Publié par Guy Millière le 20 décembre 2020

Guy Millière : entretien avec Alexandre Del Valle sur la situation aux Etats-Unis.

J’ai réalisé il y a une dizaine de jours un long entretien avec Alexandre del Valle, qui voulait le publier dans Valeurs Actuelles, lequel a refusé. D’autres magazines ont refusé aussi. Toutes les personnes contactées ont dit qu’il n’y avait pas eu de fraudes et qu’en parler était “complotiste”.  La vérité, même appuyée sur des faits vérifiables, devient impossible à dire en France où l’atmosphère devient difficilement respirable. Un fragment de l’entretien a été publié par le magazine L’incorrect. On trouvera ici l’intégralité de l’entretien. Depuis que j’ai répondu à Alexandre del Valle, la Cour Suprême s’est conduit de manière honteuse et a tourné le dos a la Constitution, comme je le craignais, et le 18 décembre, John Ratcliffe, directeur du renseignement national n’a pu présenter le rapport qu’il devait présenter sur les ingérences étrangères dans les élections du 3 novembre car plusieurs services ne lui ont pas transmis des informations cruciales. Le coup d’Etat contre Donald Trump et contre la démocratie américaine implique non seulement le Parti Démocrate et la quasi totalité des médias américains, mais aussi ce que Donald Trump appelle l’Etat profond, la CIA, le FBI, divers milliardaires désireux de renforcer leurs liens avec la Chine et de participer à la “grande réinitialisation”. Donald Trump a envisagé de déclarer l’état d’urgence en se basant sur le rapport Ratcliffe : faute de rapport, il y a renoncé, et il semblerait que des généraux dans l’armée soient du coté du coup d’Etat. Il n’a renoncé à rien. Il ne peut faire saisir les machines Dominion sans déclaration de l’état d’urgence. Il ne peut désigner un procureur spécial pour enquêter sur les liens de la famille Biden avec la Chine : seul le Ministre de la justice le peut, et William Barr, qui s’est révélé être un traitre et un membre de l’Etat profond, a été poussé par Trump à la démission et ne sera remplacé que le 23 décembre. Donald Trump vient de mettre en ligne une video, “Combattez pour Trump. Sauvez l’Amérique. Sauvez le monde”. Il appelle à une manifestation à Washington le 6 janvier, jour où le Président doit être désigné par le Congrès. Il reste, ce jour là, une chance pour l’Amérique et le monde d’échapper au pire. Il s’agit effectivement de sauver l’Amérique et de sauver le monde. Que nombre de gens ne voient pas la gravité de la situation me consterne. Que l’information puisse de moins en moins circuler me révolte.


1 Vous vivez depuis des années aux États-Unis et vos positions en faveur de Donald Trump sont connues et vous les assumez, mais vous êtes aussi un universitaire et en tant que tel, pouvez-vous nous exposer les scenarii possibles dans cette crise grave et sans précédents qui oppose à la fois pro et anti Trump, Démocrates et conservateurs voire plus globalement « patriotes » et internationalistes ? Est-ce irresponsable de la part de certains de parler de risque de guerre civile ?

La crise actuelle est effectivement très grave et sans précédents. Les divisions aux Etats-Unis n’ont jamais été aussi vives depuis le temps de la guerre civile américaine, appelée en France Guerre de Sécession. Elles sont fondamentalement le résultat de ce que le politologue Roger Kimball a appelé “la longue marche” dans un livre remarquable portant ce titre, et publié il y a vingt ans. La gauche extrême a toujours eu du mal à s’implanter aux Etats-Unis, et à chaque fois qu’elle a essayé elle a échoué.

Elle avait, dans les années 1945-50, le visage du parti communiste américain, et deux affaires d’espionnage survenues au début des années 1950 l’ont fait échouer et ont conduit à son effondrement, l’affaire Rosenberg, qui concernait la transmission des secrets atomiques américains à l’Union Soviétique, et a conduit à la condamnation à mort et à l’exécution de Julius et Ethel Rosenberg, et l’affaire Chambers-Hiss qui a vu un journaliste très connu, Whittakers Chambers, reconnaitre qu’il avait été espion pour l’Union Soviétique, et dire que son chef de réseau était Alger Hiss, un homme qui occupait de hautes fonctions au Secrétariat d’Etat: la carrière de Whittaker Chambers a été brisée, et Alger Hiss a été condamné à une lourde peine de prison. La Commission des Affaires Anti-américaines de la Chambre des représentants a, en suite de cela, débusqué tous les communistes présents dans l’appareil d’Etat et tous ceux qui étaient communistes ou soupçonnés de l’être ont vu le soupçon s’abattre sur eux.

Dans les années 1960, une décennie plus tard, les gens de gauche extrême se sont présentés comme constituent une nouvelle gauche, non communiste, mais “anti-anticommuniste”, et ils ont utilisé une stratégie d’infiltration conçue par le philosophe communiste italien Antonio Gramsci et perfectionnée par le maître à penser de la gauche extrême américaine jusqu’à ce jour, Saul Alinsky. Ils se sont emparés peu à peu de tous les secteurs des universités où s’enseignent les sciences humaines, la littérature, les arts, le journalisme. Ceux qu’ils ont formés sont devenus instituteurs, professeurs de lycée, journalistes, artistes.

Ils en sont venus à tenir très largement l’enseignement primaire et secondaire, les rédactions des grands journaux et magazines, puis celles de chaines de télévision, mais aussi le secteur du cinéma et du show business.

La dernière étape pour eux a été la prise en main d’un parti politique et ils se sont emparés du Parti Démocrate qui, sous leur emprise, est devenu un parti de gauche extrême. L’arrivée au pouvoir de Barack Obama a été pour eux le couronnement de leurs efforts.

Barack Obama a promis, dès l’automne 2008, de changer radicalement l’Amérique, et c’est ce qu’il a commencé à faire en huit ans. Il a procédé avec subtilité pour ne pas susciter des réactions trop vives de ses adversaires, qui ont néanmoins créé le mouvement des Tea parties, qu’il est parvenu à briser en utilisant le harcèlement fiscal.

Il a noué des relations avec les grandes entreprises américaines, en utilisant tous les moyens du capitalisme de connivence et en leur offrant des contrats gouvernementaux en échange de leurs contributions financières au Parti Démocrate. Il a aussi installé des militants de gauche extrême dans toutes les administrations du pays et dans la justice. Hillary Clinton devait lui succéder et parachever ce qu’il avait accompli, et les Républicains acceptaient de jouer le rôle d’opposants dociles, condamnés à perdre, mais pouvant eux aussi participer au capitalisme de connivence.

John McCain, puis Mitt Romney avaient joué parfaitement le rôle de Républicains dociles, et en 2016, les dirigeants du Parti Républicain avaient leur candidat, qui disposait de leur soutien et de financements importants, Jeb Bush. Donald Trump s’est imposé au Parti Républicain contre la volonté des dirigeants du parti, et ceux-ci ne lui ont pas pardonné.

Il est dès lors devenu tout à la fois l’ennemi du Parti Démocrate transformé en un parti de gauche extrême, l’ennemi de tous ceux que la gauche extrême a infiltré dans l’enseignement, dans les médias, le cinéma et le show business, l’ennemi des grandes entreprises participant au capitalisme de connivence, l’ennemi de tous ceux installés par Barack Obama dans les administrations et dans la justice, mais aussi l’ennemi des Républicains dociles et de ceux qui tenaient le Parti Républicain en 2016, et nombre d’entre eux n’ont cessé depuis quatre ans de le combattre.

Il s’est fait élire en s’adressant aux ouvriers et employés qui votaient jusque-là démocrate, mais aussi aux minorités ethniques, et il a modifié profondément l’électorat du Parti Républicain, qu’il a remodelé pour en faire un parti adhérant aux idées qu’il porte : patriotisme économique et patriotisme tout court, réaffirmation des valeurs fondamentales de la société américaine et de la civilisation occidentale, retour à une politique étrangère inspirée de Ronald Reagan reposant sur le réarmement matériel et moral du pays et sur un retour à la souveraineté des Etats-Unis dans toutes leurs décisions, abandon de l’interventionnisme et de l’idée néo-conservatrice qu’on peut imposer la démocratie par la guerre.

Il a promis à ceux qui ont voté pour lui de “drainer le marécage”, ce par quoi il entendait sa volonté de s’en prendre à tous ceux qui, grâce à la stratégie d’infiltration tiennent aujourd’hui l’enseignement, les grands médias, le Parti Démocrate, tous ceux mis en place dans l’appareil d’état par Obama, les grandes entreprises adeptes du capitalisme de connivence, les républicains impliqués dans le capitalisme de connivence.

Il s’est attiré l’hostilité absolue de tous ces gens, qui lui ont mené une guerre totale pendant ses quatre années de présidence, avec l’appui tacite de ceux qui tenaient le Parti Républicain avant qu’il soit Président.

Il a été accusé sans le moindre fondement de “collusion avec la Russie”, puis, toujours sans le moindre fondement, de mise en danger du pays en raison d’une conversation téléphonique anodine avec le Président ukrainien. Il a subi une procédure de destitution ne reposant sur rien et violant toutes les règles de droit américaines.

Il a subi l’utilisation de la pandémie, que ces gens ont utilisé pour semer une peur maximale et pour faire subir au pays des dégâts économiques importants, car ces gens pensaient qu’une économie en mauvais état serait nuisible pour lui, Donald Trump. Il a été confronté à des émeutes déclenchées par deux organisations marxistes révolutionnaires, Antifa et Black Lives Matter, que ces gens ont appuyé, et des politiciens démocrates, des journalistes des grands médias ont osé parler de “manifestants pacifiques” sur fond de pillages, de meurtres et d’incendies.

Rien de tout cela n’ayant permis d’abattre Trump, ces gens ont organisé des fraudes électorales massives aux fins d’empêcher Donald Trump d’avoir un second mandat et aux fins de reprendre le pouvoir.

La crise repose sur tout cela. Il y a d’un côté Donald Trump, et une très large part du peuple américain, patriote, attachée aux valeurs de l’Amérique et de l’Occident, et en face d’eux, il y a un peuple façonné par la gauche extrême américaine : des étudiants et des gens passés par l’université où on leur a donné des idées de gauche extrême (et les enquêtes montrent que plus des gens sont restés longtemps à l’université, plus ils pensent à gauche).

Il y a aussi des membres de minorités ethniques à qui des organisations radicales ont appris faussement que les Républicains sont racistes. Il y a des gens qui, à force de regarder des chaines de télévision aux mains de la gauche extrême sont imprégnés de haine envers Donald Trump.

Il y a des gens très radicaux qui pensent que les Etats-Unis sont un pays exécrable qu’il faut détruire. Il est très difficile de savoir comment la crise va évoluer. Pour l’heure, des actions en justice ont lieu : les avocats de Trump n’admettent pas les fraudes électorales massives, Trump non plus, bien sûr, les millions de gens qui ont voté Trump ne les admettent pas davantage et pensent, à juste titre, que Trump a été réélu le 3 novembre et qu’on lui a volé sa réélection tout en volant leur vote à eux, qui ont voté pour Trump, et il importe de voir que Donald Trump a remporté près de onze millions de voix de plus qu’en 2016, ce qui montre son immense popularité.

Des plaintes ont été déposées par les avocats de Trump : les juges fédéraux nommés par Obama les ont rejetées par militantisme, sans les examiner et n’ont pas fait leur travail de juges.

D’autres juges ont agi de la même façon, par peur d’agressions, car Antifa et Black Lives Matter menacent quiconque n’obéit pas à la gauche extrême.

Une plainte a été déposée par le procureur général du Texas contre les quatre Etats dans lesquels les fraudes ont été les plus graves (Géorgie, Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin) et la plainte a été adressée directement à la Cour Suprême, qui a refusé de l’examiner en disant que le Texas n’est pas concerné par ce qui se passe dans ces quatre Etats, et que c’est dans ces Etats que les problèmes doivent se régler : c’est une réaction de peur, là encore.

Le Texas, qui a vu sa plainte appuyée par dix-neuf autres Etats et cent vingt représentants républicains est très concerné, parce que les fraudes dans les quatre Etats impliqués ont inversé le résultat d’une élection fédérale et porte atteinte au vote des Etats, tels le Texas, où il n’y a pas eu de fraudes, ce à quoi on peut ajouter que ces quatre Etats ont changé leurs lois électorales juste avant l’élection, en violant la Constitution des Etats-Unis.

Les législatures des Etats concernés par les fraudes massives se sont vues, au nom du fait que Joe Biden n’a gagné dans leur Etat que grâce aux fraudes, demander par les avocats de Donald Trump de ne pas envoyer de grands électeurs représentant Joe Biden à la réunion du 14 décembre au cours de laquelle le Président élu est effectivement désigné.

Des grands électeurs ont été désigné par les Etats concernés, de manière illégale (sans consultation des législatures d’Etat qui sont constitutionnellement les instances qui doivent désigner les grands électeurs), et le 14 décembre, Joe Biden sera sans doute désigné comme Président, (ce sera sans doute fait quand cet entretien paraitra).

Cela ne signifiera pas du tout que les avocats de Donald Trump et Donald Trump lui-même vont abandonner. Des plaintes vont continuer à suivre leur cours, des preuves et des témoignages vont s’accumuler.

Trump dit qu’il a prêté serment sur la Constitution et qu’il n’admettra pas que quelqu’un devienne Président grâce à la fraude. Ceux qui soutiennent Trump sont imprégnés d’un sentiment de révolte qui monte en puissance.

Trump dit que ce qui se passe est un coup d’Etat, et c’est exact. Un coup d’Etat est la tentative d’abolir un fonctionnement démocratique par des moyens non démocratiques et les fraudes massives ne sont pas des moyens démocratiques.

Ceux qui ont voté Trump ne feront pas d’émeutes. Les conservateurs ne recourent pas à l’émeute. J’ignore ce que sera leur réaction. Ce que je sais est qu’aucun d’entre eux ne considèrera une seule seconde Joe Biden comme un Président légitimement élu, et que quasiment tous le considèreront comme quelqu’un qui a volé l’élection et comme un imposteur. Donald Trump lui-même, s’il est conduit à céder le pouvoir, continuera très vraisemblablement à dire que ce qui s’est passé est un coup d’Etat et se placera en position de principal opposant à une présidence qu’il considèrera illégitime. Est-ce que cela conduira à une guerre civile ?

J’en doute.

Le climat dans le pays restera néanmoins extrêmement troublé. Des réactions ressemblant à ce qu’ont été les Tea parties sous Obama sont à prévoir, autrement dit, des manifestations de masse, et si des mesures très à gauche sont prises par une administration Biden, des actions de désobéissance civile auront lieu. Des millions d’Américains citent la Déclaration d’indépendance, disent que les Etats-Unis sont nés d’une révolte contre la tyrannie, et considèrent que ce qui se passe est un glissement inadmissible vers la tyrannie.

2) Peut-on prouver ou documenter de manière incontestable les accusations de fraudes massives ? Et que répondre à ceux qui accusent les pro Trump de diffuser des fake news pour rester au pouvoir contre le libre jeu des élections démocratiques ?

Les fraudes massives sont une réalité, et il est regrettable que ce ne soit pas dit en France. Les preuves sont innombrables. Donald Trump les a énumérées de façon détaillée dans un discours prononcé le 2 décembre, et ceux qui affirment qu’il n’y a ni fraudes ni preuves nient la réalité la plus élémentaire.

Nul n’a cherché à voir si des fraudes ont eu lieu dans des Etats autres que les six Etats concernés par les litiges, quatre Etats démocrates (Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin, Nevada), deux Etats républicains où les secrétaires d’Etat chargés des procédures électorales sont des NeverTrumpers (Georgia, Arizona), mais c’est tout à fait possible.

Les fraudes ont pris place en deux temps. Le premier temps a été l’envoi massif de bulletins de vote par correspondance dans les Etats concernés.

Les bulletins ont été envoyés aux personnes résidant dans l’Etat, à des personnes décédées parfois depuis longtemps, à des personnes ayant quitté l’Etat, à des résidents permanents de l’Etat n’ayant pas le droit de vote parce qu’ils n’ont pas la nationalité américaine, à des immigrants illégaux.

Dans plusieurs Etats, les bulletins ont été ramassés au domicile des personnes ayant reçu des bulletins par des militants démocrates, ce qu’on appelle aux Etats-Unis le ballot harvesting, la récolte des bulletins, et la case indiquant le nom du candidat démocrate à la présidence a été cochée par les militants démocrates. Des bulletins de vote par correspondance ont été imprimés en surnombre et placés en réserve. Des tris de bulletins ont été faits dans certains centres de tri, et des bulletins de vote venant d’électeurs républicains, qu’on peut identifier par le fait que la lettre R figure sur l’enveloppe ont été détruits en nombre. Les bulletins de vote par correspondance issus du ballot harvesting et remplis par les militants démocrates ont été mêlés aux autres bulletins et décomptés, tous pour Joe Biden.

Des machines à voter achetées dans cinq des six Etats concernés ont, selon les preuves disponibles, été réglées selon des algorithmes faussant les décomptes des voix dans les bureaux de vote, aux fins d’avantager Joe Biden. L’avance de Donald Trump semble avoir été, malgré les fraudes, si considérable le 3 novembre au soir que les gens qui supervisaient les fraudes semblent avoir paniqué, et le dépouillement a été arrêté dans les six Etats concernés un peu avant minuit, heure de Washington, pour reprendre quelques heures plus tard, et le deuxième temps des fraudes a eu lieu dans l’intervalle.

Des dizaines de milliers de bulletins placés en réserve ont été amenés dans les bureaux de dépouillement tenus par des responsables démocrates et aussitôt comptés : sans encombre, car au moment de l’arrêt du dépouillement, les responsables démocrates des bureaux ou les bulletins ont été amenés ont demandé aux personnes chargées du dépouillement de rentrer chez elles, et seuls des militants démocrates sont restés dans les bureaux de dépouillement, hors de toute présence de témoins gênants.

Les graphes statistiques montrant l’évolution du nombre de votes pour chaque candidat connaissent au moment de l’ajout des bulletins placés en réserve, amenés et comptés des montées á la verticale du nombre de voix pour Biden au moment où les bulletins en réserve sont comptés.

Les machines à voter de marque Dominion achetées dans cinq des six Etats concernés sont des machines dans lesquelles, c’est démontré, il est très facile d’introduire des algorithmes biaisés aux fins de frauder.

Elles ont initialement été utilisées au Venezuela sous Hugo Chavez avant d’être vendues en Amérique du Nord. Certains Etats des Etats-Unis les ont achetées, d’autres ont refusé, précisément parce qu’elles permettent les fraudes. Les avocats travaillant pour Donald Trump ont des centaines de preuves matérielles, des milliers de témoignages écrits sous serment venus de gens attestant qu’ils ont observé des fraudes, des analyses établies par des experts en statistiques et en électronique.

Les dossiers dont dispose Rudy Giuliani, le principal avocat de Donald Trump, sont accablants. Les dossiers établis par des avocats entendant non seulement démontrer des fraudes, mais aussi s’intéresser en détail aux machines à voter, Lin Wood et Sidney Powell, sont tout aussi accablants.

Les preuves et les témoignages sous serment seraient pleinement suffisantes pour démontrer dans n’importe quel tribunal digne de ce nom qu’un crime a été commis, mais on est là dans le domaine de la politique sale.

Comme je l’ai dit, des juges se comportent en militants démocrates et plus du tout en juges, et d’autres juges cèdent à la peur. Des avocats qui avaient accepté de travailler pour Donald Trump en Pennsylvanie ont reçu des menaces de mort et ont décidé de se retirer.

Les dossiers dont dispose Rudy Giuliani seront transmis à la Cour Suprême des Etats Unis, mais la façon dont elle s’est conduite face à la plainte déposée par le procureur général du Texas peut laisser penser qu’elle continuera à avoir peur, ce qui est très préoccupant, car elle renonce de plus en plus à jouer son rôle de gardienne du droit et de la Constitution.

Ce qui se passe est extrêmement délétère. La plupart des juges dans le pays ne rendent plus la justice en ce moment. La Cour Suprême, clé de voute des institutions américaines, ne joue plus son rôle.

Le Ministère de la justice contient des maillons faibles qui n’instruisent pas des dossiers qui devraient être instruits, ou le font avec retard, il en est ainsi tout particulièrement pour les dossiers qui concernent les réseaux de corruption de la famille Biden, et c’est là encore un sujet dont on devrait parler en France : des preuves montrent que Joe Biden est à la tête d’un réseau de corruption et a utilisé son fils Hunter pour accorder des avantages aux dignitaires de plusieurs pays, dont la Chine, et les preuves sont disponibles depuis des mois, mais parce que Joe Biden était candidat à l’élection présidentielle, l’instruction des dossiers a été stoppée, et quand un journal, le New York Post, a  publié des documents accablants, tous les autres médias ont dit que les documents n’existaient pas.

Le FBI, qui aurait dû enquêter, n’a rien fait lui non plus. L’expression fake news a été créée par Donald Trump pour dénoncer la désinformation disséminée par les grands médias tenus par la gauche extrême, et maintenant, ces mêmes grands médias utilisent à leur tour l’expression fake news pour tenter d’occulter les faits établis et pour incriminer ceux qui les mettent au jour.

Les grands médias tenus par la gauche extrême ont cessé d’informer et font de la désinformation à dose intensive : ils ne cessent d’occulter des faits établis. Ils présentent comme des faits établis des éléments faux.

Ils font cela depuis plus de quatre ans. Ils servent la volonté de renverser Donald Trump et d’installer à tout prix au pouvoir Joe Biden et les Démocrates.

C’est très inquiétant et sans précédents aux Etats-Unis. La justice est très détériorée. La sécurité est très détériorée aussi, et il n’est pas du tout normal qu’Antifa et Black Lives Matter puissent jouir d’une telle impunité.

On ne le dit pas en France, mais quand des gens qui soutiennent Trump se rassemblent paisiblement, ils sont souvent agressés quand ils prennent le chemin du retour, par des membres d’Antifa et de Black Lives Matter : les grands médias de gauche extrême ferment les yeux sur ces agressions et préfèrent incriminer des groupes tels que le Proud Boys, qu’ils présentent comme des “suprématistes blancs”, ce qui est ignoble et grotesque : les Proud Boys sont aveugles à la couleur de peau et leur chef est un noir d’origine hispanique, Enrique Tarrio.

Ils agissent de manière défensive, contre Antifa et Black Lives Matter qui n’hésitent pas à agresser des femmes seules accompagnées d’enfants. La sécurité doit être rétablie aux Etats-Unis, et ce ne sont pas les Proud Boys qui la mettent en cause.  Si les fraudes massives ne sont pas sanctionnées, le suffrage universel sera quasiment aboli aux Etats-Unis.

Les grands médias tenus par la gauche extrême continuent à épargner Joe Biden, persistent à dire que les fraudes sont inexistantes, et font comme si elles n’existaient pas.

La démocratie est la possibilité pour une population de décider en connaissance de cause : quand la connaissance disparait, la démocratie disparait aussi.

Les violations de la démocratie ne sont pas perpétrées par Trump, vraiment pas du tout. Elles sont perpétrées par ses ennemis, et, puisque j’ai évoqué la corruption de la famille Biden et le fait que la Chine est impliquée, on doit voir que les violations sont infiniment plus préoccupantes qu’on le dit.

Trump et les avocats que j’ai cité ne se battent pas seulement contre les fraudes et contre ce que Donald Trump décrit comme un coup d’Etat, mais aussi, et ils le disent de plus en plus, pour sauver les institutions américaines.

La stratégie d’infiltration de la gauche américaine se révèle avoir été très destructrice.

Que des Républicains fassent cause commune avec les Démocrates est lamentable : c’est hélas une réalité. J’ai expliqué plus haut pourquoi ils se comportent ainsi.   

3) Comment expliquez-vous l’acharnement incroyable de l’ensemble des médias des multinationales du deep state des milieux intellectuels et des Démocrates contre ce Président, le plus diabolisé et empêché de gouverner depuis Nixon ?

A l’époque de Nixon, il s’agissait pour la gauche américaine de faire tomber un Président qu’elle détestait. Grace au scandale du Watergate, elle y est arrivée.

On parle du Watergate, mais on ne parle quasiment jamais des conséquences de la chute de Nixon : l’arrivée à la présidence d’un Président faible et illégitime, Gerald Ford, un Congrès qui va tout faire pour couper les vivres à l’armée du Sud Vietnam, et y parvenir, la débâcle américaine au Vietnam qui suivra, l’exode des boat people, le génocide cambodgien, l’élection de Jimmy Carter sous la présidence de qui l’Union Soviétique avancera sur trois continents et le Shah d’Iran tombera pour laisser place à Khomeiny et à la République islamique toujours en place.

La diabolisation de Trump tient au fait qu’il a interrompu la transformation radicale du pays enclenchée sous Barack Obama et a voulu, comme je l’ai dit, drainer le marécage.

Ce qui s’est passé et se passe encore a été et est bien davantage qu’une simple diabolisation. Cela a été et est un véritable déferlement de haine.

Des appels à son assassinat ont été proférés. Les pires insanités ont été proférées à son encontre. Une comédienne a posé pour une photo très largement diffusée où elle se montrait brandissant une tête en plastique de Donald Trump, tranchée et sanguinolente : la photo s’est retrouvée sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram, accompagnée de commentaires enthousiastes. Quand Donald Trump a été atteint par le Covid 19, des milliers de gens de gauche ont inondé Twitter de messages souhaitant que “le coronavirus gagne”, et que le monde soit “débarrassé de Trump”.

Des instituts d’analyse ont montré qu’en moyenne, 92 pour cent des articles et reportages consacrés à Trump aux Etats-Unis étaient négatifs et diffamatoires : une telle proportion n’avait jamais été atteinte.

La haine a même touché ceux qui ont osé soutenir Trump : des employés de plusieurs entreprises ont été licenciés parce qu’ils avaient posté sur Facebook un message favorable à Trump.

Des personnes portant une casquette pro-Trump ont été agressées, parfois très violemment.

Un climat de terreur a régné pendant les mois qui ont précédé l’élection, et quasiment aucune voiture n’a porté d’autocollants montrant un soutien à Trump.

Ceux qui se sont risqués à en placer un sur leur voiture malgré tout ont retrouvé celle-ci saccagée, parfois incendiée. Ce déferlement n’a pour autant pas empêché Donald Trump de gouverner.

Ce qu’il a accompli est immense, tant en politique intérieure qu’en politique étrangère. Jusqu’en mars 2020, l’économie américaine se portait extraordinairement bien.

Elle ne s’était jamais aussi bien portée depuis plus de cinquante ans. Le chômage était tombé à 3,5 pour cent, ce qui signifiait une situation de plein emploi. L’immigration clandestine avait baissé de plus de soixante-dix pour cent, une baisse sans précédent.

Le niveau de vie moyens connaissait une hausse elle-même sans précédent.

Le pays était devenu le premier producteur mondial de gaz et de pétrole et était énergétiquement indépendant. Le taux de croissance au troisième trimestre 2020, après la brève récession due à la pandémie, se chiffrait à 33,1 pour cent en rythme annuel, un chiffre jamais connu dans un pays occidental.

En politique étrangère, Donald Trump avait écrasé l’Etat Islamique, asphyxié la République islamique d’Iran, qui était devenue, après l’accord de juillet 2015, le principal financier du terrorisme islamique, et le terrorisme islamique avait largement disparu sur la planète entière.

Il avait mené une politique d’endiguement efficace vis-à-vis de la Chine, qui commençait à faire de nettes concessions.

Il avait enclenché un processus de paix remarquable au Proche-Orient, dont les accords d’Abraham signés à Washington le 15 septembre n’étaient qu’un premier volet. Qu’il ait pu accomplir autant malgré le déferlement de haine et le harcèlement qu’il a subi n’a fait qu’exacerber la haine déversée sur lui, et explique les fraudes massives.

Il était hors de question de laisser Trump parachever ce qu’il a mis en œuvre. Il fallait, pour ses ennemis, l’arrêter par n’importe quel moyen.

Trump gène beaucoup de gens : la gauche extrême, qui aimerait le voir mort, les grandes entreprises adeptes du capitalisme de connivence, les républicains impliqués dans le capitalisme de connivence, les corrompus, les puissances corruptrices, en tête desquelles la Chine, et on va découvrir bientôt que celle-ci a joué un rôle non négligeable dans ce qui se passe présentement dans le pays.

Des preuves s’accumulent qui seront divulguées dans les prochaines semaines.  

4) Comment envisagez-vous l’après Trump si l’élection légitime ou pas de Joe Biden est confirmée le 14 décembre par les grands électeurs et si les procès intentés par l’équipe Trump ne débouchent pas sur une invalidation ?

Joe Biden sera désigné comme Président élu le 14 décembre (j’ai dit que ce sera sans doute fait quand cet entretien paraitra). S’il devient Président, ce qui n’est pas encore assuré, car bien des choses peuvent se passer avant le 20 janvier 2021, date à laquelle le Président prête serment, il ne sera en aucun cas légitime, car un Président, dans une démocratie, ne peut être considéré comme légitimement élu si son élection résulte de fraudes massives qui permettent de voler une élection et d’en inverser le résultat.

Il ne sera désigné que si tous les juges dans tout le pays ont renoncé à faire régner le droit et si la Cour Suprême a absolument renoncé à jouer son rôle.

Joe Biden sera alors très concrètement le Président le plus illégitime de toute l’histoire des Etats-Unis. Son arrivée au pouvoir signifiera, le cas échéant, qu’on peut frauder, violer le droit, violer la Constitution, être corrompu par une puissance étrangère, et arriver au pouvoir aux Etats-Unis. Elle réduira peu ou prou la Constitution des Etats-Unis à un chiffon de papier.

Elle fera passer les Etats-Unis à un autre mode de fonctionnement, plus proche de celui des républiques instables, gangrenées par la corruption, d’Amérique du Sud. Je craindrai dans ce cas que soit enclenché un processus difficilement remédiable, sinon par un vaste soulèvement de la population.

Si une fraude aussi massive est entérinée, des fraudes plus massives encore pourront se produire dans le futur, et le Parti Démocrate pourra gagner à chaque fois. De fait : il ne faudra pas compter sur le Parti Démocrate, s’il peut voler l’élection de novembre 2020, pour rendre les élections futures plus sures.

Si, Joe Biden devenant Président, les républicains conservent une faible majorité au Senat, ce qui sera le cas s’ils gagnent les deux élections sénatoriales de Géorgie qui doivent faire l’objet d’un second tour au mois de Janvier, il n’aura pas tous les pouvoirs, et les républicains pourront atténuer partiellement ses capacités de nuisance. Il fera néanmoins beaucoup de dégâts : augmenter les impôts et remettre en place de multiples réglementations pesant sur les petites et moyennes entreprises, restreindre la production d’énergie et accroitre les prix de celle-ci, ce dans un contexte où l’économie redémarre à peine après la récession qui a découlé de la pandémie, ne peut qu’être désastreux.

Et des décisions de politique étrangère délétères pourraient être prises, telle la levée des sanctions imposées à l’Iran des mollahs par l’administration Trump, et une déstabilisation du Proche-Orient tout entier suivrait vraisemblablement. L’abandon de la politique de fermeté vis-à-vis de la Chine mise en place elle aussi par l’administration Trump, abandon clairement envisagé par une hypothétique administration Biden (pour des raisons très explicables), aurait des conséquences profondes, à l’échelle planétaire, cette fois. Le retour à une politique laxiste vis-à-vis du terrorisme islamique serait, au vu du fait qu’on trouve dans l’entourage de Biden des gens qui ont trouvé des excuses aux auteurs d’attentats suicides, tels Reema Dodin, tout à fait possible. Si les Républicains perdent la majorité au Sénat, ce qui sera le cas s’ils perdent les deux élections sénatoriales susdites, les dégâts seront si immenses que les Etats-Unis deviendront vite méconnaissables. La Constitution ne sera plus même un chiffon de papier.

La Cour Suprême se verra ajouter entre quatre et six membres issus de la gauche extrême et cessera pleinement de jouer son rôle pour devenir une chambre d’enregistrement des décisions prises au Congrès.

Deux Etats seront sans doute ajoutés aux cinquante Etats existants sans que le reste du pays soit consulté, le District de Columbia et Porto Rico, et il est certain, au vu de toutes les études disponibles, qu’ils voteront démocrate.

Quatre sièges de sénateurs seront créés, et ce seront des sièges démocrates. Plus rien n’empêchera de violer le droit, et les juges militants de gauche extrême déjà en place pourront agir à leur guise.

Onze millions d’immigrants illégaux seront rapidement naturalisés et auront vite le droit de vote, ce qui fera glisser vers les démocrates un Etat tel que le Texas, sans lequel les républicains ne peuvent gagner aucune élection présidentielle, et sans doute d’autres Etats.

J’écris à la fin de mon livre Après Trump ? qu’après Trump il y aura Trump encore, et qu’en ce cas, les Etats-Unis resteront une démocratie capitaliste prospère et la première puissance du monde libre, mais j’ajoute que si après Trump il y a la gauche américaine, le futur sera beaucoup plus sombre : aux Etats-Unis et sur le reste de la planète.

Nombre de ceux qui se réjouissent de la possible “élection” de Joe Biden et qui l’accueillent avec enthousiasme ont la mémoire courte et ne se souviennent apparemment pas de ce que le laxisme d’Obama vis-à-vis du terrorisme islamique avait permis à celui-ci de se doter de bases arrière, de contribuer à des attentats très meurtriers et d’encourager les djihadistes à passer à l’acte, ce qui avait eu de terribles conséquences en France et en Europe.

Ils ne se souviennent pas non plus que la destruction du régime Kadhafi en Libye, voulue par Obama, et le désordre en Syrie, accepté par Obama, ont suscité les vagues de réfugiés qui ont déferlé sur l’Europe.

Il est souvent dangereux d’avoir la mémoire courte. Nombre de ceux qui se réjouissent de la possible “élection” de Joe Biden semblent fascines par la Chine et semblent oublier que le régime chinois est un régime totalitaire et que si la Chine avance sur la planète, ce sera au détriment de toutes les formes de liberté.

5) le Trumpisme a-t-il un avenir et un éventuel successeur qui reprendrait le flambeau ?

Le Parti Républicain a été profondément remodelé par Donald Trump.

Ce n’est plus le parti des grandes entreprises et des milieux d’affaires, qui ont basculé du côté démocrate. C’est, comme je l’ai dit plus haut, le parti du patriotisme économique et du patriotisme tout court, le parti de la défense des valeurs américaines et occidentales.

C’est le parti des classes moyennes et des classes populaires attachées aux valeurs de l’Amérique. C’est aussi le parti des petits et moyens entrepreneurs, qui avaient beaucoup souffert sous Obama et sous le règne presque absolu du capitalisme de connivence.

Les républicains qui ont combattu Trump auront beaucoup de mal à reprendre le contrôle de leur ancien parti, d’une part parce que les membres du parti remodelé par Trump les considèrent comme des traitres et n’entendent plus du tous les accepter parmi eux, d’autre part parce que le basculement des grandes entreprises et des milieux d’affaires dans le camp démocrate est appelé à durer et à se consolider.

Grandes entreprises et milieux d’affaires ne soutiennent pas la gauche extrême parce qu’ils ont rejoint les idées de la gauche extrême : ils pensent seulement que la gauche extrême, en combattant les valeurs américaines, le patriotisme économique et le patriotisme contribue à éroder les repères de la population américaine, et permet d’avancer vers la dissolution de celle-ci dans le multiculturalisme et la submersion migratoire. Grandes entreprises et milieux d’affaire américains veulent régir le monde dans le cadre d’une nomenklatura mondiale qui tiendrait les commandes de l’économie, de la politique, des règles de fonctionnement des sociétés, et qui s’entendrait avec la nomenklatura chinoise et avec les mollahs iraniens, et nombre de grands entrepreneurs, hommes d’affaires, financiers américains ne cachent pas ce qu’ils veulent.

Ils adhèrent explicitement au projet de “grande réinitialisation” dont on parle beaucoup en ce moment. Les idées de Trump sont celles de tous les mouvements de défense du patriotisme et de la civilisation occidentale qu’on trouve en Europe et ailleurs dans les mouvements définis comme “populistes”.

Si Donald Trump reste Président, il restera le chef de file mondial incontesté du courant formé par ces idées.

S’il doit céder la présidence, il sera le chef de file incontesté de la résistance à la véritable agression que subissent présentement les institutions américaines et à la tentative de prise de pouvoir aux Etats-Unis et ailleurs menée par les adeptes de la “grande réinitialisation”.

Le moment n’est pas venu de lui chercher un successeur. Il n’existe pas aux Etats-Unis de dirigeant qui ait sa force et sa détermination. Aucun dirigeant politique aux Etats-Unis n’a la capacité de rassemblement de Donald Trump.

Ce n’est pas un hasard si, pour s’efforcer de le faire tomber, il a fallu des fraudes électorales immenses. Trump était et reste électoralement invincible sans fraudes immenses.

Imaginer qu’un homme le plus souvent incapable de prononcer un discours sans le lire mot à mot sur un téléprompteur, incapable d’attirer plus de vingt personnes à une réunion publique, et qui a, pendant la campagne électorale, passé l’essentiel de son temps dans le sous-sol de sa maison, a pu effectivement avoir une avance immense dans les sondages, puis réaliser un score très supérieur à celui de Barack Obama en 2008 et 2012 et à celui de Hillary Clinton en 2016, est risible.

Donald Trump restera quoi qu’il se passe la force majeure de la vie politique américaine dans les années à venir.

L’élection du 3 novembre a montré que, malgré les insultes, les diffamations, la désinformation déversée sur lui sans cesse, il pouvait se diriger vers un raz de marée électoral.

J’observe la vie politique américaine depuis près d’un demi-siècle, je n’ai jamais vu un dirigeant politique susciter un élan d’enthousiasme et d’adhésion aussi intense que l’élan suscité par Donald Trump, pas même Ronald Reagan ou Barack Obama en 2008.

Je ne vois pas sur la planète entière de dirigeants du monde démocratique qui ait sa stature : qu’il ait obtenu près de onze millions de voix de plus en 2020 qu’en 2016, que le nombre d’Afro-américains qui ont voté pour lui en 2020 soit le double de ce qu’il était il y a quatre ans et le nombre de Latinos qui ont voté pour lui trente pour cent plus élevé en 2020 que quatre années plus tôt devrait donner à réfléchir à ceux qui méprisent Trump ou le sous-estiment.

C’est précisément parce qu’il attire un électorat dont ses ennemis pensaient pouvoir disposer à leur guise que ceux-ci veulent absolument le détruire et l’éliminer de la vie politique.

6) Comment les démocrates qui jadis furent au centre ont-ils pu évoluer ainsi vers le gauchisme les extrémistes des BLM et même se rapprocher des frères musulmans depuis Clinton et Obama ? Qu est ce qui a motivé cette évolution progressive ? Le désistement de Sanders envers Biden, réputé pas gauchiste, a-t-il impliqué une alliance islamo-gauchiste à l’Européenne ?

J’ai expliqué la prise de pouvoir dans le Parti Démocrate par la gauche extrême.

Le Parti Démocrate est effectivement tenu aujourd’hui non seulement par la gauche extrême, mais aussi par des gens qu’on peut appeler islamo-gauchistes.

Les gens de gauche extrême tiennent tout ce que l’infiltration menée depuis les années 1960 leur permet de tenir : universités, écoles lycées, médias, culture, gauche politique, médias sociaux.

Ils ont l’appui des grands milieux d’affaire et n’ont aucun problème de financement.

Ils ont éliminé ou neutralisé les gens de gauche modérée qui subsistent dans le parti, en leur faisant comprendre que quiconque s’écarte de la gauche extrême risque d’être exclu et de disparaitre du champ politique.

Ils s’allient avec les islamistes parce que les islamistes leur servent à combattre et à détruire les valeurs américaines qu’ils détestent. Ils sont hostiles au Christianisme, et les islamistes sont eux aussi hostiles au Christianisme.

Ils rejettent la civilisation occidentale, et les islamistes sont eux aussi des ennemis de la civilisation occidentale. Ils pensent utiliser les islamistes comme des instruments au service de leurs fins.

Les islamistes, eux, pensent utiliser les gens de gauche extrême pour avancer, et les considèrent comme des idiots utiles.

Avant Obama, les islamistes avaient gagné en influence aux Etats-Unis grâce à la gauche extrême. Sous Obama, ils ont pris beaucoup d’importance.

Deux islamistes ont obtenu des sièges à la Chambre des représentants : Ilhan Omar et Rashida Tlaib. Et quand l’une d’elles tient des propos antisémites virulents, le Parti Démocrate reste silencieux. Ilhan Omar tient régulièrement des réunions publiques de soutien au CAIR (Council on American-Islamic Relations), la branche américaine des Frères Musulmans.

Avant les années Obama, Bernie Sanders, qui soutient ouvertement les islamistes, était un extrémiste marginalisé.

Il a failli être le candidat démocrate en 2016, et il a fallu des fraudes lors des primaires démocrates pour l’écarter au profit de Hillary Clinton.

Il a failli à nouveau être le candidat démocrate en 2020, et il a fallu une mobilisation générale du parti pour l’écarter et mettre en avant Joe Biden.

Bernie Sanders a accepté d’être écarté à nouveau, mais a posé ses conditions, et il est devenu le principal concepteur du programme du Parti Démocrate.

Le Parti Démocrate l’a écarté et a choisi Joe Biden parce que Bernie Sanders est trop ouvertement extrémiste, alors que Joe Biden peut donner l’image d’un démocrate à l’ancienne, mais le programme démocrate est le programme de Bernie Sanders, à de rares détails près. Joe Biden n’a aucune conviction, et c’est ce qui lui a permis de durer politiquement et de s’adapter.

Il accepte le programme de Bernie Sanders. Chacun sait à Washington que s’il devient Président, il ne sera qu’un homme de paille.

Il sera présent et dira ce qu’on lui demandera de dire, c’est tout. Les décisions seront prises par d’autres que lui.

Essentiellement Barack Obama et ses fidèles. Barack Obama vient de publier Une terre promise, un livre dans lequel il explique ce que serait l’Amérique dont il rêve.

Cette Amérique serait un cauchemar pour tous ceux qui sont attachés à la civilisation occidentale et à la liberté.

La candidate que Barack Obama voulait initialement choisir était Kamala Harris.

Elle s’est effondrée dans les sondages lors des élections primaires démocrates.

Elle a été repêchée et placée en position de candidate à la vice-présidence.

Elle succèdera vraisemblablement assez vite à Joe Biden si celui-ci accède à la présidence, et fera exactement ce que Barack Obama attend d’elle.

Elle reste à ce jour, montrent les analyses de ses votes et de ses prises de position, la sénatrice démocrate la plus à gauche de l’histoire récente du parti, et les analyses en question la situent plus à gauche que Bernie Sanders lui-même.

Guy Millière, ancien Président de l’Institut Turgot à Paris, est Senior Fellow au Gatestone Institute à New York et à l’American Freedom Alliance à Los Angeles. Il est l’auteur de nombreux livres, dont Après Trump ? Balland, 2020.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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