Publié par Maurice Saliba le 28 novembre 2020
En affiche : « [Tout] sauf le prophète d’Allah »

Suite aux dernières réactions violentes de politiciens, de religieux et des foules populaires dans le monde arabe et musulman à l’encontre de Samuel Paty qui a osé montrer à ses élèves des caricatures de Charly Hebdo sur Mahomet, de nombreux intellectuels issus de l’islam se sont révoltés contre la décapitation de cet enseignant par un jeune musulman tchétchène à Conflans-Sainte-Honorine. L’écrivain marocain Tayyib El-Fahli en fait partie. Le 8.11.2020, il décrit à sa manière sur le site ahewar.org le comportement délirant qui caractérise les musulmans et cherche à scruter la finalité.

Tayyib El-Fahli observe d’abord les gens autour de lui et identifie leurs conditions. Parmi eux il reconnaît un jeune homme stupide qui crie : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Une mère qui ne prie pas, s’adonne à la sorcellerie mais appelle : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un père d’une famille nombreuse qui passe presque tout son temps dans les cafés à draguer des filles de l’âge des siennes mais hurle : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un étudiant qui fraude à tous les examens, ne connaît que des équipes de foot, ne s’intéresse d’habitude jamais à l’islam, toutefois il clame : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un journaliste qui rédige normalement tous ses articles à la demande de ses mentors, mais écrit également : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Une jeune fille qui fréquente régulièrement les boîtes de nuit (hard) mais tempête : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un chauffeur de taxi qui profite de la pandémie du Coronavirus pour doubler son tarif mais gueule toute la journée : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un homme fortuné qui ne donne jamais un dirham à un pauvre mais radote : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un drogué dans la rue, épuisé par l’effet des stupéfiants, n’a sur la langue que l’expression : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un exorciste charlatan exploite la stupidité et l’ignorance des femmes. Elles se rendent chez lui pour se faire exorciser du djinn qui les hante, mais lui profite pour les exploiter sexuellement, bien qu’il affiche à sa porte : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Un jeune chômeur qui vagabonde toute la journée dans les ruelles de son bidonville s’égosille : « Tout sauf le messager d’Allah ! »

Cet observateur marocain pousse plus loin encore son enquête. Il constate que les foules arabes et musulmanes réclament avec aplomb le boycott des produits venant de l’Occident. Alors il se demande :

« Comment ces tarés mentaux osent-ils formuler une telle revendication ? Oublient-ils que leur survie dépend de l’Occident, que tout le matériel qu’ils utilisent dans leur vie quotidienne est fabriqué en Occident, que les vêtements qu’ils portent sont importés de l’Occident, que les films qu’ils regardent sont occidentaux, que les médicaments dont ils ont besoin pour se soigner viennent de chez eux ? Et j’en passe. Voilà la logique déconcertante de nos malades dont le bagage mental est totalement infecté. »

Cet auteur découvre autour de lui un autre phénomène aussi bizarre. Il constate que de nombreux individus parmi ceux qui prétendent défendre la langue arabe et leur identité religieuse, envoient leurs enfants en Occident pour étudier dans les pays mécréants.

« Les parents manifestent, écrit-il, leur grand bonheur lorsqu’ils voient leur progéniture apprendre correctement le français, l’anglais, l’allemand ou l’espagnol, et laisser leur langue arabe et leur islam pour les pauvres. »

Désemparé, ce marocain lâche du lest et tire une leçon pessimiste concernant la société arabe et musulmane : « Notre peuple est malheureusement engouffré dans un terrible paradoxe pathologique. Il ressemble à un groupe d’êtres humains abjects et impactés de maladies chroniques inguérissables. »

Enfin, il se demande : « Que faut-il attendre de ces millions de personnes dans le monde arabe et musulman qui sont asservis et commandités par des prédicateurs imposteurs. En plus, ils les idolâtrent et adorent leurs babioles. Ils se régalent de leurs affabulations et les diffusent. Ils les défendent avec acharnement. »

Cette culture du troupeau rappelle à Tayyib El-Fahli comment les racines tribales conditionnent toujours la structure mentale de cette population.

« Il est bien facile, constate-t-il, de jouer avec ces masses et de les manipuler. Il suffit de leur dire que tel ou tel individu dans le monde insulte notre religion, pour voir aussitôt comment ces foules se déchaînent pour abattre l’accusé, pour diffamer son pays d’origine et boycotter ses produits, pour casser tout et harceler tout individu qui porte la même nationalité.

« En revanche, quand vous leur montrez que tel prédicateur, chef de tribu ou homme politique usurpe leur pouvoir, exploite leur liberté, suce leur sang, viole leurs droits et pille leurs biens, alors ils se taisent. Ils n’oseront pas lever les yeux, ni le regarder en face, ni l’insulter, ni encore moins le combattre.

« Et pourtant, tout le monde veut s’imposer et exceller dans la défense du « Messager ». Par contre, personne d’entre eux ne cherche à défendre son peuple, ni sa famille, ni sa mère, ni sa sœur, ni sa propre dignité, ni ses droits les plus basiques.

« En vérité, la majorité de ceux qui hurlent, Tout sauf le messager d’Allah, sont analphabètes ou ne lisent pas le Coran. Ils ignorent son contenu. Ils ne connaissent même pas les sectes qui s’entredéchirent au sein de l’islam, ni le contexte historique de l’émergence de cette croyance, ni même la date de son apparition. Ils ont tout simplement subi un lavage de cerveau irrémédiable.

« En plus, ceux qui clament Tout sauf le messager d’Allah, ignorent le sens de ce slogan. Ne signifie-t-il pas : Laissez le messager tranquille et faites de nous ce que vous voulez ! Venez nous voler, nous violer, nous diffamer, nous torturer, nous tuer, piller nos richesses ! »

« Un tel comportement ne peut être que celui d’un déséquilibré psychique qui ne cogite rien. Effectivement, la foule musulmane ne pense pas. Son cerveau est en panne depuis quatorze siècles. Aucun neurologue n’a réussi jusqu’alors à y remédier.

« En effet, ajoute enfin cet auteur, le messager en question est une figure bien connue par l’écrasante majorité des musulmans en Orient comme en Occident. Des dizaines de volumes sont publiés sur sa vie, sa personnalité, ses femmes, ses enseignements, ses invasions, ses guerres, ses crimes, etc. De nombreux auteurs ont exhumé tout son parcours sur terre. Ils l’ont bien critiqué avec une méthodologie scientifique poignante et implacable. »

Et pourtant, Tayyib El-Fahli ne cite qu’un seul des auteurs musulmans qui ont disséqué la personnalité du messager de l’islam, en l’occurrence, l’écrivain et le poète irakien Marouf al Rusafi (1875-1945), auteur du Livre de la personnalité mahométane ou l’élucidation de l’énigme sacrée (arabe, traduit en anglais) [1]. Et pourtant, il n’en donne aucun détail.

A-t-il peur d’en évoquer le contenu ? C’est fort probable. D’ailleurs, Marouf al Rusafi avait lui-même eu peur de publier son livre de son vivant. Pour des raisons de sécurité, notamment à cause du châtiment barbare concernant l’apostasie en islam, il avait déposé son manuscrit à l’Université de Harvard. Ce n’est qu’en 2002, soit 57 ans après sa mort et un an après l’attentat du onze septembre 2001, que ce document choc fut exhumé et publié.

Cet ouvrage est, certes, l’antithèse de tous les traités à caractère apologétique. La première évidence que cet écrivain irakien a osé proclamer est que « l’islam s’est propagé sans aucun doute par l’épée et non par le miracle du Coran » (p. 608). Il rappelle même la parole de Mahomet qui dit (page 614) :« J’ai vaincu par la terreur », ainsi que le hadith : « Je suis venu à vous avec l’égorgement. » Et c’est « ce messager » que les foules s’apprêtent à se sacrifier pour le défendre.

Al Rusafi s’y attaque également aux prédicateurs et aux exégètes affabulateurs qui empoisonnent leurs ouailles. Il dénonce leurs tentatives de maquiller la vie du « messager » et de dissimuler les malfaçons, les aberrations, les contradictions et les injonctions abominables dans le Coran. C’est pourquoi les gardiens du temple de l’islam ne tolèrent pas que les masques tombent. Ils se mobilisent avec leur troupeau pour tout occulter quelque en soit le prix.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Maurice Saliba pour Dreuz.info.

Note

[1] Et qui a donné lieu à un autre ouvrage qui s’en est inspiré : Ali Dashti & F. R. Bagley (traduction), Twenty Three Years: A Study of the Prophetic Career of Mohammad. Mazda Publishers, U.S., 1994, 257 pages.

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