Publié par Dreuz Info le 23 décembre 2020

Pour la sphère se disant « progressiste », Helen Keller, une brillante figure du début du XX° siècle aux Etats Unis, sourde et non-voyante, ne serait en fait qu’une personne « blanche et privilégiée »

Time Magazine, ce même chiffon libéral qui vient d’honorer Joe Biden et Kamala Harris en tant que « personnes de l’année » – à la place, peut-être, des professionnels de la santé de première ligne qui ont travaillé sans relâche sur la pandémie ou, D.ieu nous en préserve, au président Trump pour sa gestion de l’opération Warp Speed – a encore dégringolé d’un cran.

Le magazine TIME vient de publier un article à succès sur Helen Keller, mais en la décrivant comme « juste une autre personne blanche privilégiée » [just another privileged white person].

Pour qui ne la connaît pas, Helen Keller (1880-1968) fut atteinte d’une maladie non diagnostiquée qui l’a rendue sourde et non-voyante dès l’âge de 19 mois.

Malgré toutes les difficultés auxquelles elle fut confrontée, malgré ses handicaps et malgré le manque de ressources à l’époque, elle leva des millions de dollars en faveur des handicapés, selon le site The Blaze.

Elle publia également 12 livres et fut l’un des principaux partisans de la lutte pour le droit de vote des femmes et pour les droits des handicapés aux USA.

Helen Keller était diplômée du Radcliffe College – connu aujourd’hui sous le nom d’Université de Harvard – et a été la co-fondatrice de l’American Civil Liberties Union.

Elle reçut la médaille présidentielle de la Liberté, soit la plus haute distinction civile pouvant être attribuée à un Américain moyen. Mais visiblement, ce parcours exceptionnel n’est pas assez bon selon le magazine Time.

Anita Cameron – qui se décrit elle-même en tant que « farouche lesbienne autiste noire » – a évoqué Helen Keller en affirmant que Keller n’était pas radicale, mais plutôt « juste une autre personne blanche privilégiée, malgré un handicap » [« just another, despite disabilities, privileged white person »], estimant que le parcours d’Hellen Keller est « encore un exemple historique qui retrace l’histoire des Américains blancs privilégiés ». Rien que ça…

Anita Cameron est apparemment dans toutes les étiquettes du « woke » de la gauche se disant démocrate. Son profil Twitter indique qu’elle est aussi membre de l’organisation American Disabled for Attendant Programs Today et affiche, bien sûr, sa bannière – jusqu’ici inconnue – de « Black Disabled [handicapés] Lives Matter ». C’est son commentaire qui a attiré l’attention que TIME ne cherchait probablement pas.

Pourtant Helen Keller ne se targuait pas d’opinions dominantes, ni ostensiblement radicales. Par exemple, tel que TIME l’a noté : « Les critiques citent les écrits d’Helen Keller qui reflètent la popularité de théories eugéniques désormais dépassées, et son amitié avec l’un des partisans du mouvement Alexander Graham Bell ». Cependant, TIME a ajouté que « l’archiviste de la Fondation Américaine pour les Aveugles Helen Selsdon dit que Keller« s’était éloignée de cette position ».

Le magazine TIME a voulu mettre l’accent sur l’idéologie plutôt de gauche socialiste et radicale de Keller à l’époque où elle passait de l’enfance à l’âge adulte.

Le TIME dit aussi que la plupart des étudiants qui découvrent Helen Keller « n’apprennent pas qu’elle a cofondé l’American Civil Liberties Union en 1920 ; ni qu’elle fut l’une des premières partisanes de la NAACP et une opposante au lynchage ; ni qu’elle était l’un des premiers partisans du contrôle des naissances. »

Alors dites qu’on est tous des fous, mais ses positions ne paraissent vraiment pas si radicales si on les compare aux radicaux omniprésents aujourd’hui en Amérique. Elles indiquent plutôt que Helen Keller serait assez bien à l’aise, de nos jours, dans un rassemblement des Black Lives Matter [ce qui n’a pas empêché la militante BLM Anita Cameron de faires ces commentaires totalement déplacés – ndlr].

On pourrait penser que les libéraux seraient partout. En fait, Keller “était membre du Parti socialiste et correspondait avec Eugene Debs, le membre le plus éminent du parti et cinq fois candidat à la présidentielle”, a déclaré TIME. « Elle a également lu Marx, et ses accointances avec tous ces groupes d’extrême gauche l’avaient placée sur le radar du FBI, qui la surveillait aussi pour ses liens avec le Parti communiste. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Rico pour Dreuz.info.

Source :

Liens :

https://time.com/5918660/helen-keller-disability-history/

https://www.theblaze.com/news/helen-keller-white-privilege-time

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