ensemble, cela a fait pencher la balance du pouvoir au détriment des États-Unis.

Il a fallu un Donald Trump, qui possédait la compétence et l’audace nécessaires, pour inverser le déclin de l’Amérique.

En termes de principes d’habileté politique, d’économie et de politique étrangère, M. Trump a prouvé qu’il offrait de loin un meilleur argument que M. Biden.

Cela ne veut pas dire que nous resterons toujours dépendants des hydrocarbures.

Comme l’a dit le légendaire Cheikh Yamani, ancien ministre du pétrole de l’OPEP :

L’Âge de pierre ne s’est pas terminé parce que nous manquions de pierres ; il s’est terminé parce que nous avons inventé des outils en bronze, qui étaient plus productifs.

L’Âge des hydrocarbures ne se terminera pas parce que nous aurons manqué de pétrole.

Une chose est sûre, c’est que le changement ne sera pas accompli par des génies comme Joe Biden, qui aspirent à changer le cours de l’histoire, mais plutôt par des non-politiciens comme Elon Musk (le constructeur de la Tesla).

* Alexander G. Markovsky est chercheur au London Center for Policy Research, un centre de réflexion conservateur situé au King’s College, à New York. Il étudie la sécurité nationale, l’énergie, l’analyse des risques et d’autres questions de politique publique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

Parce que Dreuz est censuré pour le crime de désaccord avec la gauche, suivez notre fil Twitter, et retweetez-nous. C’est un important geste de résistance pour faire circuler vos idées.



Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

5
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz