Publié par Abbé Alain Arbez le 20 décembre 2020

A plusieurs reprises, lors de séminaires et de rencontres interconfessionnelles, le Secrétaire d’Etat du St Siège s’est exprimé récemment au nom de l’Eglise face à la montée préoccupante de l’antisémitisme.

A la suite de ses prédécesseurs le pape François a lui-même rappelé que « l’antisémitisme est en complète contradiction avec le fait d’être chrétien ».

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Le cardinal Parolin a résumé la relation catholiques-juifs par ces mots : « Nous partageons avec les juifs un riche patrimoine spirituel qui doit toujours être respecté et apprécié. Nous grandissons dans la compréhension mutuelle, la fraternité et les engagements partagés, et c’est la voie à suivre pour aller de l’avant ».

Et le cardinal note que la condamnation de l’antisémitisme par l’Eglise est nécessaire, sans équivoque, et cependant insuffisante. Il s’agit d’analyser en profondeur la montée mondiale de l’antisémitisme, la réémergence de la haine contre les juifs. « Comment est-ce possible, dit-il, 75 ans après la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau ? » Il ajoute : « Si nous perdons la mémoire, nous détruisons notre avenir ! La mémoire est la clé pour accéder au futur…» reprenant les propos du pape lors d’une audience publique.

Les archives de la Secrétairerie d’Etat ont été ouvertes, et des travaux d’études approfondies sur les documents du 20ème s. ont commencé. On a ainsi découvert un échange de lettres éclairant : en 1916, le pape Benoît XV chargeait son secrétaire, le cardinal Gasparri, de répondre à l’American Jewish Comittee qui avait écrit au Vatican pour exprimer son inquiétude devant les horreurs dont étaient victimes les juifs durant la guerre de 14-18.

Benoit XV faisait alors une promesse formelle à ces représentants du Comité Juif Américain, celle qu’il n’aurait de cesse « d’inculquer aux individus comme aux nations l’observance des principes du droit naturel en réprouvant toute violation de ceux-ci ». Le pape Benoît XV précisait : « Ce droit doit être observé et respecté à l’égard des Enfants d’Israël comme à l’égard de tous les hommes ».

L’American Jewish Commitee estimait dans sa réponse au St Siège que cette déclaration pontificale surpasse toutes les autres dans l’histoire du Vatican en ce qui concerne les juifs, car c’est un plaidoyer sans ambiguïté en faveur de la non-discrimination des juifs et contre tous les préjugés issus de positions religieuses.

En conclusion de ces références historiques inédites, le cardinal Parolin affirme :

« J’espère que plus la fraternité, l’amitié sociale et le dialogue entre chrétiens et juifs se développeront, moins l’antisémitisme sera possible, car, selon la Bible, il y aura désillusion pour ceux dont le coeur trame le mal, et joie pour ceux qui travaillent à la paix » (Proverbes 12,20).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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