Publié par Dreuz Info le 7 décembre 2020

Les Républicains font grands cas d’une vidéo de sécurité qui, dans un comté très contesté de la Géorgie, montrent la « Supervisor » du dépouillement des votes clôturer le travail de dépouillement le soir du 3 novembre, inviter les personnes présentes à quitter les lieux, avant de reprendre le dépouillement (encodage des votes) de façon subreptice en petit comité.

Depuis 24 heures, des « fact-checkers » se sont emparés du sujet, pour soutenir que ces images ne dénotent rien d’anormal.

Qu’en est-il ?

Voici les faits, je vous laisse les apprécier :

1. Deux témoins sous serment affirment que la « Supervisor » de leur centre de comptage de la « State Farm Arena », Fulton County, Géorgie leur a demandé de quitter le centre de comptage à 22h00, leur signifiant que le comptage des votes (par correspondance et des militaires) était terminé et que le travail reprendrait le lendemain matin à 08h30. (Rappelons que ces témoignages sous serment notariés sont passibles de 5 ans de prison ferme en cas de parjure);

2. Ayant invité les personnes présentes à quitter les lieux, la « Supervisor » et l’une de ses collègues se mettent aussitôt à ranger la salle, et l’une d’elles va jusqu’à épousseter ostensiblement les tables; le message est clair et cohérent avec les témoignages sous serment : « On ferme! » :

3. Les deux observateurs Républicains quittent donc les lieux, de même que la presse;

4. À 23h02, tout le monde a quitté les lieux, sauf la Supervisor et trois de ses collègues, toujours présents, qui tirent alors des caisses de bulletins de vote de sous une table, pour se mettre à les comptabiliser ;

5. D’une durée de près de deux heures, ce décompte subreptice se fera sans la moindre « observation » des Républicains congédiés ni n’aucun tiers quasiment jusqu’à son terme ;

6. Contrairement à ce qui est allégué par des « fact-checkers », les deux témoins sous serment n’étaient nullement rentrés chez eux ; ils s’étaient simplement rendus dans la partie centrale de la « State Farm Arena » pour assister à la centralisation des résultats;

7. La vidéo de sécurité nous montre les deux témoins assermentés qui, apprenant la reprise subreptice du comptage après qu’on les eût évincés, reviennent sur les lieux à 0145 (deux heures trente après les avoir quittés), juste après que les Quatre soient partis;

8. Des « fact-checkers » allèguent qu’à 22h00 le travail « ouverture des enveloppes » était terminé, et qu’il ne restait que le « scanning » — encodage — à réaliser.

La distinction paraît toutefois sans pertinence: 

a) Cette distinction ouverture/encodage est étrangère au droit de la Géorgie : la Section § 21-2-408 du Code Of Georgia, qui concerne les « poll watchers » (observateurs), explique que les partis et entités politiques impliqués ont le droit d’observer les opérations de dépouillement (sans distinction entre ouverture des enveloppes et encodage, lequel est évidemment crucial); 

b) On aperçoit distinctement les Quatre attendre que la pièce se vide intégralement pour reprendre le décompte;

c) Pourquoi faire le « ménage » si c’est pour reprendre immédiatement le travail ?

d) Pourquoi annoncer la fermeture du bureau et inviter les « poll watchers » à quitter les lieux, lors que leur mission n’est en rien terminée selon le droit électoral de la Géorgie ?

9. Des « fact-checkers » allèguent qu’en réalité la « Supervisor » n’a pas invité les personnes présentes à quitter les lieux, et que ces personnes seraient parties « spontanément » : ce point paraît aisément vérifiable, par exemple auprès des autres personnes présentes (notamment les journalistes). D’autres fact-checkers contredisent les premiers, en écrivant qu’ « on ne sait pas » s’il a été demandé aux personnes présentes de quitter les lieux.

Détail intéressant, certains fact-checkers reconnaissent qu’il avait bien été décidé d’interrompte le dépouillement, tout en soutenant que cela n’a pas été « annoncé » aux personnes présentes qui donc auraient quitté les lieux en quelque façon par coïncidence — ce qui paraît aussi crédible que l’idée que des gens quittent précipitament un théâtre, mais sans aucun rapport avec le fait qu’on vienne d’y crier Au feu ![1]

Deux témoignages notariés passibles de 5 ans fermes en cas de parjure constatent qu’on leur a demandé de quitter les lieux au prétexte de la fin du dépouillement et les images sont intégrzlement cohérentes avec leurs déclarations ; ces affidavits sont, en droit américain, des preuves, au sens strict. Le reste n’est que vain bavardage.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

[1] Le même fact-checker, qui devrait fact-checker ses faits, soutient dans le même article qu’un “board monitor” a observé le dépouillement, puis précise que celui-ci est arrivé à 23h52, c’est-à-dire quand ce dépouillement subreptice était quasiment terminé: https://www.factcheck.org/2020/12/video-doesnt-show-suitcases-of-illegal-ballots-in-georgia/

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