Publié par Magali Marc le 17 décembre 2020

Joe Biden, a déclaré sa victoire lundi et les médias gauchistes prennent pour acquis que la cause de M. Trump est perdue et qu’il est impossible de revenir en arrière. Ils en veulent pour preuve les déboires de l’équipe juridique de Donald Trump devant les tribunaux des États et la SCOTUS comme si la stratégie de Me Giuliani avait consisté à engager de sempiternelles poursuites aux résultats incertains devant des tribunaux qui prennent forcément des mois pour examiner les preuves alors que le temps presse. En vérité, la victoire du Président Trump passe par les votes des Grands électeurs envoyés par les sept États-charnière. Les poursuites c’étaient du cinéma. La vraie partie va se jouer au Congrès.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Mark Landsbaum, paru sur le site d’American Thinker, le 16 décembre.

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Comment la partie va se terminer pour Donald Trump

La bonne nouvelle, c’est que Donald Trump peut encore être réélu. La mauvaise nouvelle, c’est que ça pourrait dépendre des RINO (NdT: Les «Republicans In Name Only » – pour la plupart des NeverTrumpers).

Joe Biden, dans son discours ponctué par une toux tenace lundi soir, a déclaré sa victoire et a énuméré toutes les façons dont il a battu Donald Trump – sept millions de votes supplémentaires, un raz-de-marée des votes du Collège électoral ajoutés à une moyenne de zéro au bâton pour Donald Trump en ce qui a trait aux poursuites devant les tribunaux, jusqu’à présent, ne serait-ce que pour faire entendre ses raisons.

Mais il y a maintenant un fait encourageant : lundi, M. Trump a remporté sa plus grande victoire à ce jour, lorsque sept États-charnière ont envoyé à Washington les votes favorables des Grands Électeurs.

Quelqu’un va devoir décider s’il faut accepter la liste électorale en faveur de M. Biden pour ces États, qui a également été envoyée lundi, ou les listes de votes en faveur de M. Trump.

Des millions d’Américains sont persuadés qu’il y a eu une fraude et une corruption systémique généralisée lors du vote de 2020. Un certain nombre de tribunaux ont vu des tas de preuves, des déclarations sous serment, etc.

Pourtant, ils n’ont pris aucune mesure favorable à Donald Trump.

L’incapacité du système électoral

En fait, le système électoral, tel qu’il a été conçu, ne permet pas de lutter efficacement contre la fraude électorale. Aucun tribunal ne peut traiter suffisamment et équitablement toutes les preuves, les demandes et les demandes reconventionnelles, les témoignages, etc. dans la période comprise entre le jour des élections et le jour où les Grands électeurs sont choisis. Il faut environ la moitié du temps disponible uniquement pour rechercher et rassembler les affaires et les classer. Des affaires aussi compliquées prennent des mois, voire des années, avant d’être résolues devant les tribunaux.

Aucun tribunal n’est prêt à annuler une élection nationale sur la base de ce qui ne sont essentiellement que des allégations, sans en tester la véracité dans un procès à part entière, l’accusé étant autorisé à présenter ses arguments, et les deux parties s’engageant dans un contre-interrogatoire, une découverte et d’autres subtilités juridiques nécessaires pour déterminer si les allégations tiennent la route.

Cela n’avait guère de chance de se produire. Certainement pas avant le 14 décembre, alors que les votes des Grands électeurs du Collège électoral sont envoyés à Washington.

L’équipe juridique du Président Trump savait tout cela depuis le début. Les choses avancent probablement à peu près selon son plan.

Les Démocrates ont toujours été conscients du fait qu’il était peu probable qu’un tribunal accorde à M. Trump une victoire anticipée.

Ils ont sans doute rendu leurs manigances aussi compliquées que possible afin de s’assurer qu’une contestation judiciaire rapide aurait encore moins de chances d’aboutir, car les contestations se prolongent au-delà des délais. Vous vous souvenez de la fin de l’Affaire Gore contre Bush ? L’horloge s’est arrêtée. Les procès non.

La balle est dans le camp du Congrès

Toutes les échéances ne sont pas absolues, même si les deux suivantes arriveront rapidement et semblent plutôt difficiles à contourner : Le 6 janvier, lorsque le Congrès se réunira pour compter les votes du Collège électoral afin de déclarer un vainqueur, et le 20 janvier, pour faire prêter serment à un président.

Si M. Biden sort du 6 janvier en tant que président élu, le 20 janvier deviendra probablement une date butoir.

Si c’est le cas, ne vous attendez pas à ce que justice soit faite pour les fraudes électorales mises au jour par l’équipe de M. Trump.

Les politiciens, étant ce qu’ils sont, ne chercheront pas à obtenir justice après coup parce qu’ils n’en tireraient aucun profit.

Ne vous attendez pas à ce que même les personnes identifiées comme ayant voté plus d’une fois soient accusées d’un crime, ni à ce que les sociétés d’informatique ou de logiciels soient condamnées pour quoi que ce soit.
C’est parce que les politiciens n’auront rien à gagner qu’ils passeront à autre chose.

Ce sera un retour à la politique comme d’habitude, et à ce qu’ils font de mieux, l’autopromotion et l’autoprotection.

Le seul espoir maintenant – et il est aussi bon, sinon meilleur, que tout espoir depuis la fin du vote – réside dans les listes supplémentaires des Grands électeurs favorables à Donald Trump, envoyées lundi par les sept États-charnière.

La Chambre des Représentants, contrôlée par les Démocrates, va certainement ignorer les Grands électeurs favorables au Président Trump, donc il ne peut pas gagner à ce stade.

Mais le Sénat, où les Républicains sont majoritaires, tiendra compte de ces électeurs, et s’ils choisissent ceux de Trump plutôt que ceux de Biden, c’est une impasse : la Chambre sera pour l’élection de Joe Biden, le Sénat pour l’élection de Donald Trump.

Les règles permettant de choisir entre des électeurs concurrents sont vagues. Le Congrès peut choisir de ne pas compter les États ayant deux groupes d’électeurs, ce qui signifierait forcément qu’aucun des candidats n’atteindrait les 270 votes électoraux nécessaires. Il s’agit d’un terrain jamais parcouru auparavant. L’impasse qui en résulterait rendrait le Congrès incapable d’annoncer un vainqueur.

La question serait alors, selon la Constitution, exclusivement soumise à la Chambre des Représentants, où chaque État n’aura qu’une seule voix et où les États républicains sont plus nombreux que les États démocrates. De cette façon Donald Trump serait réélu.

C’est à ce moment-là que les multiples procès et leurs volumineuses déclarations sous serment et déclarations d’experts porteraient leurs fruits.

Les Grands électeurs pro-Trump dans les sept États-charnière sont le fruit de toutes les poursuites devant les tribunaux. Les poursuites ont permis de faire connaître toutes les accusations de fraude et de montrer au public – et aux élus – à quel point les Démocrates se sont mal comportés.

Tout ce qui est déposé devant un tribunal est privilégié, ce qui protège les plaignants. Sans poursuite, il aurait été très risqué d’accuser quelqu’un de fraude, et cela aurait probablement valu aux partisans du Président Trump d’être poursuivis pour diffamation. Ce que les responsables de sa campagne aurait craint de dire en dehors d’un tribunal est devenu un discours protégé lorsqu’il a été dit dans le cadre de poursuites judiciaires.

Cela signifie que les poursuites devant les tribunaux étaient, en fait, un spectacle, et ne visaient pas de résultats immédiats.

Tous les participants savent ce qui s’est passé. Ils s’en sont tenus au scénario afin d’informer le public.

Les Républicains ont utilisés les poursuites afin que l’information soit diffusée et que d’autres enquêtes soient lancées pour révéler encore plus de malversations afin de fournir des munitions pour obtenir le résultat qui compte vraiment : que le Congrès comptabilise les votes du Collège électoral et que se produise le vote final dans la Chambre des Représentants, avec un seul vote par État.

Je soupçonne que c’était l’intention de l’équipe du Président Trump depuis le début. Ils ne sont pas stupides. Ils savaient que les tribunaux n’allaient pas annuler une élection nationale à peine cinq semaines après le vote. Même pas dans un seul État. Pas même dans un État manifestement corrompu.

Ce qui s’est réellement passé, c’est qu’ils ont fait valoir leurs «arguments» devant le tribunal de l’opinion publique, qui est celui qui a un poids réel auprès des politiciens, et même auprès des juges de la SCOTUS.

Cela a plutôt bien fonctionné. La moitié de la nation est persuadée que l’élection a été truquée. Cela ne serait pas arrivé avec une simple couverture de la presse grand public et sans poursuite devant les tribunaux.

Dans un sens réel, le pouvoir appartient toujours au peuple. Nous sommes sur le point de découvrir jusqu’à quel point.

Conclusion

Les preuves, les déclarations sous serment et les témoignages d’experts de toutes les poursuites judiciaires et la couverture médiatique qu’elles ont générée seront-ils suffisamment influents pour pousser le Sénat à reconnaître le vote des Grands électeurs pro-Trump dans les États-charnière ?

Nous verrons bien. Si quoi que ce soit devait se retrouver devant la SCOTUS, nous verrons si le tribunal de l’opinion publique est capable d’influencer les hommes et les femmes en robes noires.

Laissons de côté les déclarations de Joe, personne n’est élu président avant le 6 janvier au moins, date à laquelle les votes des Grands électeurs seront comptabilisés au Congrès.

C’est là le hic. Il est probable que cela se résume à ce que feront les RINO. Si le Sénateur Mitt Romney abandonne la cause républicaine et prend avec lui suffisamment de RINO, Trump peut échouer car ses autres électeurs n’auront pas assez de voix au Sénat. Si c’est le cas, ce seront les Never Trumpers qui auront le dernier mot.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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