Publié par Manuel Gomez le 9 décembre 2020

Le terroriste Mustapha Al Djazaïri, de son vrai nom Mustapha Derrar, avait été arrêté par les militaires français au Mali puis, après une longue détention à la prison de Bamako, il a été libéré dans le cadre de la transaction concernant la libération des otages détenus par Daesh et le groupe islamiste Iyad Ag Ghali, avant d’être transféré à Kidal. 

Aujourd’hui il a rejoint son pays natal, l’Algérie et sa ville, Tlemcen, où il a été arrêté et transporté vers Alger, et condamné à perpétuité car son enrôlement dans une organisation terroriste activant à l’étranger est puni par la loi. 

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Mustapha Derrar a pu, après une longue procédure, être interrogé par des journalistes et ses déclarations ont pu être diffusées sur des chaînes de télévision privées et publiques. 

Ses révélations, concernant la libération de trois otages, une française et deux italiens, mettent en lumière l’implication directe des autorités françaises et maliennes dans cette transaction, dont les conséquences peuvent s’avérer dramatiques dans un proche avenir pour la sécurité de nos pays européens car plusieurs centaines de terroristes, comme Mustapha, ont été libérés mais, et c’est également grave de conséquences, une rançon de 30 millions d’euros a été « offerte » aux terroristes, ce qui leur permettra, bien évidemment, d’acheter des armes dont ils se serviront contre nos militaires français. 

Le parcours de Mustapha Derrar est intéressant : en 2009, il avait essayé de rejoindre la France, en passant par le Maroc mais, arrêté, il avait été renvoyé en Algérie. 

Il a alors décidé de rejoindre les groupes armés en Libye, vers la fin de 2011, en faisant le voyage par bus d’Oran à Hassi Messaoud et Debded, d’où il a rejoint le territoire libyen à pied. 

Appréhendé par un groupe rebelle, conduit dans un campement à Ghadamès, ils ne l’ont pas cru et, après l’avoir quelque peu torturé, ils l’ont renvoyé en Algérie. 

Mustapha a décidé alors, en novembre 2012, de partir vers le Mali et s’incorporer à un des groupes armés qui combattent les Français. 

Il est incorporé au « Mujao » (Mouvement de l’Unité et le Djihad pour l’Afrique de l’Ouest), commandé par Abdelhakim El Mauritanie. 

Son passage dans l’ANP (Armée Nationale Populaire) en Algérie, lui permet d’être chargé de l’entraînement militaire, et l’endoctrinement religieux, de jeunes garçons âgés de 10 à 15 ans. 

Fin janvier 2013, ils tombent dans une embuscade tendue par les militaires français et maliens. Arrêté, Mustapha est transféré de prison en prison jusqu’à Bamako. 

Jugé en 2016, il est condamné à perpétuité et dirigé vers la prison de Koulikoro. 

C’est dans cette prison que, le 4 octobre 2020, Mustapha apprend qu’ils vont être libéré contre le paiement s’une somme de 30 millions d’euros. Ils sont 207 terroristes à sortir libres contre l’échange des trois otages, et transportés jusqu’à l’aéroport de Bamako et embarqué sur un vol à destination de Tigherghart, au nord Mali et pris en charge par trois véhicules 4×4 de l’ONU puis remis aux représentants du MNLA. 

Le groupe terroriste « Ansar Eddine », leur remet une somme de 1000 euros ainsi qu’une « Kalachnikov », afin qu’ils poursuivent la lutte. 

J’ai dit à l’émir que je voulais rentrer chez moi. Il n’a pas refusé. J’ai payé mon voyage jusqu’à Bordj Badji Mokhtar puis, ensuite, jusqu’à Tamanrasset et Tlemcen, en passant par Oran. 

C’est à Tlemcen que Mustapha Derrar a été arrêté, emprisonné puis condamné. Il est actuellement incarcéré à Alger.

(Sources : quotidien algérien « El Watan »)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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