Publié par Sidney Touati le 6 octobre 2020

A la Libération, en 1945, la notion d’indignité nationale a été au cœur du processus de rétablissement de l’ordre républicain.

Des centaines de milliers d’hommes, de femmes, les Résistants, avaient donné leur vie pour que vive la Nation.

D’autres au contraire, avaient œuvré au rabaissement et à l’humiliation nationale : les collaborateurs actifs ou passifs.

Par la mise en œuvre de la sanction symbolique de l’indignité nationale, la véritable épuration a été morale. On espérait purger le corps social de tous ceux qui étaient indignes d’en faire partie. (Cf. « Le déshonneur dans la République » de Anne Simonin, Grasset ed.)

On a très vite estimé que ceux-ci une fois purgée leur peine, allaient redevenir des citoyens à part entière.

Soixante-quinze ans plus tard, qu’est devenue cette nation française qui en 1945 espérait renaitre sous la bannière d’une république rénovée, des décombres de la deuxième guerre mondiale ?

En 2020, la réponse à cette question est accablante : la grande et belle nation française est en voie de disparition. Ce que les nazis et les collaborateurs n’étaient pas parvenus à obtenir par l’usage de la contrainte et de la force, est en train de se réaliser sous nos yeux. Ce ne sont pas ceux qui ont été frappés d’indignité nationale qui ont été éliminés, ce sont les autres. Eliminés par la soumission, par un triple processus de soumission.

Les « indignes » pour échapper à l’infamie, ont tout simplement œuvré à la destruction du cadre qui donnait sens à l’indignité qui les frappait : la nation, la république.

La masse des Collaborateurs n’a pas été épurée mais elle a subi le traumatisme de l’épuration. Elle a vécu dans la terreur d’être démasquée. Pour se libérer du poids de la faute, elle devait soit se dénoncer, dénoncer publiquement en quoi elle avait adopté une attitude criminelle pendant l’Occupation, soit agir pour que tous deviennent comme elle des Collabos.

C’est cette dernière option qui finira par triompher sous la Vème République.

Comble d’ironie, c’est à l’ombre et sous la protection du plus célèbre des Français, celui dont l’action courageuse voire héroïque avait sauvé l’honneur du pays, que les indignes vont faire triompher leur cause.

Comment cette métamorphose a-t-elle été possible ? Comment et pourquoi une fois de plus, la grande loi de l’histoire -le mort saisit le vif- allait se vérifier ?

  • L’épuration et la dénazification, n’ont pas eu lieu.

On a coupé quelques têtes, fait des déclarations, juré solennellement « plus jamais ça ». Très vite, la fièvre de la Libération est retombée, cédant la place à la glaciation de la Guerre Froide. Les alliés d’hier -les soviétiques- sont devenus les ennemis, et les Collaborateurs et les nazis ont été enrôlés dans la nouvelle croisade contre le communisme. Honteusement certes, mais enrôlés. Les américains ont fermé les yeux et mis des pincettes sur leur nez. On ne choisit pas ses alliés, on fait avec.

  • Le crédo de la masse des anciens nazis, leur cri de ralliement, la grande lessiveuse par laquelle ils vont retrouver une virginité : l’Europe. Jusqu’au procès d’Eichmann, l’Allemagne était frappée d’amnésie. Les Allemands ignoraient Auschwitz. C’était paraît-il, une histoire ancienne, enterrée avec la fin de la guerre. Ce qui comptait c’était de bâtir la nouvelle Europe.
  • Pendant que les Français entraient à reculant dans l’histoire de la Nouvelle Europe, les Allemands œuvraient activement, se jetant à corps perdu dans cette issue inespérée qui allait leur permettre de restaurer leur toute-puissance.
  • Avec et sous la présidence de VGE, le retour du refoulé agit au grand jour : on commence à abattre le pilier de la puissance française, l’industrie, pour faire place nette à l’industrie allemande. On détruit un million d’emplois industriels avec une sorte de jubilation morbide (cf. les déclarations de Raymond Barre sur la disparition des « canard boiteux ».)
  • Avec les lois sociales, Mitterrand anesthésie le blessé-France pour en faire un malade chronique au chevet duquel la Grande Allemagne commence à se pencher pour mieux le vampiriser. Une soumission en appelle une autre. Avec la gauche commence la grande instrumentalisation de l’immigré musulman. Après quarante ans de ce jeu malsain, on ne sait plus qui instrumentalise l’autre.
  • Chirac sanctifie la soumission de la France à l’impérialisme islamiste. La France devient officiellement le porte-voix des dictatures arabo-musulmanes. Une soumission en appelle une autre : Chirac inaugure une nouvelle ère, celle de la soumission à la Chine. Celle dont nous payons la note aujourd’hui avec l’épidémie du COVID-19. C’est sous Chirac que le laboratoire d’où est parti la « peste » actuelle, est cédé à la Chine.
  • En 2020, le constat est sans appel : l’Europe est allemande et la France est en miettes.

La France, soumise à l’Allemagne, soumise à l’Islam, soumise à la Chine, revit le cauchemar des grandes invasions barbares qui ont mis bas l’Empire romain.

  • Hollande, Macron lui administrent les derniers sacrements. Avec la gestion du COVID-19 on constate que le malade est cliniquement mort. Il ne réagit pas quand l’exécutif s’empare de tous les pouvoirs ; quand les citoyens français sont privés de la plupart des libertés fondamentales. On le maintient dans une sorte de coma artificiel. Il vit sous perfusion des crédits étrangers. Les News-Collaborateurs triomphent : la France est sous tutelle allemande. Il est possible que cette dernière se partage les restes de la belle prostituée avec la Chine.
  • Mais, que l’on prenne garde. La France a été vendue à l’encan par le club, le clan, le gang des « Premiers de la classe » des Grandes Ecoles, ces apatrides des basses œuvres qui se sont au passage, pour la plupart, outrageusement enrichis. Mais que ces traitres à la nation tremblent. Les Français ne sont peut-être pas morts. Ils coulent encore dans leurs veines le vent purificateur de la révolte. La peur de la maladie les soumet de manière humiliante. Mais, revers de la médaille : ceux qui pour assoir de manière absolue leur pouvoir les plongent dans la détresse, leur enseignent dans le même temps, qu’ils sont unis, qu’ils forment un ensemble, un Peuple. De la soumission extrême à la libération, il n’y a qu’un pas. Ce geste sublime et salvateur peut encore être effectué.
  • Car aujourd’hui comme hier, un peuple qui a inventé tant de fromages, ne peut disparaître…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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