Publié par Gaia - Dreuz le 5 décembre 2020

Source : Lesalonbeige

Depuis l’arrivée de la maladie qui a bouleversé le monde, certains ont acquis la certitude qu’elle avait été créée à dessein et répandue dans un but malveillant. Ce sont, nous préviennent les vérificateurs de la pensée, des complotistes, des conspirationnistes qu’il ne faut pas écouter, leurs propos étant nuisibles.

Soit. Mais on a au moins le droit de dire que la crise qu’a provoquée cette maladie et sa gestion aux effets dévastateurs a offert une formidable opportunité aux partisans de quelques vieilles et inquiétantes idées, présentées immédiatement comme seul rempart possible contre les catastrophes sans nombre qui guettent l’humanité ?

Beaucoup de ces idées se retrouvent dans un projet dont le nom fait penser à un roman de science-fiction : The Great Reset (la grande réinitialisation ou la grande remise à zéro). Le monde et les humains seraient donc, pour les instigateurs de ce chambardement, semblables à un jeu vidéo bloqué : c’est ennuyeux, certes, mais il suffit d’appuyer sur la touche « reset » pour commencer une nouvelle partie.

Au cœur de ce prétendu recommencement se trouve le Nouvel ordre mondial, lubie qui, pendant des décennies, a agité conjointement les esprits soviétiques et américains – chose jamais bien définie, impliquant, sinon un gouvernement mondial, au moins la soumission des États à un centre de pouvoir auto-désigné qui les transcende. S’y ajoute la globalisation, si chère à Emmanuel Macron, consubstantielle au Nouvel ordre, et qui n’est que l’internationalisme des socialistes passé au tamis du faux libéralisme dont on observe partout les échecs et les méfaits. Un ersatz, donc, qui transformerait le monde en une vaste coopérative, où tout serait grand-ouvert et dont on ne sait pas qui le dirigerait. Et, bien entendu, la lutte contre le réchauffement climatique ne pouvait manquer à cette construction.

Les apologètes du Great Reset – le prince Charles et Klaus Schwab, ce dernier étant le père du Forum de Davos – sont enthousiastes. Pour l’un, la maladie a été « une occasion en or », pour l’autre elle « nous a donné une chance ». Les deux pensent à un changement radical du monde. « Il s’agit, selon M. Schwab, de [le] rendre moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique. » Un monde, en somme, comme un slogan bien-pensant. Le monde nouveau d’Emmanuel Macron qui, en l’annonçant dès 2017, a eu une fulgurante intuition, ou peut-être commençait-il à appliquer un plan. Dans ce cas, on peut imaginer que le programme de « réinitialisation » n’est pas la conséquence de la maladie, mais qu’il était préparé de longue date, et que le fléau est utilisé comme prétexte pour justifier son lancement.

Plus rien ne doit demeurer comme avant : ni la politique, ni l’économie, ni la société. « Sacrifier la vie pour sauver la vie » risque, bientôt, de devenir le cri de guerre des nouveaux apôtres d’une humanité saine, propre, frugale, éternellement repentante et, surtout, soumise. Cette guerre qu’ils mènent à l’ancien monde, afin de le transformer, de l’adapter à leurs fantasmes, caprices et intérêts. George Soros est du nombre, bien sûr, ainsi qu’Al Gore, la désormais incontournable Greta Thunberg, ou Bill Gates. Ils s’appliqueront tous, sans doute, à nous réinitialiser, à nous mettre au pas, à nous rééduquer.

Klaus Schwab prévient, et ses injonctions ne sont pas très éloignées de la menace : « Le monde doit agir ensemble et rapidement, afin de réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies, de l’éducation aux contrats sociaux et aux conditions de travail. Chaque pays, des États-Unis à la Chine, doit participer, et chaque industrie, du pétrole et du gaz à la technologie, doit être transformée. »

Que veulent, en fin de compte, tous ces grands bienfaiteurs ? Sauver le monde de l’humain néfaste, nous mettre à l’abri de nous-mêmes. Ils sont bons, alors que nous sommes coupables de tous les maux. À partir de ce postulat se développent la pensée et l’action de tout dictateur. Quelques personnages que la fortune politique ou financière a mis sur le devant de la scène viennent dire que le monde va mal, prétendent avoir la solution à toutes les défaillances, et s’arrogent les fonctions de guérisseurs. Soit nous les suivons, clament-ils, soit nous continuons nos activités destructrices et nous périrons sous les décombres. Cependant, ce deuxième choix ne nous est pas vraiment laissé ; nous devons accepter leur Bien, fût-il insupportable comme tout ce qui est total.

Ce qu’ils proposent, c’est une révolution, avec tout ce que cela peut avoir de radical. Au nom de ce qui pourrait passer pour une chimère, mais qui n’est que la somme des intérêts d’un groupe qui a su devenir influent, les derniers vestiges du monde ancien, déclaré suicidaire, doivent disparaître, afin qu’un despotisme aseptisé et hautement profitable s’installe. La mort elle-même devra s’incliner devant la suprême volonté de ces porteurs d’un triste espoir.

La maladie, nous dit Klaus Schwab, a été une chance. De son point de vue, la chose est indéniable, car il a été enfin possible de vérifier jusqu’à quel point les sociétés, soumises à la peur, sont prêtes à sacrifier leur liberté sur l’autel de la survie. Les menaces de mort par réchauffement ont, bien sûr, fait plier quelques-uns, mais ils ne sont pas assez nombreux ; deux degrés de plus d’ici quatre-vingts ans, malgré les anticipations apocalyptiques, ne troublent que les militants. Mais un fléau qui est déjà parmi nous, qui a fait des morts, est très convaincant, surtout quand la plupart des gouvernements, par l’absurdité de leurs mesures, arrivent à créer l’impression que la fin du monde est là, devant nos portes. MM. Schwab, Soros, Gates et leurs amis savent comment nous éviter ce funeste destin. Ils ont aussi la certitude que d’autres maladies impitoyables vont nous frapper. Ils se proposent, donc, du haut de leur sagesse, de régenter le monde, de le transformer en un vaste sanatorium écologique. En somme, ils veulent s’assurer que, pour notre bien, la vie devienne véritablement invivable.

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