Publié par Dreuz Info le 1 décembre 2020

Nouvelle décision de justice intéressante, cette fois d’un juge fédéral pour la Géorgie, datée du 29 novembre. Intéressante dans sa substance, ses arguments et son contexte.

Les “plaignants” demandent à inspecter les machines de vote DOMINION en usage dans l’Etat de Géorgie lors de l’élection contestée du 3 novembre.

Rappelons que DOMINION est le pendant américain de l’entreprise SMARTMATIC financée par le régime Chavez pour “gérer” les élections au Venezuela.

L’inspection demandée est de type “forensic” — c’est-à-dire avec tous les moyens techniques et scientifiques disponibles, comme dans le cadre d’une instruction criminelle — pour contrôler l’ensemble des manipulations sur les machines DOMINION avant, pendant et après l’élection du 3 novembre : mise à jour software, bulletins invalidés par la machine, bulletins validés manuellement après déport vers un dossier temporaire, connection du serveur à Internet, interventions à distance, “logs” et statistiques complètes.

Attention, cette décision du juge Timothy C. Batten ne valide en rien la thèse de la fraude électorale, ni ne prouve rien : elle permet simplement, et techniquement, de s’assurer du respect scrupuleux des règles du droit électoral en vigueur par les autorités de l’Etat de Géorgie.

Telle est la substance de cette décision.

Le contexte est intéressant, et doublement : d’abord, cette plainte faisait suite à la décision des autorités de l’Etat de réinitialiser sans délai les machines DOMINION avant qu’aucune inspection n’ait pu avoir lieu. Comme le juge permettait cette inspection, les autorités de l’Etat de Géorgie réagissaient dans l’heure — littéralement — pour invoquer une argutie — les défendeurs nommés dans le recours initial auraient dû être les autorités des comtés, pas de l’Etat — et obtenaient de ce fait la réformation de la première décision. Dans l’heure ! Quelle était cette urgence qui commandait de faire barrage à la simple inspection des machines de vote de l’Etat ? Les plaignants ayant corrigé leur demande sur la forme, ils obtenaient à nouveau et finalement gain de cause sur le fond.

Intéressant, enfin, l’argument des autorités de l’Etat selon lequel cette inspection technique poserait un “grave risque de sécurité” et de “propriété industrielle.” (sic)

Depuis quand le fait de s’assurer du respect du droit et des procédures pose un grave risque de sécurité ? En quoi le fait d’inspecter les machines DOMINION menacerait la propriété industrielle de DOMINION (qui n’était pas partie à l’instance, les autorités de l’Etat auraient dû s’en souvenir). Piquant, le juge donne aux autorités de l’Etat 48 heures pour présenter les éléments de fait “s’il y en a aucun” qui attestent de ce “risque de sécurité”. 

Il y aura donc vraisemblablement une “forensic inspection” d’une partie des machines DOMINION dans l’Etat de Géorgie. Si cette inspection contribue à restaurer la confiance passablement ébranlée des Américains dans leur système électoral, on ne peut que s’en réjouir.

Texte intégral de la décision:

https://www.dropbox.com/s/7fewfrnbatz0jb7/THIRD%20ORDER%20-%20PEARSON%20v.%20KEMP%2011.29.2020.pdf?dl=0

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

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