Publié par Mireille Vallette le 15 novembre 2020

Selon le Centre suisse islam et société, les patrons, les chargés des ressources humaines, les collègues qui n’ont pas envie que l’islam s’épanouisse sur leur lieu de travail sont racistes.

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Le Centre suisse islam et société (CSIS), appuyé et financé par la totalité des services de la Confédération liés à l’immigration, l’intégration ou «la diversité», poursuit sa promotion de l’islam. Comme les Frères musulmans, il milite pour la présence d’adeptes d’Allah visibles partout avec leurs prières, leurs foulards, leurs interdictions alimentaires : au travail, à l’école, dans le travail social, dans la recherche, dans l’espace public.

L’un de ses derniers petits ouvrages (CSIS Paper9) s’intitule : «L’islam visible au travail ?»

Pour ces prosélytes, les musulmans doivent partout pouvoir imposer leurs coutumes, peu importe les conflits qu’ils provoquent : «Si le foulard islamique dans l’univers professionnel cristallise les malaises et les tensions autour de la religion au travail, il n’en est pas la seule manifestation : demandes de congé à l’occasion de fêtes, aménagement d’horaires pour la pratique de certains rituels, création d’espaces dédiés à l’exercice de prières, régimes alimentaires, refus d’entrer en contact avec certaines ressources ou produits (viandes ou alcool) en sont d’autres exemples.» Si l’on comprend bien, le catalogue peut encore s’enrichir. Précisons que pour des jobs qui nécessitent de transporter du porc ou de l’alcool, le Centre est moins péremptoire : il invite à se référer aux grands principes de l’islam. Mais sur le foulard par exemple, il ne transige pas.

Le Centre prend donc comme axiome que la religion DOIT pouvoir se déployer au travail. Il invoque, comme d’habitude, son arme d’islamisation massive : l’extrême diversité religieuse de nos sociétés. Omettant, comme d’habitude, que seul l’islam réclame les fruits de cette diversité.

De grands absents : les chefs d’entreprises

Trois séminaires composés «surtout de femmes voilées», mais aussi de jeunes musulmans, de membres associatifs et de «spécialistes de la migration» alimentent la plaidoirie.

Mais, direz-vous, où étaient les patrons et chefs des ressources humaine ? Le sentiment de mettre le pied dans un guêpier a probablement prévalu, ils ont décliné : «Malheureusement, nous avons dû constater une certaine réticence… à venir parler de leur expérience en lien avec le sujet.» Peut-être ont-ils entendu parler de la glue islamique dans laquelle les patrons français sont plongés ?

Ils auraient d’ailleurs en cas de réticence un difficile moment, puisque les organisateurs partent de l’a priori que ceux qui s’opposent à «l’islam visible au travail» discriminent et pourraient bien être racistes. Le racisme est nouvellement défini comme «la dimension discursive et idéologique» de la discrimination.

Discrimination et racisme sont en fait le sujet exclusif de cet opuscule. Chapitre1 : «Vocabulaire de la discrimination», chapitre2 : «Annoncer une discrimination», suivis de témoignages de victimes, et d’une pharmacienne qui a réussi à imposer son foulard sur son lieu de travail.

Le CSIS, cette élite universitaire qui se targue de science et de savante expertise ne se demande à aucun moment si cette bigoterie enseignée depuis plus d’un millénaire n’aurait pas quelques révisions à faire dans nos sociétés séculières.

L’islam à l’école

Depuis quelques années, les écoles suisses doivent enseigner les religions, et notamment l’islam. Pour le CSIS, c’est un nouveau créneau. Il se verrait bien former les enseignants à cette tâche. Et vu l’appui dont il bénéficie, gageons qu’il réussira.

Les 6 et 7 novembre, il a organisé une table ronde et un colloque sur le thème «L’islam à l’école : la formation face à la diversité religieuse». Si l’on en croit les invités du Centre, on est déjà assez loin d’un enseignement civilisationnel et historique, on s’aventure sur les discriminations, préjugés, stéréotypes et les manières de les combattre. Car bien entendu, il n’y a aucune raison d’éprouver la moindre méfiance envers ce que la matrice de cette religion produit aujourd’hui. On a donc soigneusement évité de parler de Samuel Paty.

Une douzaine d’intervenants à l’appartenance religieuse inconnue (responsables dans des Hautes écoles spécialisées, des collèges, chercheurs) côtoyaient des musulmans engagés dans l’enseignement de leur religion, certains en Allemagne et en Autriche.

Yahya Sergio Yahe Pallavicini

Ces invités sont des prosélytes. Par exemple Yahya Sergio Yahe Pallavicini, membre d’une foultitude d’organismes, président d’une des principales organisations islamiques d’Italie, et membre de l’ICESCO qui forge le mode d’emploi de l’éducation islamique pour les 57 états de l’OCI. Un intervenant intarissable qui utilise un jargon sophistiqué pour expliquer de manière souvent obscure ce qu’il faut faire.

Pallivicini est donc membre de l’ICESCO (ex-ISESCO) qui a publié une ahurissante «Stratégie de l’action culturelle islamique à l’extérieur du Monde islamique». Elle explique comment le «sublime islam» doit pouvoir s’épanouir en Occident avec ses mœurs et ses rites, et l’aide financière des mécréants.

L’orateur n’en a pas parlé, mais il prévient que l’enseignement de l’islam doit «éviter le littéralisme» – il prononce tout de même le nom de Mahomet avec la formule ad hoc- et préconise d’«enseigner l’islam seulement de son côté bon».

«Dieu est le maître»

Y aurait-il donc un côté mauvais ?

Certainement pas pour Esther Fouzi, «formatrice à la pédagogie islamique» et bigote de première. Pour elle, «Dieu est le maître» (d’école). «Quelle est la didactique que Dieu nous a donnée ? Le Coran, la Sainte écriture». Notre formatrice ne dédaigne pas chercher avec les enfants qu’elle forme (pas à l’école publique tout de même !) ce qu’il importe de répondre à des votations. Pour ce faire, elle «les soumet au Coran».

Ses élèves posent beaucoup de questions : est-il autorisé de faire des piercings, de se colorer les cheveux, de se rapprocher des non-musulmans ?… «Ils ne savent plus ce qui est bien ou pas. Je leur dis : regardez dans le Coran !» Qui ne dit pas très clairement si les piercings sont autorisés, mais précise bien pourquoi les chrétiens iront en enfer. 

Les musulmans qui ne voient d’intérêt professionnel que dans leur religion sont de plus en plus nombreux à peupler nos universités et à conduire des recherches qui concluent encore et encore que les musulman(e)s sont décidément très discriminés. Des légions d’autres chercheurs, non musulmans mais islamophiles, font de même.

La victimisation est une autre arme du CSIS qui réclame de nouvelles recherches et se fait fort d’en mener encore lui-même de nombreuses.

Comme l’explique le programme de théologie islamique de ll faculté de théologie islamique où œuvre Mehmet Tuna, autre invité : «Le programme d’études qualifie les étudiants pour enseigner l’éducation religieuse islamique en langue allemande dans les écoles publiques autrichiennes. Il promet en outre d’excellentes perspectives d’emploi en Autriche et en Europe.»

Le défilé impressionnant de chercheurs et professeurs invités à «Questions d’islam» le dimanche sur France Cuture donne une idée de cette expansion en Europe.

Un allié de l’islam politique

En fait, le CSIS se révèle un excellent allié de l’islam politique. Il est lié aux mosquées, associations et centres culturels où les Frères musulmans, la Turquie et le wahhabisme occupent une place de choix. Le Centre ne veut à aucun prix que cette religion se pratique en privé. Il forme des «experts» prêts à s’engager, leur foi en bandoulière, dans les institutions, à occuper des postes d’influence, à rectifier partout l’image de leur dogme.

Comme le rappelle l’ISESCO, la conjoncture est idéale aujourd’hui, car nos sociétés ont «le culte de l’égalité», prônent le droit à la différence, les droits de l’homme, la diversité culturelle, le droit international, tous outils très utiles pour faire avancer les revendications.

C’est un pan de l’islamisation qui avance à bas bruit et manque tragiquement de contestataires. Les médias se contentent de reprendre complaisamment les communiqués du Centre. 

A propos des tendances du CSIS, rappelons le scandaleux «Paper» consacré à l’héritage où il explique comment le droit suisse peut permettre à un père de défavoriser sa fille au profit de son fils. Et ainsi respecter « le droit islamique ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mireille Vallette pour Dreuz.info.

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