Publié par Dreuz Info le 4 décembre 2020

A l’école, les élèves flamands n’apprennent plus vraiment le français et les élèves wallons…. je n’en ai pas encore rencontré un seul capable de prononcer ou d’écrire une phrase correcte en néerlandais ! Et je me demande pourquoi on consacre tant d’heures à l’apprentissage d’une langue que personne n’apprend vraiment.

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Est-ce par indifférence que les élèves n’apprennent pas ? Par manque de nécessité ? Parce que l’anglais s’impose partout ? Je ne rencontre personne qui parle ou écrit l’anglais correctement… mais observe qu’une  langue, pas enseignée à l’école, inventée par le médecin polonais Zamenhof au 19e siècle dans le but de créer une « langue universelle », est parlée et écrite en moins d’un an,  sans lui consacrer beaucoup d’heures chaque semaine, par des élèves de plus en plus motivés. Cette langue, c’est l’espéranto.

L’espéranto a aussi une valeur préparatoire pour l’apprentissage d’autres langues, y compris de l’anglais par des Chinois ! Il est enseigné de manière efficace grâce à la méthode MLA.

Un ami, Germain Pirlot, enseignant l’espéranto à Ostende, m’a renseigné la MLA ou « Accélérateur de Multilinguisme ». La MLA a été créée pour servir d’introduction à l’apprentissage des langues étrangères et pour accélérer cet apprentissage. J’en retiens quelques principes importants :

  1. Donner un vocabulaire essentiel pour commencer, vocabulaire permettant de construire soi-même et très rapidement des phrases utiles.
  2. Enseigner les notions grammaticales élémentaires, faire connaître la structure de la langue dès le début.
  3. Une utilisation active de la langue par des contacts avec d’autres élèves, des dialogues et de petits textes personnels.
  4. Toujours partir de choses simples pour évoluer vers des contenus plus complexes, en veillant toujours à ce que, dès le début, tout ait un sens.
  5. La répétition est essentielle et, sur les bases bien acquises, on présente de nouveaux éléments de grammaire, de nouveaux mots.

Et je me permets ici d’attirer l’attention sur des « méthodes modernes » qui risquent bien d’expliquer le non-apprentissage du néerlandais, du français, de l’anglais….

  1. Dès le début, on parle de différents niveaux de langue – familier, courant, soutenu – de différentes catégories de texte – descriptif, injonctif, argumentatif, narratif, explicatif, poétique, dialogal – et je me demande s’il existe des élèves pour s’intéresser à cela.
  2. Des phrases sont à apprendre par coeur.
  3. On fait des mots croisés, des mots cachés, des textes à trous, des QCM…on est incapable de construire une phrase simple.
  4. Un vocabulaire complet semble indispensable dès le début ; il comporte par exemple des termes techniques concernant le sport.
  5. La grammaire est soit à peine enseignée soit de manière exhaustive dès le début…. le passé simple à des migrants arrivés depuis peu, par exemple.

Et ma conclusion sera une question: si on s’inspirait de la MLA pour l’enseignement de toutes les langues, y compris la langue maternelle ? Le « haut niveau » rêvé par des pédagogues de ministère ne serait peut-être que très rarement atteint mais il existerait un niveau réel, utile, et ce dès l’école primaire. Et n’oublions pas que de bonnes bases sont indispensables à tout enseignement… bases rarement assurées !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Mia Vossen pour Dreuz.info.

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