Publié par Dreuz Info le 26 décembre 2020

Vœux de Noël 2020 aux Chrétiens de France, au nom des Israéliens Francophones.

Chers Amis, Sœurs et Frères Chrétiens,

Partout aujourd’hui, et non plus seulement en Orient, vous avez été, vous Chrétiens de France,  touchés au cœur même de l’action la plus sacrée de la messe qu’est l’eucharistie avec des attaques terroristes et par ailleurs, avec une indifférence d’état qui, pour raisons supposées sanitaires,  a tenté d’interdire purement et simplement les messes en églises… mais pas les grands-messes en grandes surfaces (le différentiel de TVA de 0 à 20% y est sûrement pour quelque chose, en dehors de la gestion souvent irrationnelle et pleine de contradictions de la crise Covid par la majorité des gouvernements à travers le monde).

Sur ce point, il faut préciser que le Christianisme en général, et le Catholicisme en particulier,  n’est pas une religion qui puisse se satisfaire d’être vécu uniquement dans l’intimité.

Religion doublant sa métaphysique d’un caractère historique jusqu’en son ADN, le Christianisme a directement participé à bâtir l’Histoire et aux heures de nécessaire résistance, il a le plus souvent, malgré des cas de trahisons, fait preuve d’héroïsme éthique en politique.

Bien que nous ressentions tous  un sentiment de dégoût et d’épuisement face à cette époque, nous ne sommes pas à la fin de l’Histoire. Fukuyama s’est prévisiblement trompé et seul Dieu lui-même pourrait se permettre de sonner la fin de la récré ou plutôt de l’Histoire  (“Nul n’en connait l’heure”) pour une ère messianique qui ne fait à ce jour sens que si on la maintient comme fenêtre ouverte sur l’horizon incertain et pleinement humain, mais dont chacun se rapproche du divin à son rythme et selon son propre niveau spirituel.

Et néamoins, il faut savoir qu’Il “se tient à la porte”.

Cette “mise en tension” qu’a provoquée la Bible avec, d’une part, une attente et d’autre part, une promesse, définie un temps propre à élever l’espèce humaine.   Cette étrange distorsion en laquelle nous sommes coincée entre doute et opportunité, urgence du salut et lente nécessité de bâtir le royaume, crée la temporalité par nature la plus adaptée à l’exercice de la pensée sous le régime des valeurs.

Il faut à la fois être pressé et faire preuve de précaution.

Pour autant, il ne s’agit pas d’un “en même temps” macroniste mais de se tenir à la pointe la plus haute des possibles.

Aussi, nous tenons à vous dire combien précieux sont les rites si socialement constructifs de votre religion – religion fille historique du judaïsme ayant par ailleurs bâtie par elle-même son indépendance- aidant les jeunes Chrétiens à trouver du sens dans un monde qui n’en a plus, et combien sont précieuses vos vies elles-mêmes orientées vers la seule et unique glorification de la Vie, et non de la mort comme en d’autres croyances qui, de fait, sont plus souvent des barbaries qu’autre chose, comme , l’a récemment rappelé Onfray citant un prêtre arménien.

Nous partageons le deuil de vos familles et communautés auxquelles nous présentons nos plus profondes condoléances, et nous savons votre souffrance, nous qui avons subi le terrorisme depuis le commencement d’Israël d’où ce message vous vient.

Et nous tenons aussi à affirmer le souhait de vous aider à surmonter cette épreuve que nous connaissons bien.

Aussi, nous pensons important, dans le contexte d’un clair risque guerre civile qui se dessine de manière toujours plus précise en France, de réaffirmer la prééminence et le droit fondamental d’une valorisation prioritaire du Christianisme en France. À ce sujet, je vous invite à réfléchir à la possibilité de faire officiellement déclarer le Christianisme comme “religion historiquement constitutive de l’identité française” afin de mieux en protéger la population et les lieux étant donnée l’islamisation, face à laquelle la laïcité, en tant qu’espace vide et nécessaire entre politique et religion, n’a pas “le feu de la foi” nécessaire à y faire face.

“Rien de grand ne s’est jamais accompli dans le monde sans Passion” disait

Hegel (dont la phénoménologie de l’Esprit reste par ailleurs une démarche

peu conciliable avec le véritable esprit biblique).

Mais pour le coup, il a dit juste.

Et en l’occurence, la juste passion à retrouver,  le contre-feu nécessaire à désislamiser la nation ne me semble pouvoir venir qu’en initiant un travail de prise de conscience, auprès des citoyens, concernant  les racines judéo-chrétiennes de la spiritualité nationale (et plus largement occidentale) occultée par “l’Homo Economicus et son discours” dominant hors-sol, lequel a cru pouvoir renvoyer tous les autres domaines majeurs de l’Humanité (anthropologie, philosophie,identité, religion, politique, métaphysique, psychologie des peuples etc.)  aux vestiaires de l’Histoire depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Ceci, en dehors du fait que se rapproche la question d’une résistance à la montée des violences, avec son inévitable corrollaire : “Que faire?”

Il est ici important de se souvenir que le Christianisme costitue EN SOI une tradition de résistance  à l’oppression.

…Et plus proche de nous dans le temps, on lira avec intérêt “Prêtres, Religieux et Religieuses dans la Résistance au nazisme 1940-1945” par Charles Molette, aux éditions Fayard.

Tout au long de l’histoire de France mais aussi de l’Occident, on remarque qu’il n’est pas un seul grand projet humanitaire, éducatif ou civilisationnel -comme aussi le développement des droits universels (bien que souvent pervertis par l’ONU) – qui n’ait son créateur, leader ou philanthrope chrétien pour le bien non seulement des siens mais aussi de tous.Ce qui faisait évoquer à Bernanos cette idée que là où est présent le Christianisme, les moeurs sont naturellement moins violentes par la sorte de bain culturel que le christianisme diffuse en son sein et autour de lui …tant que cela ne se corrompt pas en morale molle et renonçante (ou “moraline” dans les termes de Nietzsche).

Les états, les institutions et administrations, les communautes majoritaires comme minoritaires, les individus, qui tous en bénéficient, l’oublient trop souvent.

Aussi, la déchristiannisation entraine-t-elle dans son mouvement, une décivilisation, un peu à la manière dont une oeuvre peinte (ici, la civilisation) serait détruite en meme temps que l’on tenterait d’arracher son vernis final, lequel doit beaucoup de son éclat à la Chrétienté, c’est-à-dire à la profonde influence culturelle du Christianisme sur les sociétés, qui, inconsciemment, fit son effet jusqu’en la qualité des relations humaines au quotidien, y compris entre Non-Chrétiens vivant en des terres où reste encore un minimum d’influence chrétienne.

Il est temps pour les Chrétiens d’un Retour à Soi et d’en finir avec “l’idol-autrerie”, l’auto-culpabilisation et l’auto-flagellation, surtout face à une menace d’ampleur civilisationnelle.

Afin de vous quitter sur une note d’humour, j’ajouterai ceci:

Qui attend le retour du Christ – cette fois-ci en gloire – devrait sans doute se réjouir à l’idée que le  Christ – qui était trop exigeant pour mourir sans risques dans son lit –  descende enfin de la croix et renoue avec les valeurs d’une Sainte Ironie biblique de sorte que seule La Bête y soit clouée et à jamais oubliée (ou plutôt disparaisse dans un lac de feu, pour rester fidèle au texte de l’Apocalypse).

Car oui, la Justice véritable (qui correspond souvent à la légitimité des Valeurs opposée à la légalité formelle et instrumentale des puissants) a le droit et même le devoir de  gagner sur les simulacres de justice auxquels se soumettent si souvent les différents types de représentants supposés nous défendre, avec leurs compromis sans fin qui s’achèvent en compromissions et pire, en soumission.

Platon, Moïse et Jésus se retrouvent tous trois (et  nombre d’autres grandes figures à leur suite) en parfaite entente sur cette alignement de valeurs.

Et si toute civilisation est mortelle, la civilisation judéo-chrétienne est la plus apte – peut-être même la seule – à pouvoir ressusciter du tombeau universel qu’est la post-modernité et son relativisme absolu.

Vous êtes, vous Chrétiens, l’accomplissement de la Seconde (mais non secondaire) Alliance qui a donné âme à l’Occident. Que ceux qui en constituent le corps aujourd’hui endormi (les païens et post-modernes sans plus de projet pour leurs sociétés, du même coup proies faciles pour les terroristes) puissent se ressaisir grâce à vous et au renouveau de courage et d’espoir que vous leur apportez est sans doute la mission qui vous attend et nous permettra de communier dans notre souci partagé de devenir “Lumière pour les Nations”.

Daniel Fred Gandus

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