Publié par Magali Marc le 9 décembre 2020

Ça devient cocasse de voir une agence de presse comme AFP pondre un texte, repris fidèlement dans nombre de journaux ou hebdos (Le Figaro, L’Express, La Presse, Le Journal de Montréal, Le Devoir) selon lequel le Président Trump refuse désespérément de reconnaître sa défaite, tandis que des témoins « fantaisistes » fragilisent sa « croisade » contre la fraude électorale qui serait en train de « virer au fiasco ». Et ils appellent ça de l’information ! On est rendu au point où il faut lire les commentaires sous les articles pour constater que bien des lecteurs sont mieux informés que les journaleux qui répètent comme des perroquets les faussetés des agences de presse !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Arnold Cusmariu, paru sur le site d’American Thinker, le 8 décembre.

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Le soi disant manque de preuve de fraude électorale clamés par les gauchistes est une véritable escroquerie

Les gauchistes savent parfaitement que leur mantra souvent répété « il n’y a aucune preuve de fraude électorale » est faux car ce sont eux qui ont perpétré ou encouragé la fraude le mois dernier.

Nous l’apprendrions assez vite de Joe Biden lui-même s’il était possible d’injecter un sérum de vérité dans ses veines au lieu du cocktail de médicaments habituel dont il a besoin pour fonctionner au quotidien. (Un test de dépistage de drogue avant que Biden n’obtienne une habilitation de sécurité ne serait pas une mauvaise idée.) À défaut, je veux expliquer pourquoi la phrase « il n’y a aucune preuve de fraude électorale » est une escroquerie des gauchistes.

Si la notion de preuve a un sens légal, qui distingue entre preuve directe et preuve circonstancielle, elle est relativement récente.

Au 4e siècle avant J.-C., Platon a créé le concept d’épistémologie (la théorie de la connaissance) et les philosophes y réfléchissent depuis lors. Ce que nous avons à dire sur le concept de preuve est très pertinent en rapport avec la controverse qui fait rage concernant la fraude électorale. Notre histoire est en contradiction flagrante avec celle que les gauchistes mettent de l’avant.

Il s’agit d’un cours accéléré, alors excusez-nous d’avancer à toute vitesse.

Les épistémologues ne parlent pas de la preuve comme d’une abstraction, c’est-à-dire comme si la preuve était une chose ou une autre « qui existe ». Il est vrai qu’il existe une notion de « preuve » qu’on peut chercher et trouver (ou non), examiner (par exemple: des empreintes digitales). Cela ne veut pas dire que les preuves sont le genre de choses concrètes qu’est, par exemple, un caillou. Le genre de chose que Joe Biden a dans la tête – bien que selon la rumeur, ils ont passé son cerveau aux rayons X et n’ont rien trouvé.

Premièrement, selon l’épistémologie, une proposition illustre la propriété d’être une preuve – une des nombreuses propriétés épistémiques. Une proposition est ce qu’exprime une phrase d’humeur déclarative, c’est-à-dire une phrase qui dit « un tel est ainsi ». Des exemples de propositions sont « le ciel est bleu », « Joe Biden est un vieil homme sénile », et « le 3 novembre 2020, une fraude électorale massive s’est produite dans des États-charnière ».

Les questions et les ordres n’expriment pas de propositions.

« Quel jour sommes-nous aujourd’hui, Joe ? » et « Retourne dans ton sous-sol, Joe ! » n’expriment pas de proposition.

La raison en est simple : Les questions et les ordres ne sont ni vrais ni faux.

Le fait qu’une personne ait posé une question ou donné un ordre est vrai ou faux, mais la question ou l’ordre lui-même n’est ni vrai, ni faux. La réponse, on l’espère, sera vraie ou fausse – bien que lorsque vous posez une question à Joe Biden, vous n’obtiendrez qu’une autre question ou un autre ordre du genre « Allez, Mec ! »

Ensuite, en épistémologie, il n’existe pas de concept tel qu’« une proposition évidente ». Descartes, au XVIIe siècle, a été le premier à le souligner.

La « proposition évidente » peut ressembler à une « pomme rouge », mais elle ne l’est pas. On ne peut pas dire, simplement en regardant une proposition, si elle est évidente ou non. Les propriétés épistémiques sont des propriétés objectives, contrairement à une greffe de cheveux bizarre ou au fait d’accepter des millions de la part de personnes qui vivent en Ukraine ou en Chine, ou les deux.

Au contraire, une proposition a la propriété épistémique d’être évidente pour une personne. Ainsi, la même proposition peut être évidente pour vous mais pas pour moi, et vice versa. La même proposition peut être évidente pour beaucoup de gens ou seulement pour quelques-uns, par exemple, que les élections de 2020 ont été volées, que Joe Biden est un imbécile et que Bill Clinton est un menteur.

Il y a aussi des propositions en sciences et en mathématiques qui ne sont évidentes pour pratiquement personne. Notre univers est compliqué, plus que ne l’admettront les fans des schémas en forme de courbe vers le haut du réchauffement climatique.

Enfin, des propositions sont évidentes pour une personne à un moment donné. Ainsi, il peut être évident pour Smith qu’il possède une Ford aujourd’hui, mais cela ne sera pas évident pour Smith demain si Jones passe pendant la nuit et vole la voiture.

Peut-être n’était-il pas évident la semaine dernière pour le gouverneur de Géorgie qu’il y avait une fraude électorale dans son État, mais cela devrait être évident pour lui maintenant que des vidéos de surveillance ont été découvertes. Vous devinez aussi bien que moi si lui et son Secrétaire d’État décideront d’agir.

Où cela nous mène-il ?

Le mantra « il n’y a aucune preuve de fraude électorale » est un mensonge selon l’épistémologie et n’est destiné qu’à faire taire les dissidents.

Correctement formulée, cette affirmation se résume à dire que la proposition exprimée comme étant « il n’y a pas eu de fraude électorale le jour du scrutin » n’était pas évidente à l’époque (ou depuis) pour quiconque, ce qui est manifestement absurde. Cette proposition était évidente pour les personnes qui ont falsifié des bulletins de vote, inversé des votes, etc.

Bien sûr, ils ne l’admettent pas. Ils ont été payés pour le faire et pour se taire ou mentir si on leur posait des questions à ce sujet. Il est un peu tard pour qu’un grand jury puisse découvrir la vérité.

« Tout cela est bel et bon, Arnold », répondrez-vous peut-être, « mais vous devez maintenant nous expliquer ce que l’épistémologie a à dire sur l’analyse de « ce qui est évident pour une personne, à un moment donné ».

J’aimerais pouvoir le faire. Je ne peux pas, pas ici, parce que les choses se sont compliquées en épistémologie dans les années 60 à cause de ce qu’on appelle «le problème Gettier». Le mieux que je puisse faire est de recommander un petit volume intitulé « Theory of Knowledge » de Roderick M. Chisholm, qui contient une analyse de « l’évidence pour une personne à la fois », ainsi que des analyses d’autres concepts clés en épistémologie.

Chisholm écrit de façon claire et succincte.

Je ferai deux remarques finales.

Premièrement, le mantra « il n’y a aucune preuve de fraude électorale » est un charabia inconstitutionnel ainsi qu’un mensonge. Nous ne pouvons pas discuter du problème des preuves de cette façon, que ce soit en droit ou en épistémologie. Cela nous oblige à accepter les absurdités du « vainqueur grâce au vote populaire » que la gauche défend dans l’espoir de supprimer le Collège électoral. La seule façon d’examiner la question qui soit conforme à la Constitution est d’examiner un État à la fois. La fraude massive qui s’est produite en Géorgie est évidente pour moi après avoir lu le mémoire de Me Sidney Powell.

Deuxièmement, lorsque la Cour suprême examinera la question de la fraude électorale, espérons qu’elle le fera un État-charnière à la fois et qu’elle ne statuera qu’après avoir fait preuve de diligence raisonnable pour la Géorgie, la Pennsylvanie, le Wisconsin, le Michigan, l’Arizona et le Nevada pris individuellement.

Alors, Mesdames et Messieurs, faites comme si vous étiez des épistémologues. Ignorez les fausses certifications politisées qui arrivent et réalisez qu’il est évident pour vous qu’une fraude électorale massive s’est produite dans ces États. Concluez que la bonne chose à faire est de renvoyer Joe Biden dans son sous-sol, Kamala Harris au Sénat et de garder le Président Trump là où il est. L’avenir de cette nation en dépend.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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