Publié par H16 le 26 novembre 2020

Le gouvernement, on l’a amplement vu pendant cette trop longue année, est incapable de protéger ceux qui sont réellement à risque et il a même plutôt choisi la fuite en avant en instituant de façon plus expéditive que le 1jeune1solution le règne ignoble du 1retraité1rivotril.

C’est une habitude chez nos dirigeants de faire absolument tout ce qu’ils peuvent pour n’avoir pas à gérer directement les cas épineux. Ils vont même jusqu’à transformer, dès qu’ils en ont l’occasion, ce qui devrait être des recommandations de bon sens à l’échelle de l’individu en contraintes fortes et passibles de peines de prison à l’échelle de la population ; au passage, ce qui est vrai dans le domaine sanitaire l’est aussi dans d’autres domaines : si les policiers sont de plus en plus agressés, si des commissariats sont de plus en plus attaqués, alors vite, faisons une « loi sécurité » pour punir tout le monde !

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Et pour justifier la chute funeste de tout le pays dans une dictature sanitaire de moins en moins consentie, ce gouvernement redouble de procédés à la qualité rapidement décroissante. C’est ainsi que les plateaux télés ne désemplissent plus d’experts indispensables aux discours improbables qu’on doit maintenant réécouter de peur d’avoir été victime d’un canular.

C’est ainsi qu’il faut se pincer après avoir entendu un de ces petits caporaux de l’Hygiène Finale dégoisant une énormité sur un plateau télévisé :

« On peut aller chez Papy et Mamie à Noël mais on ne mange pas avec eux. On coupe la bûche en deux, ils vont manger dans la cuisine et nous dans le salon… »

Mais quelle idée absolument lumineuse ! Quelle humanité, quelle chaleur, quel sens de la fête, de la proportionnalité et du réalisme dans la bouche du petit professeur, qui illustre ici de façon magistrale que placer certains individus sous la lumière des médias ne les bonifie pas du tout.

On passera rapidement sur l’infantilisation rampante, visible dans le vocabulaire employé et qui est maintenant courante tant dans les communications gouvernementales (bonjour, le « français simplifié ») et dans la bouche même de cette élite qui ne se sent plus pisser dès qu’un gros micro mou lui est collé sous le groin.

On aura plus de difficulté à passer au-dessus du ridicule achevé de la proposition soutenue, qui n’est en fait qu’une métastase d’un cancer intellectuel déjà largement présent à toutes les strates du gouvernement en commençant par sa tête, un certain Castex, qui a hardiment redéfini les réveillons de Noël en « usines à covid ».

Ostraciser ses parents, ses grands-parents, voilà bien une façon efficace de leur donner l’envie de vivre de longues années supplémentaires, c’est bien connu. Apparemment, ni les journalistes ni ces deux clowns ne semblent prendre la mesure des âneries proférées : l’idée même que la santé de chacun ne dépende ultimement que de ses propres choix et d’une concertation intelligente au sein d’une famille ne semble pas les toucher. Les individus, petits atomes débiles et incapables ni de décision personnelle, ni d’organisation familiale, doivent recevoir des consignes gouvernementales sur le découpage de la bûche et la répartition des convives dans le domicile.

C’est lunaire, mais au point où nous en sommes, après les auto-cerfas humiliants et le décret officiel pour les sapins sans les boules, à regarder ce gouvernement produire un véritable chapelet de saucisses intellectuelles putrides pour tenter de nous les enfiler ailleurs que dans le gosier, on en vient à se demander s’ils ne vont pas aussi nous expliquer comment fêter le nouvel an sur Zoom avec du Banga pour éviter d’ajouter des virus-party à leurs usines à covid.

Dans ce tableau, tout est fait pour faire passer chaque Français pour un immunodéprimé en phase terminale, et il faut dire que l’amoncellement de mesures toutes plus stupides et liberticides les unes que les autres a effectivement tendance à nettement déprimer le peuple, lentement condamné à l’assignation à domicile et au grignotage, de préférence seul, de bûches industrielles amenées par un drone garanti sans pollution, sans microbes, sans sourire et sans humanité.

Pourtant, la bonne attitude à avoir lors des traditionnelles retrouvailles de fin d’année est de la responsabilité de chacun, au sein de chaque famille, qui sait bien mieux que ces pitres médiatiques du gouvernement ce qui est bon pour elle. Au cas par cas, éventuellement, c’est le médecin traitant qui pourra expliquer aux malades, aux personnes fragiles, aux victimes réelles de ce virus ce qu’il convient de faire ou d’éviter. C’est ce médecin traitant, compulsivement écarté des discussions énarchiques dès le début de la crise, qui pourra donner les informations réellement pertinentes aux familles, sans sombrer dans le délire sanitaire ahurissant qu’on nous offre à présent avec une gourmandise malsaine sur tous les plateaux télé.

Les contraintes, interdictions et pénitences distribuées ex cathedra mediatica par nos frétillants cardinaux sanitaires n’ont aucune raison d’être si ce n’est d’abaisser encore plus le seuil d’intelligence accordée au peuple français, que ces tristes semeurs d’apocalypse ont pourtant placé fort bas.

Ici, à l’évidence, on nous prend pour des enfants, et pour des enfants légèrement débiles en plus.

Au prétexte de sauvegarder des hôpitaux dont l’état et la gestion déplorables doivent tout à nos dirigeants, ces derniers désignent des coupables (vous, en l’occurrence), conçoivent des sanctions (depuis les contraintes et les interdictions jusqu’aux prunes voire aux peines de prison) et les font appliquer avec cette rigueur qu’ils sont incapables de déployer pour régler des problèmes autrement plus prégnants (on attend encore un vrai « confinement » des racailles qui mortyrisent les commissariats de banlieue, pour ne citer qu’un exemple parmi la multitude de renoncements de ces peigne-girafes glorifiés).

En fait, non seulement on nous prend pour des enfants intellectuellement amoindris, mais on se moque ouvertement de notre visage. Ceci ne peut pas bien se terminer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

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