Publié par Danièle Lopez le 16 décembre 2020

Première partie

Seconde Partie

« L’on parle d’une écriture commune de l’histoire, qui est, toutefois, ni souhaitable ni possible ».

« La scène française est une question interne qui ne nous concerne en rien, pour nous, notre vision est claire et notre perception ne souffre d’aucun amalgame concernant le dossier de la mémoire ».

« Nous voulons une histoire nationale homogène et chronologique, alors qu’ils veulent une histoire fragmentée… (qu’il y a) beaucoup de questions (…) qu’ils veulent peut-être dissimuler ».

Abdelmadjid Chikhi

Cette vieille antienne est à retenir : qui n’entend qu’un son, n’entend qu’une cloche.

Macron et Stora peuvent s’évertuer à faire des effets de manche, elles sont aussi courtes que le « chaleco » d’un toréador.

Je vous disais dans  la première partie, que je suivais la presse algérienne dans laquelle je lis très souvent :

Le 30 octobre, Chikhi déclarait que le Covid 19 l’avait empêché de se pencher sur cette mission. Ayant appris que Stora avait fini son boulot, il conclut que : « la communauté française, en dépit de la position officielle de la France, porte toujours un complexe vis-à-vis de son passé colonial », d’où la sensibilité de ce dossier de nature à « dévoiler les véritables faits ignobles de l’histoire de l’Hexagone, lequel s’efforce de les occulter par tous les moyens ».

Il ajoute même dans cet article que la France a peur d’ouvrir les archives (alors que lui-même ne les ouvre pas aux chercheurs algériens) qu’il ne renoncera pas à réclamer les archives car, dit-il : […] Après ses massacres perpétrés en Algérie, la France a transféré les ossements des Algériens à Marseille pour les utiliser dans la fabrication du savon et le raffinage du sucre.[…]

Je dois dire, à ma grande stupéfaction, que c’est la première fois que j’entends pareille énormité. Mais elle nous montre à quel point l’Algérie est prête à faire le moindre petit pas vers une réconciliation !

« La France coupable, la France pleureuse, la France qui regrette et condamne la colonisation, la France qui ne cesse de les relancer dans l’espoir d’effacer le passé, la France qui s’auto-flagelle, la France qui demande pardon. »

Mais, surtout… Cette France qu’ils n’acceptent pas, dont ils ne veulent absolument pas, celle qui différencie l’islam en deux parties distinctes : l’islam et l’islamisme aussi radical soit-il. Ce dernier restant l’ennemi inconditionnel de la France selon les déclarations grotesques des Macron & C°. Et, JAMAIS, les musulmans ne renieront leurs frères en religion quels que soient leurs crimes.

Quand on a vécu pendant 132 ans dans cette contrée d’Afrique du Nord, qu’on a combattu la sauvagerie des Ottomans qui la colonisaient depuis 5 siècles, les pirates barbaresques qui faisaient commerce de l’esclavagisme des blancs et plus tard, jusqu’en 1963, les terroristes du FLN algérien – et que tous étaient des musulmans – on sait, nous,  que rien ne peut distinguer un musulman d’un autre musulman. Il n’y a pas « des » islams, il n’y en a qu’un seul.

Une fois ceci posé, pour mieux comprendre la position ancrée chez les Algériens, il faut revenir en juillet 2020 lorsque Macron et le président Tebboune décident (à la demande de Macron) de confier à leurs historiens respectifs de mener « une mission sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie ».

Si Macron choisit Benjamin Stora, historien pro algérien et pro FLN, ce n’est pas par hasard. Parce que Tebboune, lui, nomme le directeur des archives nationales Abdelmadjid Chikhi pour effectuer le même travail. Mais qui est Abdelmadjid Chikhi ?

Je vais reprendre les propos glanés, çà et là, dans les quotidiens algériens en ligne pour vous faire une idée de l’historien choisi par l’autre bord :

« Abdelmadjid Chikhi, l’inamovible directeur général des archives algériennes », pour mener « un travail de vérité entre les deux pays ».

« Chikhi est un haut fonctionnaire connu pour verrouiller l’accès des archives aux chercheurs, un cacique du FLN, le parti libérateur devenu la courroie de transmission d’un pouvoir gérontocratique. »

« Ancien combattant de la guerre d’indépendance, l’historien dirige le Centre national des archives algériennes et conseille le président Tebboune. »

Le 29 novembre dernier, l’ancien moudjahid, combattant FLN algérien Abdelmadjid Chikhi affirme :

« Il revient aux Français de se réconcilier avec leur Histoire, pour nous, il n’est pas possible d’oublier ce qui s’est passé pendant l’époque coloniale ou de se tenir indifférents vis-à-vis des génocides commis à l’encontre des Algériens, et nul ne peut nous le demander […] « La scène française est une question interne qui ne nous concerne en rien, pour nous, notre vision est claire et notre perception ne souffre d’aucun amalgame concernant le dossier de la mémoire », explique M. Chikhi. (https://www.arabnews.fr/node/31266/france)

Dans ces conditions, qui croit qu’un tel projet est encore possible ? Stora ? Macron ? Les algériens n’en veulent pas et ils le crient sur les toits !

Donc, pour l’historien algérien missionné, il faut repartir depuis 1830 et ne conserver que ce que l’Algérie, d’aujourd’hui, a retenu ! (Réconciliation mémorielle, vous dites ?)

Il a rajouté, d’ailleurs, la pire des conditions sine qua non dans le cas d’une éventuelle réconciliation en effaçant purement et simplement l’existence de nos combattants français Harkis.

Et surtout il est hors de question d’aborder le sujet des Harkis. D’autant que leur départ en France a été un libre choix ».

Rhhhhoooo ! Et tous les algériens qui ont suivi les Harkis, en France, dont le chiffre tourne autour de 10 à 12 millions, ce n’est pas un libre choix peut-être ?

Ce Chikhi connait-il ses origines ? On peut lui assurer, sans se tromper, qu’il ne peut qu’être un mélange de turc et d’arabo-musulmans venus des contrées lointaines du Moyen-Orient mais, en aucun cas, il n’est ni ne sera jamais un « algérien ».

Tandis que les Harkis, en majorité Kabyles, sont d’origine Berbère qui, seuls peuvent, avec les Romains, les Chrétiens et les Juifs, se targuer d’être de vrais natifs de ce pays dans lequel se trouvent leurs racines profondes.

Mais ainsi va avec tout ce qui est arabo-musulman, comme les coucous, ils adorent prendre le nid tout chaud de ceux qu’ils envahissent, dépouillent et égorgent.

Non. L’historien algérien missionné ne veut absolument aucune réconciliation avec la France. Tous ses propos dans les différents quotidiens algériens sont des preuves irréfutables de son mépris pour la France.

« La scène française est une question interne qui ne nous concerne en rien, pour nous, notre vision est claire et notre perception ne souffre d’aucun amalgame concernant le dossier de la mémoire », explique M. Chikhi.

Son intérêt de faire payer la France, en espèces sonnantes et trébuchantes, est son seul but.

[…] Plusieurs autres dossiers font ou feraient l’objet de discussions et de négociations avec la partie française, comme les essais nucléaires dans le Sahara, les combattants algériens disparus pendant le conflit et « d’autres qui peuvent être entamés, à l’instar de celui relatif à la guerre d’extermination et le patrimoine culturel algérien dérobé […]

Ce monsieur oublie de préciser que, pendant « leur » guerre des années 90, son parti FLN, au pouvoir toujours, a usé des installations nucléaires et les laboratoires de recherches (virus, bactéries, etc) que la France leur a laissés entièrement fonctionnels contre leurs propres compatriotes soupçonnés à tort ou à raison et qu’il y a eu des centaines de milliers d’Algériens irradiés et contaminés. Quant aux disparus dont il réclame des comptes à la France, les  femmes algériennes, après la décennie noire qu’elles ont vécue, ont battu le pavé pendant les années qui ont suivi cette guerre pour savoir où étaient passés tous leurs disparus de cette époque et non de  leur guerre d’indépendance. Et nous avons les preuves de ce que nous écrivons, dévoilées par un algérien responsable « des Droits de l’Homme » en Algérie.

Dans le fond, personne n’y croit. Pas plus Chikhi que Stora. Cet article dont vous trouverez le lien ci-après est d’une évidence incontestable  et il date du 9 août 2020.

J’espère vous avoir prouvé que cette impossible réconciliation mémorielle est une réalité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Danièle Lopez pour Dreuz.info.

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