Publié par Magali Marc le 3 décembre 2020

Le 1er décembre, le Procureur général William Barr a déclaré à une agence de presse américaine qu’aucune preuve de fraude électorale généralisée n’a été trouvée par son Ministère ou par le FBI qui serait susceptible de modifier le résultat de l’élection présidentielle aux États-Unis. L’équipe juridique du président a réagi mais pas le Président Trump, lui qui ne s’était pourtant pas gêné, dimanche dernier, pour dire qu’il regrettait l’appui qu’il avait accordé au Gouverneur républicain de la Géorgie. Alors que se passe-t-il ? S’agit-il d’une stratégie concoctée par M. Trump pour créer une diversion ?

Il est difficile de croire que Bill Barr, un Républicain dévoué pourrait trahir le président ou commettre une bourde d’autant plus énorme que les preuves de fraude s’accumulent et que les témoins ont commencé à paraître en cour.

Sean Hannity de Fox News, n’a lui non plus, pas dit un mot hier soir au sujet de cette déclaration bizarre de Bill Barr et a pratiquement utilisé la première demie-heure de son émission à décrire les nombreux cas de fraude électorale et à questionner des lanceurs d’alerte qui venaient de témoigner la journée même !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrea Widburg, du site American Thinker, paru le 2 décembre.

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Bill Barr est-il un faux jeton ou propage-t-il utilement de la désinformation ?

Lorsque Trump a installé Bill Barr comme procureur général, la plupart des conservateurs ont pensé que c’était une bonne chose. Barr était considéré comme un franc-tireur sorti de sa retraite pour aider à faire le ménage dans le Ministère de la Justice qu’Eric Holder et Loretta Lynch avaient corrompu et que Jeff Sessions avait été impuissant à remettre en marche.

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Au cours de ses deux années de mandat, il a accompli d’excellentes choses, mais bien moins que ce que les conservateurs avaient espéré.

Un dérapage semble s’être produit le 1er décembre, lorsque M. Barr a déclaré que le DOJ « n’a pas constaté de fraude à une échelle suffisamment importante pour changer les résultats lors de l’élection ».

Pardon ?!

M. Barr aurait fait cette déclaration lors d’un entretien avec l’agence Associated Press (AP), qui est résolument anti-Trump.

En effet, bien que l’article se présente comme une interview de M. Barr, il s’agit pour l’essentiel d’un autre article malveillant d’AP dont le seul but est d’attaquer le Président Trump et ses partisans.

Dans l’ensemble de l’article, il n’y a qu’une seule autre citation de M. Barr qui provient réellement de l’interview (par opposition à d’autres phrases recyclées d’interviews antérieures) :

Il y a eu une affirmation comme quoi il y a eu une fraude systémique parce que des machines ont été programmées pour fausser les résultats des élections. Le DHS (Department of Home Security) et le DOJ (Department of Justice) ont étudié la question, et jusqu’à présent, nous n’avons rien vu qui puisse le prouver.

Le même article de l’AP rapporte que M. Barr a élevé le Procureur John Durham au poste de Conseiller Spécial en octobre dernier afin de lui permettre de continuer à enquêter sur le canular de la soi disant collusion de M. Trump avec la Russie (l’AP appelle cela une « enquête ») après l’arrivée de Biden à la Maison Blanche.

En théorie, il est difficile de limoger un Conseiller Spécial mais c’est seulement si vous vous appelez Donald Trump. Nous savons que si Joe Biden voulait virer M. Durham, ce dernier sera parti le temps de le dire, tout en se faisant lapider par les médias.

Alors, de quoi s’agit-il au juste ?

En 2019, Bill Barr a pris un bon départ en mettant fin à l’enquête sur la collusion. Il s’est également exprimé avec force sur la liberté de religion.
Et ce n’était pas de sa faute si, après avoir accepté que l’affaire contre le Général Flynn soit classée sans suite, un juge corrompu a violé tous les principes juridiques applicables pour continuer le procès.

Pourtant, je ne peux m’empêcher de remarquer que tous ceux qui ont perverti le système de renseignement américain s’enrichissent grâce à des apparitions à la télévision et à des contrats de livres lucratifs.

Il y a aussi le fait que les déclarations de M. Barr lors de l’interview, selon lesquelles le DOJ et le DHS n’ont vu aucune preuve de fraude ou de preuves suffisantes pour changer le résultat de l’élection, n’ont aucun sens.

Il y a eu une montagne de preuves fournies par des témoins oculaires montrant que la fraude s’est produite à une telle échelle qu’elle affecterait facilement le résultat de l’élection.

Gateway Pundit (une site d’information classé par Google comme étant d’extrême droite) a été le meilleur pour le suivi des reportages de fraude, voici donc quelques exemples des dernières 48 heures :

  1. Des camions chargés de bulletins de vote sont arrivés en Arizona 10 jours après la fin apparente du dépouillement des votes.
  2. Dans le Michigan, les bulletins de vote pour Biden ont été scannés 8 à 10 fois.
  3. Plus de 100 000 bulletins en retard dans le Wisconsin ont été antidatés au 3 novembre.
  4. La compagnie Dominion, n’ayant pas payé ses impôts, n’a pas été autorisé à opérer dans le Missouri.
  5. Un observateur de scrutin du Michigan a vu des chariots remplis de bulletins de vote Biden arriver à 4 heures du matin.
  6. Deux remorques pleines de bulletins remplis sont allées de New York en Pennsylvanie, dont une a fait le trajet le 4 novembre.
  7. Des responsables électoraux de Géorgie ont prétendu avoir filmé la destruction de preuves.
  8. Des agents de campagne du Michigan et de la Géorgie ont falsifié des bulletins de vote de militaires.

Non seulement la liste ci-dessus ne comprend pas les trois semaines précédentes de témoignages oculaires provenant de tous les États-charnière, mais elle n’aborde pas non plus tous les témoignages statistiques et mathématiques.

Il y a de nombreuses preuves.

Ce que M. Barr aurait pu contester, c’est si ces preuves sont fiables. Cependant, à ce jour, personne ne l’a fait.

Les médias gauchistes ont simplement annoncé qu’il n’y avait pas de preuves ou qu’elles avaient été «démystifiées», sans pour autant les démystifier.

M. Barr aurait-il pu commettre la même erreur en écartant les preuves sans en évaluer la véracité ou la valeur probante ?

Il est intéressant de noter que Trump n’a pas brutalement contredit son Procureur Général, et a choisi de ne rien dire.

Au lieu de cela, l’équipe juridique de Trump a simplement souligné, « avec tout le respect qui lui est dû », que le DOJ et le FBI n’avaient pas encore réellement mené une enquête.

Le silence inhabituel de M. Trump peut signifier que nous assistons à une diversion, à un tour de passe-passe.

Selon cette école de pensée, le véritable travail d’enquête s’est déroulé loin du marécage dans lequel se trouve M. Barr – et le président veut que cela reste ainsi.

En demandant à M. Barr de faire une déclaration techniquement exacte, à savoir que son Ministère de la Justice n’a rien vu, M. Trump peut empêcher les médias de prêter attention à la quantité de preuves qui existent réellement.

Si c’est bien le jeu auquel jouent MM Barr et Trump, c’est un jeu dangereux. Les tours de magie qui détournent l’attention du public ont intérêt à être bons. Sinon, le public sortira en louant l’assistant du beau magicien tout en n’ayant que du mépris pour le magicien dont le tour a échoué.

J’attends avant de porter un jugement définitif contre Bill Barr, d’autant plus que la règle des 24 heures devrait s’appliquer à tout ce qui est rapporté par les médias.

Mais si Trump ne sort pas bientôt un lapin de son chapeau, on aura l’impression que Barr, au lieu de combattre le marécage, a décidé d’y faire trempette, histoire de s’y relaxer un tantinet.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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