Publié par Dreuz Info le 26 novembre 2020

L’article  Transitions technologiques et Green Deal  de Samuel Furfari et Ernest Mund, paru dans « La revue de l’énergie » n°652, s’adresse à ses collègues scientifiques et j’en relève quelques points essentiels pouvant intéresser tous les citoyens responsables. Dans le domaine de l’énergie – comme dans tant d’autres – une nouvelle idée ne se montre pas efficace « sur commande » et beaucoup d’erreurs sont commises durant les périodes d’essais, beaucoup d’essais prometteurs sont abandonnés.

Ainsi, il a fallu près d’un siècle pour que la turbine remplace le moteur à vapeur.  Que le meilleur gagne n’est pas seulement la devise des sportifs ! Vouloir remplacer « sur commande », en quelques décennies, le gaz, le pétrole et le charbon par l’éolien, le photovoltaïque et l’hydrogène, non seulement ruine l’Occident mais le laisse avec un insupportable déficit en énergie… et tout est à importer.

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Comment a-t-on pu en arriver là ? L’article cité montre de manière irréfutable qu’actuellement nous quittons le monde réel.

A la fin du 20e siècle on voit apparaître l’idée que l’État peut influencer la vitesse d’adoption d’une technique nouvelle et au 21e siècle on se convainc même de ce que l’État peut imposer des solutions  techniques sans avoir à évaluer leur impact économique! 

C’est ainsi que les pouvoirs qui contrôlent l’Union Européenne veulent imposer la combinaison éolienne-photovoltaïque-hydrogène. Pourtant, exceptés les USA qui risquent de terminer de passer sous le contrôle des mêmes pouvoirs que l’UE, aucun autre pays  sur terre n’envisage de s’engager dans ce genre d’effondrement économique qui servirait à « contrôler le climat ». Quelle modestie…

Notons que chaque source d’énergie qui a régné dans le passé est de plus en plus consommée et ceci même si de nouvelles sources se développent.

Là où, en Europe, le délire s’amplifie encore, c’est quand l’UE veut imposer les 50 % des  changements voulus par elle en 10 ans (en 2030), alors que l’on a toujours observé 40 ans pour ce type de changement.  Quelle prétention, quel refus de tenir compte de la réalité !

Rappelons-nous que, si des techniques en ont remplacé d’autres dans le passé, c’est en vertu de leurs qualités et non d’un ordre. L’Union Européenne, elle, a décidé de se lancer sans qu’aucune des incertitudes techniques concernant l’hydrogène ne soit levée !(1) Et, si le but avoué par l’Union Européenne – une atmosphère propre, une pollution limitée – est sensé, une seule solution est disponible : le nucléaire (2).

Mais voilà, le nucléaire est justement la cible des pouvoirs qui contrôlent l’UE. Ces pouvoirs  « ignorent » également que le nucléaire ne produit pas de CO2 et qu’il ne pollue guère.

Et voici mes considérations personnelles suite à la lecture de cet article particulièrement intéressant : il démontre que l’UE est entièrement contrôlée par des pouvoirs ayant des intérêts diamétralement opposés aux intérêts de l’Europe. Il est inutile de croire encore qu’on peut faire raisonner  dans l’intérêt de l’Europe  des hommes politiques car ils sont soumis – et nous le sommes aussi ! – à ces pouvoirs…. Pourtant, comme tous les scientifiques honnêtes, suffisamment instruits et ne dépendant pas (trop) des pouvoirs évoqués, je continue à tirer la sonnette d’alarme. Le suicide de l’Europe en matière d’énergie est réel !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Claude Brasseur pour Dreuz.info.

  • (1) Samuel Furfari, L’Utopie hydrogène
  • (2) Le nucléaire de 4e génération consomme les déchets des centrales précédentes, en laisse très peu. Il est sans le moindre danger et une bombe peut tomber dessus sans autre dégât que son arrêt. Il fonctionne 24h sur 24 contrairement aux énergies « vertes » intermittentes. Son prix est raisonnable: l’Angleterre a lancé la fabrication de centrales de 300MW pour 2 milliards d’euros.

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