Publié par Magali Marc le 19 décembre 2020

Depuis le 3 novembre, les lecteurs de Dreuz qui nous lisent régulièrement nous voient tenter d’expliquer des procédures électorales et des règles constitutionnelles pas toujours claires et parfois contradictoires. Les prises de position des alliés et des ennemis du Président Trump nous amènent à aller de conjecture en supposition, en essayant de demeurer réalistes. La position récente prise par Mitch McConnell, le leader républicain du Sénat, en a surpris plus d’un, mais certains pensent que c’est une ruse. La vérité c’est que le Sénateur McConnell n’a rien à gagner en appuyant une éventuelle présidence Biden, car il perdra son poste au Sénat (si les Républicains perdent le second tour en Géorgie) et il aura perdu le soutien de Donald Trump !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Streiff, paru sur le site de Red State, le 16 décembre et celui de Douglas Herz, paru sur le site d’American Thinker le 17 décembre.

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Mitch McConnell essaie-t-il de mettre en péril la remise en question des votes du Collège électoral ?

Streiff

Bien que les chances du Président Trump de l’emporter lors des dernières élections aient fortement diminué après le refus de la Cour suprême d’entendre la plainte du Texas et dix-huit autres États pour cause d’absence de statut légal, d’autres aspects de la contestation sont en train de se concrétiser.

L’une des stratégies envisagées consiste pour un sénateur ou un membre du Congrès à s’opposer aux votes présentés par la demi-douzaine d’États où la fraude ou l’incompétence flagrante était la règle.

Voici comment cela fonctionnerait.

Le 6 janvier, les votes du Collège électoral seront soumis au Congrès.

Comme les votes sont annoncés à chaque Chambre et État par État, la loi sur le décompte des voix de 1887 permet aux sénateurs et aux membres du Congrès de soumettre des objections écrites aux résultats de tout État.
Cela n’a rien de nouveau.

En 2017, plusieurs membres démocrates de la Chambre se sont opposés à plusieurs votes d’États en faveur du Président Trump, parce qu’ils étaient soit des valets malhonnêtes des Démocrates, soit des imbéciles qui étaient influencés par le canular des Brennan/Clapper/Comey au sujet de la soi disant collusion avec la Russie.

Le hic, c’est qu’une objection dans une chambre du Congrès n’a en elle-même aucun effet.

Elle peut en avoir un lorsqu’au moins un membre de chaque chambre s’oppose aux votes du même État. Lorsque cela se produit, le comptage cesse, car les deux Chambres se réunissent et votent sur l’objection.

Cela s’est produit une fois dans l’histoire récente. En 2005, la Sénatrice Barbara Boxer et la Représentante Stephanie Tubbs ont contesté les votes de l’Ohio en se fondant sur des allégations de mauvais fonctionnement des machines de vote.

Si une seule Chambre vote en faveur du rejet des votes de l’État en question, ils sont acceptés.

Si les deux Chambres rejettent les votes du Collège électoral, nous sommes en terrain inconnu et nous nous retrouvons avec un combat entre deux listes électorales.

C’est la raison pour laquelle les Grands électeurs républicains en Arizona, au Michigan, en Pennsylvanie, etc., ont insisté pour se réunir afin de créer une liste concurrente le 14 décembre, pour que même si leurs votes n’était pas certifié par l’État, ils puissent jouer un rôle dans une élection contestée.
Il n’y a aucune garantie que les Républicains s’unissent autour de cette contestation. (… )

En ce moment, il y a au moins un Républicain à la Chambre des Représentants, Mo Brooks du District 5 en Alabama, qui s’opposera à plusieurs votes d’État. Il sera probablement rejoint par Marjorie Taylor-Greene (District 14 en Géorgie), Barry Moore (District 2 en Alabama), et Bob Good (District 5 en Virginie). L’astuce consistera à trouver un partenaire au Sénat.

Quatre sénateurs auraient manifesté leur intérêt à participer. Il s’agit de Josh Hawley (du Missouri), Ron Johnson (du Wisconsin), Rand Paul (du Kentucky), et Kelly Loeffler (de la Géorgie, en supposant qu’elle soit réélue lors du deuxième tour le 5 janvier).

Axios rapporte que M. McConnell, ainsi que John Thune et Roy Blunt, ont participé hier à une conférence téléphonique au cours de laquelle ils ont demandé à leur caucus de ne pas s’impliquer.

Le récit mis de l’avant dans les médias de masse, les différents alliés des Démocrates et les conservateurs traîtres, prétend qu’il s’agit d’un vote vide de sens ou d’un vote «difficile».

L’un est une connerie; l’autre est vrai, mais pas pour la raison invoquée.

À première vue, les chances que la Chambre avec sa majorité démocrate vote le refus de l’un des votes du Collège électoral sont proches de zéro.
Le vote au Sénat avec les Never Trumpers Mitt Romney, Susan Collins et Lisa Murkowski (et peut-être en plus, les Sénateurs McConnell, Blunt, et Thune) est également incertain.

Mais vous n’êtes sûrs de rien tant que vous n’avez pas compté les votes.

Selon la légende du hockey Wayne Gretzky, « Vous ratez 100 % des tirs que vous ne risquez pas ».

Au moins, un vote indiquerait que les Républicains tant au Sénat qu’à la Chambre des Représentants s’alignent sur ce que souhaite le peuple américain en refusant de reconnaître Joe Biden comme président légalement élu.

Donc, ne pas voter parce qu’on risque de ne pas gagner est une stratégie de perdant. Si la nation avait suivi cette philosophie, nous n’aurions jamais déclaré notre indépendance face à la Grande-Bretagne, et le Texas et le Sud-ouest appartiendraient toujours au Mexique.

L’affirmation selon laquelle il s’agit d’un «vote difficile» nous est balancée comme si faire ce qui est nécessaire, même si c’est ardu, était une mauvaise chose.

RÉVÉLATION SURPRISE : ce n’est pas le cas. En fait, ils sont élus pour faire preuve d’un peu de courage tous les dix ans environ.

Le vote est difficile pour les Démocrates des État rouges (républicains), comme Joe Manchin, qui n’auraient pas d’endroit où se cacher s’ils votaient pour reconnaître les votes du Collège électoral sur la base de procédures électorales très douteuses.

Ce serait également un vote difficile pour les contre-attaquants Never Trumpers Conservateurs traîtres, qui seraient confrontés à un défi de taille lors des prochaines primaires auxquelles ils feront face pour être à nouveau candidats lors de la prochaine échéance.

Pour cette seule raison, nous avons besoin d’un vote, peu importe si le résultat semble pré-déterminé.

Les Démocrates craignent un peu ce vote car leur majorité à la Chambre des Représentants s’est rétrécie et il n’y a aucune garantie que certains membres de leur groupe parlementaire au Sénat ne feront pas défection.

Dans l’ensemble, les avantages pour le Parti Républicain dépassent largement les inconvénients.

Les Conservateurs traîtres auront pour toujours ce vote tatoué sur le front.

En se battant, ils conserveront l’espoir de la base du GOP qui est sortie en nombre record pour voter en 2020 et qui servira de point de ralliement pour 2022.

La présidence de Joe Biden sera publiquement présentée comme étant frauduleuse.

La question de l’intégrité électorale sera placée au premier plan de l’agenda national car, sans un moyen fiable de conduire les élections, nous cessons d’exister en tant que République.

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La vieille tortue rusée est à l’œuvre ?

Douglas Herz

Selon Politico, comme l’a indiqué American Thinker, le 16 décembre, le leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, et ses lieutenants demandent aux Républicains de ne pas s’opposer à la certification des électeurs le 6 janvier.« Mitch McConnell a averti mardi les sénateurs républicains, lors d’un appel conférence de leur caucus, de ne pas s’opposer aux résultats des élections du 6 janvier, selon deux sources qui connaissent bien le sujet

M. McConnell a déclaré à son caucus que la contestation des résultats obligerait les Républicains à faire un « vote terrible » car ils devraient voter contre la liste du Collège électoral et donner l’impression qu’ils sont contre le Président Donald Trump.

Le whip de la majorité au Sénat, John Thune (du Sud Dakota) et le Sénateur Roy Blunt (du Missouri) se sont fait l’écho des propos du Sénateur McConnell.

Le Sénateur Thune a ajouté :

Je comprends qu’il y a des gens qui ont vraiment à cœur le résultat de cette élection, mais en fin de compte, à un moment donné, il faut faire face à la musique … Je pense qu’une fois que le Collège électoral aura réglé la question aujourd’hui, il sera temps pour tout le monde de passer à autre chose.

Pourquoi les Sénateurs McConnell, Thune et Blunt voteraient-ils contre les Grands électeurs en faveur de M. Trump et en faveur de ceux qui sont pour Biden ?

Trahiraient-ils pour de l’argent?

Ils ne récolteront certainement pas grand-chose, car chacun d’entre eux sera certainement battu au moment de leur réélection, peu importe combien ils dépensent.

En fait, un Républicain du Sénat qui voterait pour la liste des électeurs de Biden le 6 janvier ne pourrait plus jamais être élu à une fonction publique. Cette raison n’a donc aucun sens.

Alors, à nouveau, posons la question suivante : Pourquoi Messieurs McConnell, Thune et Blunt préconisent-ils de voter contre Trump ?

Ont-ils peur de la réaction négative des médias et des Démocrates une fois le président Trump réélu ?

C’est certainement une préoccupation et cela pourrait affecter quelque peu leurs chances de réélection, mais Trump serait également disponible pour les aider.

Cela ne pourrait donc pas être la raison, non plus.

Les Républicains au Sénat ont-ils peur de la violence des groupes terroristes nationaux Antifa et BLM ?

Peut-être seraient-ils blâmés pour toute violence, et cela affecterait leurs chances de réélection.

Mais leurs États, le Kentucky, le Dakota du Sud et le Missouri, ont connu peu d’incidents violents de la part des groupes terroristes nationaux susmentionnés.

Cela ne semble donc pas être une bonne raison non plus.

Conclusion : les Républicains du Sénat n’ont aucune raison de voter pour la liste électorale de Joe Biden.

Il reste la possibilité d’un positionnement stratégique astucieux.

Messieurs McConnell, Thune et Blunt pourraient faire semblant de se rallier aux Démocrates pour aider les Républicains à gagner les deux sièges ouverts du Sénat en Géorgie.

S’ils se prononçaient maintenant avec force en faveur des électeurs pro-Trump, cela pourrait suffisamment inciter les donateurs démocrates à ouvrir davantage leur portefeuille et inciter la base démocrate en Géorgie à se diriger vers les urnes et conduire à une possible victoire des deux Démocrates lors de l’élection spéciale du 5 janvier et à la perte ultérieure du Sénat au profit des Démocrates.

Ce serait un désastre, car les Démocrates pourraient plus facilement mettre en œuvre leur programme législatif communiste insensé.

Comme d’habitude, la Tortue (NdT: surnom donné à Mitch McConnell) prudente comme toujours ne montre pas toutes ses cartes.

Dans les jours à venir, les Républicains du Sénat s’engageront plus solennellement à voter en faveur des Grands électeurs de Joe Biden le 6 janvier. Mais rappelez-vous qu’il s’agit de politique, et que la Tortue rusée a plus d’un tour dans son sac.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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