Publié par Magali Marc le 12 novembre 2020

Au Canada, Le jour du Souvenir est une journée commémorative observée afin de célébrer la mémoire de ceux qui sont morts en service militaire et honorer ceux qui ont servi en temps de guerre. Cette journée a lieu le 11 novembre, date qui rappelle la signature de l’Armistice de 1918 qui a mis fin à la Première Guerre mondiale. Tandis qu’aux États-Unis, le 11 novembre est appelé Veterans Day (le Jour des Vétérans), en France, cette journée est appelée « Jour anniversaire de l’armistice de 1918 » et commémore la victoire, la paix et rend hommage à tous les morts pour la France.

Au Canada, c’est l’occasion de faire réciter aux enfants le poème de John McCrae, In Flanders fields.

Cette année, à cause de la pandémie, le poème a été pré-enregistré et chanté sur YouTube.

John McCrae, natif de Guelph en Ontario, était professeur de médecine et médecin à l’Université McGill à Montréal.

Il s’enrôla dès le début de la Première Guerre mondiale, et en raison de la pénurie de médecins, il accepta un poste de chirurgien de brigade dans une brigade d’artillerie.

Au cours de la deuxième bataille d’Ypres, en avril 1915, John McCrae soigna les blessés et pratiqua des chirurgies sur des soldats canadiens et alliés pendant 17 jours. Épuisé et attristé par la mort d’un ami cher, il composa son poème durant une brève période de repos.

Le poème fut publié le 8 décembre 1915 dans le magazine britannique Punch, où il connut un succès mondial presque immédiat. Il illustrait l’humeur belliqueuse des Alliés et affirmait la nécessité de rester fidèle à ceux qui étaient déjà morts.

Il continua de travailler comme chirurgien et servit dans plusieurs hôpitaux canadiens au cours de la guerre.

John McCrae fut souvent malade mais se reposait peu et il succomba à une pneumonie le 28 janvier 1918. Il est inhumé au cimetière de Wimereux, en France. Des millions de personnes au Canada et à travers de monde lisent le son poème à chaque jour du Souvenir. Un musée historique situé dans la Halle aux draps, à Ypres (Belgique) a été baptisé en l’honneur de ce poème; la salle des expositions spéciales du Musée canadien de la guerre, le musée national d’histoire militaire du Canada, porte le nom de John McCrae.

Voici la version originale du poème et sa traduction en français :

In Flanders fields

Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved, and now we lie,
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

**************

Au Champ d’Honneur (Adaptation signée Jean Pariseau, un historien militaire québécois)

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix ; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur

N’oublions jamais les vaillants soldats qui se sont battus pour notre liberté.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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